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HISTOIRE - Sainte Barbara veille de nouveau sur Solec

La statue de Sainte Barbara a retrouvé sa place à l'angle des rues Solec et Ludna. Après avoir été démontée puis restaurée, la protectrice a repris sa veille sur les habitants du quartier qui y sont très attachés{mxc}

La statue de Sainte Barbara est de retour. Photo LPJ-Varsovie

Au fil du temps, la statue de Sainte Barbara, malgré les rénovations faîtes par les paroissiens de l'église de la Sainte Trinité avait pris une couleur vert-de-gris. Le Père Andrzej Przekazinski, le curé de la paroisse avec le soutien de la ville de Varsovie a décidé de rendre à la statue sa couleur originelle. Après 2 mois de restauration, la protectrice du quartier est réapparue, lundi dernier, la veille du jour de sa fête, immaculée comme aux premiers jours. La statue de Sainte Barbara se trouve à cet emplacement depuis le XVIème siècle, date à laquelle l'église du même nom lassée d'avoir fréquemment les pieds dans l'eau a souhaité prendre un peu de hauteur pour fuir les inondations. L'église a été démontée pour être rebâtie dans le quartier Ujazdowski. À son emplacement depuis ce moment-là se sont succédées au fur et à mesure des événements, les statues de la Sainte Patronne, la dernière en date a été réalisée en béton dans les années 20 dans l'atelier St. Wojciech de la rue Solec.


Powi?le-Solec, le commerce du sel était son royaume

Le Palais Symonowiczów projeté par Pierre Ricaud de Tirregaille. Photo LPJ-Varsovie

Avant la fondation de Varsovie, à partir du 11e siècle cette partie de Powi?le-Solec était réservée a des arrêts pour le commerce fluvial. Un peu plus tard, différentes marchandises descendaient la Vistule et notamment le sel (sól en polonais) extrait de Wieliczka dès le 13e siècle. On a retrouvé des traces d'entrepôts de sel édifiés au 16e siècle où il était stocké puis acheminé plus loin par la route. À cette époque s'est développée une bourgade du nom de Soleckim dont le marché était situé à l'emplacement du parking à côté de l'église de la Sainte Trinité. Les années ont passé et du commerce du sel, il ne reste que le nom de Solec. Les curiosités architecturales sont plutôt rares dans ce quartier populaire de Varsovie. Citons toutefois en plus de la Paroisse, le Palais Symonowiczów, ul. Solec 37 qui a été édifié en 1770 par un architecte français, Pierre Ricaud de Tirregaille, plus connu pour avoir projeté le Palais Mniszchów, occupé de nos jours par l'Ambassade de Belgique et dont une aile fait le bonheur de l'Institut Français. J.R. (www.lepetitjournal.com - Varsovie) mercredi 5 décembre 2007

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