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Connaissez-vous les larmes bleues et les marées rouges de Hong Kong ?

Par Marsha Gau | Publié le 24/03/2022 à 12:39 | Mis à jour le 24/03/2022 à 12:39
Photo : Mer fluorescente Photo@youtube
Mer fluorescente

La semaine dernière pendant le week-end, une lueur bleue fluorescente a été observée le long des côtes de Sai Kung, un phénomène connu sous le nom de "Blue Tears" qui s'est suivi quelques jours plus tard par une marée rouge que l'on continue à remarquer en bord de mer. Lepetitjournal.com vous explique ces phénomènes naturels, ce qui les provoque et s'ils sont nuisibles.

C'est au niveau du barrage du réservoir de High Island, Pak Lap Wan et à Po Pin Chau du côté de Sai Kung que ces lueurs bleues fluorescentes ont été observées la semaine dernière. À l'origine, un organisme unicellulaire appelé Noctiluca scintillans, qui la nuit fait émerger ces scènes bleues sur les bords de mer de Hong Kong. Également connue sous le nom de "mer d'étoiles" ou de "scintillement marin" le phénomène attire les "chasseurs de larmes" qui traquent ces lueurs bioluminescentes et capturent ces magnifiques scènes bleues éphémères qui émergent soudainement lorsque les vagues se cassent en bord de la mer. 

 

 

Bioluminescence bleue causée par la pollution de l'eau à Hong Kong

Le noctiluque, Noctiluca scintillans (du grec Nocti, la nuit, Luca, la lumière), est un plancton luminescent capable de rendre la mer phosphorescente, la nuit. Visible à l’œil nu, de la forme d'une petite bille d’environ 1 mm, le plancton est capable d’émettre de la lumière. De son nom en anglais Blue Tears, ces Noctiluca hypnotisantes d'apparence, sont du fait de la pollution de l'eau. Elles réagissent à de fortes concentrations d'azote et de phosphore présentes en abondance dans des produits chimiques de la pollution agricole et des eaux usées domestiques. 

En été, en cas de pullulation, il peut être responsable du phénomène des eaux rouges, il est inoffensif pour l’homme et la faune marine. Leur croissance près de la surface de l'eau peut venir appauvrir en oxygène les organismes marins et ce qui vient perturber l'écosystème.

Ces dernières années, les eaux de Sai Kung, Repulse Bay et Deep Water Bay ont vu leurs bords de mer illuminés par ces algues bioluminescentes.

 

Marée rouge Hong Kong
photo de marée rouge à Cheung Chau @youtube

Les "Blue Tears" sont liées aux marées rouges

Ces "larmes bleues" fluorescentes sont connues pour leur capacité de bioluminescence, rendant les eaux d’un bleu lumineux. Elles sont aussi cependant responsables de phénomènes à risque pour l’environnement ; elles forment en réalité une marée rouge diurne parfois toxique. Les marées rouges sont des efflorescences formées par des millions d'algues selon l'état de la mer, lorsque la température, les périodes d'ensoleillement et les courants marins sont propices. Cette pullulation se traduit généralement par une coloration de l'eau en rouge ou en brun dû aux pigments photosynthétiques dominants des cellules algales concernées. 

Depuis mardi dernier, les prélèvements montrent une amélioration de l'état de la marée rouge observée sur la plage de Turtle Cove à Tai Tam et la qualité de la mer sur les plages continue à être surveillé.

Du 12 au 14 mars, huit marées rouges ont été observées respectivement à Big Wave Bay Beach, Rocky Bay Beach, Middle Bay Beach, South Bay Beach, Repulse Bay Beach, Deep Water Bay Beach, Stanley Main Beach et Chung Hom Kok Beach, sur l'île de Hong Kong. Trois autres ont été observés respectivement dans le canal Tathong vers Lei Yue Mun, dans le port de Victoria près de Hung Hom et dans les eaux du sud de Hong Kong. Selon les résultats d'analyses, toutes ces marées rouges causées par Noctiluca scintillants ne sont pas toxiques, ces marées peuvent durer plusieurs jours et se dissipent naturellement lorsque le nombre et la densité des algues dans l'eau diminuent.

Le département de l'agriculture, de la pêche et de la conservation continue à surveiller de près la situation, en particulier sur les zones de pisciculture, dans lesquelles aucune anomalie n'a été observée chez les poissons.

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Marsha Gau

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Gourmande de profession, elle partage son regard biculturel sur les dernières tendances de Hong Kong
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Didier Pujol

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