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EXPAT DE LA SEMAINE - Gwénola Cadot... dénicheuse de talents

Par Edouard Roux | Publié le 08/05/2019 à 09:30 | Mis à jour le 09/05/2019 à 06:38
Photo : Gwénola Cadot, créatrice de l'entreprise Moovandji (crédits Noémie Deveaux)
Gwénola Cadot

Arrivée à Istanbul en 2015, cette femme entrepreneure a créé Moovandji, véritable pépinière de talents. Portrait.
 

Au deuxième étage d’un petit café situé à Şişhane, à proximité d’une table surpeuplée de jeunes venus prendre un verre, Gwénola Cadot m’invite à m’asseoir. Mon calepin négligemment posé et ma veste câlinant le dossier de la chaise, elle m’indique une table dans le fond, à l’abris des regards volés et des voix curieuses. Et puis une autre, encore un peu plus loin. Non pas celle-là. Au bout de la quatrième, nous commençons.

Après six années chez Décathlon et quinze chez EDF dans différentes villes de France, Gwénola, pourtant satisfaite, rêve d’autre chose. « Dans mon dernier boulot, j’étais responsable d’un centre d’appel téléphonique. J’encadrais une équipe de 70 personnes, c’était un métier passionnant mais très tonique. J’ai toujours aimé me réinventer, m’investir dans de nouveaux projets, changer d’air » explique-t-elle.  

Le grand saut se fait en juillet 2015. « Je me suis installée avec mon mari et mes deux enfants à Istanbul et j’ai intégré l’association ‘Istanbul accueil’. En parallèle, je me suis inscrite à Via Pro et j’ai proposé mes services » dit-elle plein d’entrain. Cette nouvelle vie professionnelle commence bien.

Quelques mois plus tard, passionnée d’art et de découverte de talents, Gwénola participe en équipe au projet ‘Printemps des artistes’, ayant pour but de mettre en avant des artistes vivant sur Istanbul et de les faire connaître. Avec l’équipe, elle organise de A à Z, l’exposition, dont les bénéfices sont reversés en partie à deux actions caritatives. Bilan de l’opération ? « Ça a excellement bien marché ! À partir de là j’ai pu agrandir un peu plus mon réseau. » Plutôt pas mal donc…

La vie d’expatriée étant ce qu’elle est, Gwénola ne sait pas si cette nouvelle vie va continuer, jusqu’au jour où son mari prolonge d’un an son contrat. Une aubaine.  Elle explique avoir continué à travailler pour Via Pro, avec en tête l’idée de lancer son propre projet par la suite. C’est alors qu’elle décide de se faire accompagner par Solène Pignet, rencontrée dès son arrivée sur Istanbul, pour lancer son propre projet.

Quelques mois plus tard, une idée est retenue. Ça y est, Gwénola fonde sa propre entreprise, Moovandji. Le principe? « Connecter des professionnels à des jeunes dans différents domaines, allant de la cuisine à la vidéo en passant par le journalisme et l’illustration » dit-elle le regard passionné. Cette entreprise, Gwénola l’a fondée à l’image de sa personnalité : chaleureuse et altruiste. 

« Les jeunes ont tous du potentiel, du temps, des idées mais pas toujours la méthode pour réaliser leurs projets, du coup je voulais vraiment qu’avec Moovandji, ils deviennent acteurs de leurs envies » explique l’entrepreneure, ajoutant : « Le véritable projet de l’entreprise c’est de révéler leur passion, les pousser à prendre conscience de leur talent et qu’ils s’épanouissent…bien évidemment ! » 

En plus de ces ateliers, Gwénola organise des conférences, invitant des intervenants francophones et faisant participer des jeunes aux débats. Créé il y a presque dix mois, Moovandji gagne de plus en plus le cœur de la communauté francophone, preuve à l’appui avec l’école internationale (IICS) qui a fait appel à ses services pour des jeunes qui apprennent le français en deuxième langue.

Malgré cela, la cheffe d’entreprise souhaite toucher davantage de jeunes, et les amener à mener des projets avec des professionnels passionnés par leur métier. « Je réfléchis à développer davantage Moovandji auprès des écoles et des institutions, toucher un plus large public, anglophone, turc, et dupliquer ce modèle en dehors de la Turquie » dit-elle.

Qu’en est-il des jeunes une fois les ateliers terminés ? « Je ne les abandonne pas évidemment ! Je les suis, je regarde comment ils évoluent, c’est super important. Il faut continuer à les éveiller, qu’ils n’hésitent pas à pousser des portes, à sortir du cadre » martèle Gwénola.

Et des projets à venir ? L’organisation d’une exposition avec pourquoi pas un cocktail préparé par les jeunes des ateliers cuisine ?

En plus de cette initiative, Gwénola continue à élargir son panel en démarchant des professionnels aux parcours de plus en plus divers, comme un magicien ou un ingénieur du son par exemple.

Rien que ça…

 

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