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Présidentielles 2027 : les Français de l’étranger peuvent-ils voter pour la primaire de la gauche ?

La primaire de la gauche pour les élections présidentielles de 2027 accueille 5 candidats. Alors que le premier tour est organisé les 9 et 10 octobre 2026, les Français de l’étranger peuvent-ils eux aussi voter pour la primaire de la gauche ?

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Écrit par La Rédaction
Publié le 1 octobre 2026, mis à jour le 2 octobre 2026

 

 

 

À l’approche des élections présidentielles de 2027, plusieurs partis de gauche en France organisent une primaire au mois d’octobre 2026. Le vote se fera en ligne, du vendredi 9 octobre à 8h du matin (heure de Paris) au samedi 10 octobre à 20h (heure de Paris). 

Le vote pour la primaire de la gauche est ouvert à tous sans se déplacer. Mais attention, les adhésions ou participations financières pour voter au premier tour de la primaire se clôturent le 5 octobre 2026. Après cette date, il ne sera plus possible de voter au premier tour de la primaire. Les Français expatriés et vivant à l’étranger peuvent-ils eux aussi voter pour cette primaire ? 

 

Certains pays mettent en place des points de vote physique

 

Un vote en ligne ouvert aux Français de l’étranger 

Les Français, où qu’ils soient dans le monde, peuvent voter pour la primaire de la gauche puisque le vote est 100% en ligne. Pas besoin de se déplacer, tout se fait sur internet. Il y a quand même quelques critères pour accéder au vote. Certains pays mettent en place des points de vote physique. Du matériel et une connexion internet sont mis à disposition. Il s’agit de la Suisse, en Belgique et “probablement en Espagne” selon la Fédération des Français à l'étranger du Parti socialiste. “Les pays seront communiqués aux personnes inscrites, avec adresse et horaires. Si de nombreuses demandes locales nous arrivaient, nous en ouvrirons d'autres.” précise-t-elle. 

 

Faut-il être inscrit au registre consulaire pour participer à la primaire  ? 

Il n’est pas obligatoire d’être inscrit au registre consulaire du pays de résidence. Les adhérents de nos partis politiques, qu'ils soient Français ou non, peuvent participer s' ils sont à jour de cotisation. L'ensemble des personnes s'intéressant au choix de notre candidat peuvent également s'inscrire sur une plateforme pour pouvoir voter, moyennant une participation financière de 15 euros (10 euros en cas de difficultés financières) avant le 05 octobre 23h59. 

 

 

Le vote est personnel et secret et aucun vote par procuration n’est autorisé.

 

 

voter à la primaire de gauche quand on est français de l'étranger

 

 

Comment voter pour la primaire de la gauche depuis l’étranger ? 

Le vote est donc électronique, uninominal à deux tours. Le site précise qu’il est personnel et secret et qu’aucun vote par procuration n’est autorisé.

Le votant reçoit ses identifiants et mot de passe personnels par mail le jeudi 8 octobre 2026. Deux mails seront envoyés séparément. Il est possible de voter à distance ou dans des points de vote physiques “équipés d’une tablette dans un isoloir” selon le site. La liste de ces points de vente est communiquée prochainement. 

Les étapes de vote pour la primaire de la gauche sont accessibles ici 



 

Qui sont les candidats à la primaire de la gauche ? 

Cinq candidats participeront à la primaire de la gauche pour les élections présidentielles de 2027 : Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj pour le Parti socialiste, Raphaël Glucksmann pour Place Publique et Olivier Maurel pour Gauche Républicaine et Socialiste.

 

