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PVT 2027 : Canada, Australie… quelle destination choisir face aux nouvelles règles ?

Le Permis Vacances-Travail (PVT) reste une aspiration majeure pour des milliers de Français, mais partir en PVT en 2027 demande plus de préparation que jamais. Entre la saturation des quotas dans certaines destinations et le durcissement des politiques migratoires, bien choisir son pays est devenu un défi stratégique. Éclairage avec Julie Meunier, cofondatrice de pvtistes.net, pour décrypter les tendances et éviter les pièges.

Voyageur tenant un passeport et une carte d’embarquement dans un aéroportVoyageur tenant un passeport et une carte d’embarquement dans un aéroport
Le PVT permet de partir vivre et travailler à l’étranger, sous réserve des conditions propres à chaque destination
Écrit par Margaux Lamy
Publié le 16 octobre 2026

Le plus dur, ce n’est pas toujours de faire sa valise, mais de choisir où la poser. Chaque année, plus de 40 000 Français s’interrogent sur la destination à privilégier pour leur Permis Vacances-Travail.

 

 

Le PVT : un visa de liberté plus convoité que jamais

Le Permis-Vacances-Travail est un visa permettant aux jeunes de séjourner dans un pays partenaire pendant plusieurs mois, tout en ayant la possibilité d’y travailler.

Pour les Français, il est généralement accessible de 18 à 30 ans. Quatre destinations repoussent la limite d’âge à 35 ans : le Canada, l’Australie, l’Argentine et la Corée du Sud.

 

Pour en bénéficier, il faut posséder un passeport français valide et respecter les conditions d’admission du pays choisi. Selon la destination, les candidats peuvent également devoir justifier de ressources financières suffisantes, souscrire une assurance ou fournir d’autres documents. 

 

Les conditions d’accès et la durée du séjour autorisé varient d’un pays à l’autre.
Au total, les Français peuvent choisir parmi 15 destinations : l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, la Corée du Sud, l’Équateur, Hong Kong, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Taïwan et l’Uruguay.


Le PVT : un visa de liberté plus convoité que jamais

 

Selon Julie Meunier, la cofondatrice de pvtistes.net, l’un des principaux atouts du dispositif est la liberté qu’il offre : « En PVT, on a le droit de voyager et de travailler, mais en fait, les gens font ce qu’ils veulent, explique cette dernière, interrogée par la rédaction. »

 

 

Cette flexibilité attire des profils bien différents. Si les candidats ont souvent autour de 25 ans, certains partent dès leurs 18 ans pour prendre le temps de réfléchir à leur avenir. D’autres profitent d’une année de césure après leurs études, tandis que des actifs choisissent de faire une pause dans leur carrière. « On peut réaliser plein de projets différents et forcément, ça multiplie le nombre de gens que ça intéresse », souligne Julie Meunier. 

De ce fait, les demandes montent en flèche et trois destinations anglophones sont dans le viseur.


Le trio Canada, Australie, Nouvelle-Zélande : des destinations victimes de leur succès

 

Pour 2027, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Canada devraient conserver leur popularité. Ce dernier pays reste particulièrement prisé, notamment pour Montréal, où la présence d’une communauté francophone facilite les premiers pas. Pourtant, le précieux visa est devenu un véritable défi.

Pour obtenir un PVT au Canada, les candidats doivent d’abord s’inscrire en ligne et attendre d’être tirés au sort. Ce système se distingue de celui de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Les candidats invités peuvent ensuite déposer leur demande de permis, mais encore faut-il avoir la chance de recevoir une invitation.

 

Cette année, il ne restait que 95 places pour 21 803 candidats au PVT Canada, selon Julie Meunier.

 

Julie Meunier atteste : « Des gens m’ont déjà dit : “Non, je ne m’inscris pas au Canada parce que c’est impossible de l’avoir. J’ai la flemme.” ». Sur les réseaux sociaux et les forums en ligne, de nombreux Français témoignent de démarches administratives parfois fastidieuses et partagent quelques conseils. « Quand les personnes sont enfin sélectionnées, elles ne veulent pas se tromper », explique Julie Meunier. 

