

Saint-Laurent, le dernier film de Bertrand Bonello, a ouvert à Hong Kong la 43ème édition du French Film Festival. Gaspard Ulliel, qui y incarne un Yves Saint-Laurent sulfureux et mystérieux, avait fait le déplacement pour l'occasion. Dix ans après ses premiers succès, le "fiancé" du cinéma français accède enfin avec ce second biopic consacré à la vie du célèbre couturier au rôle "mature" qu'il attendait. Rencontre de notre édition locale.
Lepetitjournal.com Hong Kong - Bertrand Bonello vous a choisi assez vite pour le rôle d'Yves Saint-Laurent. Comment s'est passée votre rencontre avec le réalisateur?
Gaspard Ulliel - Bien que ce soit Bertrand Bonello qui m'ait contacté, j'ai dû le convaincre. De mon côté, j'ai tout de suite été emballé par le projet - j'attendais depuis longtemps un tel rôle. Nous nous sommes vus une première fois pour une séance de travail à partir d'un document de l'INA : une interview de Saint-Laurent que je devais reproduire. Mais très vite, nous avons travaillé une scène du script où il n'était plus question d'imitation mais d'interprétation. Je voulais nourrir mon personnage avec mon vécu, mes émotions. Bertrand Bonello a voulu un biopic s'affranchissant des codes du genre - ce film est plus libre et personnel. Il était important pour lui de trouver un acteur sur la même longueur d'onde.
Pierre Niney a été le premier à incarner Saint-Laurent dans le film de Jalil Lespert. Comment vivez-vous cette comparaison forcée avec l'acteur de la Comédie française ?
Je la vis plutôt bien. Evidemment, je me suis pas mal interrogé mais j'ai décidé que cela n'influencerait pas mon travail. Je n'ai d'ailleurs pas cherché à savoir comment Pierre Niney, de son côté, donnait vie à son Saint-Laurent. Lorsque j'ai découvert le film de Jalil Lespert, j'ai tout de suite compris que mon personnage et celui de Pierre Niney pourraient coexister. Je salue d'ailleurs la performance de Pierre Niney qui est brillant. Mais à son Saint-Laurent globalement bienveillant mon personnage apparaît plus profond et subtil... Lire la suite sur notre édition de Hong Kong




