Une tribune de Guillaume Horn nous a ét parvenue sur la primaire de la gauche :  "Françaises et Français d’ici et d’ailleurs, la primaire socialiste nous engage. Le Parti socialiste et ses partenaires organisent une primaire pour désigner une candidature de la gauche socialiste et démocratique à l’élection présidentielle. Nous pourrions penser que ce choix nous concerne moins parce que nous vivons à l’étranger. Pourtant, il nous engage. Nous vivons précisément ce que l’Europe rend possible, mais aussi ce qu’elle ne protège pas encore assez. Nous sommes Européens de fait avant même d’être Européens de discours. Nous savons ce que signifie dépendre de droits construits par plusieurs niveaux de décision, travailler entre plusieurs langues et plusieurs administrations, vivre entre plusieurs histoires et plusieurs mémoires. Voilà pourquoi cette primaire nous concerne. Elle ne doit pas être une simple consultation destinée à départager des ambitions ou à solder des équilibres internes. Elle est pour nous l’occasion de dire quelle Europe nous voulons. Notre voix est d’autant plus nécessaire que les nationalismes progressent et que les libéraux prétendent encore confondre le marché avec le destin commun. L’Europe n’est pas seulement une monnaie, un marché ou une addition de traités. Elle est le legs d’une longue réflexion politique. Victor Hugo avait imaginé l’union des peuples par-delà les États. Après 1945, elle devint l’un des instruments de reconstruction d’un continent ruiné par la guerre. Avec François Mitterrand et Helmut Kohl, elle trouva ensuite un moteur politique à travers le couple franco-allemand. C’était le temps où l’Europe avançait parce qu’elle portait encore une promesse historique. Cette promesse est aujourd’hui menacée. En France, les errances d’un président qui s’est rêvé faiseur d’assemblées ont fragilisé la parole française. En Allemagne, l’extrême droite progresse. Au cœur même de l’Europe, les digues travaillent et les certitudes reculent. Le danger tient aussi à l’épuisement politique du projet européen. L’Europe libérale n’est pas toute l’Europe : elle en est une version appauvrie. Elle a trop longtemps réduit ce projet à la concurrence, aux normes, aux lobbies et à la circulation des capitaux. Elle a parfois oublié les travailleurs, les binationaux, les services publics, les familles et les classes populaires. Elle a donné à beaucoup le sentiment que l’Europe parlait d’eux de très loin, dans une langue abstraite, presque étrangère à leur vie. Mais ce n’est pas l’Europe qu’il faut abandonner. C’est cette conception de l’Europe qu’il faut dépasser. L’Europe ne peut pas être seulement celle des trains Thalys, des cabinets de conseil et des couloirs bruxellois. Elle est aussi celle des langues, des cultures, des mobilités humaines et des frontières traversées. À Barcelone, nous la vivons au quotidien, dans nos démarches, nos métiers et nos familles. Depuis toujours, elle est autant un espace vécu qu’une mémoire : une longue caravane humaine, traversée par les peuples de la Méditerranée comme par ceux du Nord, qui y ont laissé leurs histoires et leurs héritages. L’Europe n’a donc pas besoin de moins de politique, mais d’une autre politique. La gauche aurait tort de laisser cet espace à d’autres. Elle aurait tort d’accepter que le débat européen oppose seulement les libéraux aux nationalistes. Entre le marché comme horizon et le repli comme programme, il existe une voie socialiste : celle d’une Europe populaire, sociale et démocratique, capable de protéger sans effacer les nations et de compléter l’action des États sans les dissoudre. Le Parti socialiste est historiquement lié à l’idéal européen. Il porte le combat des libertés publiques, de la paix, des mobilités, du travail, de la protection sociale et de la coopération entre les peuples. Il sait que les États, seuls, ne peuvent répondre aux géants américains et asiatiques. Mais il doit aussi rappeler que l’Europe ne peut se construire au-dessus des nations, loin des territoires et hors du contrôle démocratique.C’est cet espace politique qu’il faut rouvrir. Il ne suffit plus de dire que nous sommes Européens. Encore faut-il dire quelle Europe nous voulons. Une Europe libérale, qui accompagne les déséquilibres du monde ? Une Europe technocratique, qui administre sans entraîner ? Une Europe morale, qui proclame sans protéger ? Ou une Europe populaire, capable de redonner aux citoyens le sentiment qu’ils ne sont pas les sujets d’une construction lointaine, mais les acteurs d’un destin commun ? Voilà pourquoi la primaire socialiste compte. Elle doit permettre de rappeler que le socialisme français a encore quelque chose à dire au continent et à apporter à son histoire. L’Europe ne sera forte que si elle devient populaire. Françaises et Français, d’ici et d’ailleurs, participer à cette primaire, ce n’est pas seulement choisir une candidature. C’est choisir une orientation. C’est dire que l’Europe mérite mieux que l’impuissance organisée, mieux que le marché comme horizon, mieux que la peur comme programme. C’est demander à la gauche de reprendre la parole sur l’Europe, pour la transformer concrètement." 

 

 

Primaire de la gauche, et après ? 

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second vote est organisé. Seuls les deux candidats arrivés en tête au premier tour y participent. Le cas échéant, ce second tour aura lieu les 16 et 17 octobre 2026. La date limite pour adhérer et ainsi voter au second tour est le 12 octobre 2026. Les votes seront ouverts du vendredi 16 octobre à 8 h jusqu’au samedi 17 octobre à 20 h, toujours heure française. 

 

La France et les Français de l’étranger : un lien unique mais encore imparfait ?


 

Fin octobre ou début novembre sera organisée l’investiture du candidat vainqueur de cette primaire. Les autres partis signataires de cette primaire s’engagent à le soutenir pour l’élection présidentielle de 2027. 

 

 

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