 

 

Il faut faire attention à ne pas trop rêver d’un Eldorado pour l’Australie

 

L'illusion australienne : pourquoi il faut se méfier des réseaux sociaux

L’Australie attire, elle aussi, de nombreux Français. Selon la cofondatrice de pvtistes.net, environ la moitié des Français qui partent chaque année en PVT choisissent ce pays, soit environ 20 000 personnes. Sur les réseaux sociaux, certains internautes affirment qu’il est facile de trouver du travail. Selon leurs dires, les heures sont mieux rémunérées qu'en France. 

Julie Meunier tient tout de même à rappeler : « Il faut faire attention à ne pas trop rêver d’un Eldorado pour l’Australie. Des personnes arrivent dans le pays et finissent par être déçus, parce que ce n’est pas comme sur les réseaux sociaux. Après trois semaines, ils finissent par rentrer. » Ce rêve australien commence tout de même à être nuancé.

 

2027 : vers un durcissement des conditions d'accès en Australie

En Australie, plusieurs annonces ont suscité des inquiétudes chez les futurs Pvtistes, notamment concernant le coût du visa et les délais de traitement. 

Avant, il était possible d’obtenir son visa en quelques minutes, désormais, certains candidats doivent désormais patienter plusieurs mois. Ce ralentissement intervient dans un contexte d’évolution de la politique migratoire australienne.

Par ailleurs, le 16 septembre 2026, le gouvernement a annoncé qu’un système de tirage au sort allait prochainement être mis en place pour limiter le nombre de pvtistes qui restent en Australie une deuxième ou une troisième année. 

Selon pvtistes.net, en 2025, l’Australie a comptabilisé 31 000 pvtistes en 3e année, toutes nationalités confondues. Le gouvernement souhaiterait ramener ce nombre à 5 000 pvtistes. Un changement drastique.

 

Et le PVT en Nouvelle-Zélande ?

La Nouvelle-Zélande complète ce trio de tête. Deux fois plus petite que la France métropolitaine, elle attire également les candidats au PVT. Sur les groupes Facebook consacrés aux expatriés et aux voyageurs, les annonces sont nombreuses : certains recherchent un emploi, tandis que d’autres proposent du covoiturage.

 

 

Les Pvtistes reviennent souvent bouleversés par ce voyage

Sortir des sentiers battus : le Japon, la Corée et l'Amérique du Sud comme alternatives
 

Derrière les destinations historiques, le Japon et la Corée du Sud suscitent un intérêt croissant. Leur popularité pourrait encore progresser en 2027.

 

«La popularité de leur culture contribue à cet engouement, notamment auprès des amateurs de mangas, de K-pop et de J-pop. Toutefois, on est quand même loin des trois pays anglophones, parce que historiquement, les gens ont envie de parler anglais », atteste la cofondatrice de pvtistes. 

« Par ailleurs, la langue peut constituer un frein pour certains voyageurs, qui craignent de ne pas réussir à trouver un emploi ou à s'intégrer sans maîtriser le japonais, le coréen ou le mandarin, rapporte-t-elle. Il y a beaucoup de gens qui se disent : “Je n’arriverai jamais” », admet Julie Meunier.

Le Brésil et l’Argentine figurent aussi parmi les pays consultés, mais leurs popularités restent moindres. La langue, le manque de repères et les perspectives salariales peuvent expliquer pourquoi elles attirent moins de candidats. Le Brésil dispose, par exemple, de 500 places annuelles pour les Français. Selon Julie Meunier, ce quota est rarement atteint. 

« Les personnes qui partent en PVT dans ces pays ne reviennent pas forcément riches financièrement, mais plutôt riches de cette expérience humaine. Elles reviennent souvent bouleversées par ce voyage », souligne la cofondatrice de Pvtistes.net.

 

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