Édition internationale

Ebola en RDC : une nouvelle épidémie sans vaccin qui inquiète l'OMS

L’Organisation mondiale de la santé a déclenché une alerte sanitaire internationale face à une nouvelle épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Déjà 91 décès potentiellement liés au virus ont été recensés et près de 350 cas suspects signalés.

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Écrit par Manal Oumaline
Publié le 19 mai 2026

 

 

Ebola est une maladie virale très contagieuse qui provoque des fièvres hémorragiques, voire mortelles. Le virus se transmet d’abord à l’homme par contact avec des animaux infectés, tels que des chauves-souris ou des singes. La contamination entre humains se fait ensuite par contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade (sang, salive, vomissements, urine ou sueur). Les objets contaminés peuvent également transmettre le virus. Les symptômes apparaissent généralement entre 4 et 21 jours après l’infection. La maladie débute souvent par une forte fièvre, une fatigue intense et des douleurs musculaires avant d’évoluer vers des diarrhées, vomissements et parfois des hémorragies.

 

Une épidémie qui progresse dans l’est de la RDC

Le foyer principal de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC, dans une région frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Selon les autorités sanitaires congolaises, la majorité des personnes touchées ont entre 20 et 39 ans et plus de 60 % des cas concernent des femmes.

Le virus s’est déjà propagé au-delà de l’Ituri avec un cas confirmé à Goma, grande ville de l’est du pays. Deux décès liés à Ebola ont également été enregistrés en Ouganda chez des personnes revenues de RDC. L’OMS redoute une propagation rapide en raison des importants déplacements de population liés aux activités minières et des difficultés d’accès à certaines zones, encore aujourd'hui, contrôlées par des groupes armés.

 

Le Cambodge vigilant face à Ebola

 

Ebola, une souche rare sans vaccin ni traitement

La souche responsable de l’épidémie actuelle est appelée Bundibugyo. Plus rare que la souche Zaïre, elle n’avait jusqu’ici provoqué que deux grandes épidémies dans le monde, en Ouganda en 2007 et en RDC en 2012. Contrairement aux vaccins anti-Ebola déjà existant, qui ciblent principalement la souche Zaïre, aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’existe aujourd’hui contre cette variante.

Les spécialistes craignent donc une propagation rapide de cette 17e épidémie d’Ebola recensée en RDC. Depuis la découverte du virus en 1976, le virus Ebola a fait plus de 15.000 morts en Afrique.


 

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