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Fraude publicitaire : la France, bon élève d’un monde sous pression

Les chiffres sont sans appel, la fraude publicitaire continue de grimper à l’échelle mondiale. Pourtant, dans ce paysage numérique sous tension, la France fait exception. C’est ce que révèle la 20e édition du Rapport sur la qualité des médias publiée par Integral Ad Science.

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Photo de Milan van Kessel sur Unsplash
Écrit par Liz Fredon
Publié le 27 mai 2025

 

En 2024, les campagnes non protégées ont enregistré un taux de fraude de 10,9 %, un pic jamais atteint depuis quatre ans. À titre de comparaison, c’est 15 fois plus élevé que pour les campagnes équipées de solutions anti-fraude, dont le taux descend à 0,7 %. Les outils de protection sont alors toujours d’actualité face à des attaques de plus en plus sophistiquées. C’est ce que révèle la 20ᵉ édition du Rapport sur la qualité des médias publiée par Integral Ad Science (IAS).

 

Multiplication des contenus problématiques sur le web

Mais la fraude n’est pas le seul enjeu. Le rapport pointe également une augmentation inquiétante des contenus problématiques, comme des discours haineux, un langage offensant, des sujets controversés... La proportion de contenus dits "à risque" a bondi de 72 % en un an. Une tendance qui complexifie le travail des annonceurs soucieux de préserver leur image de marque.

 

En termes de visibilité, la vidéo continue sa percée

Côté visibilité, les taux se stabilisent dans le monde. À noter que la vidéo sur ordinateur atteint un record de 83,9 %, reflet de son ancrage dans les usages. Face à cette saturation, les annonceurs se tournent désormais vers des métriques plus fines, comme l’attention (clics, durée d’exposition, mouvements oculaires…).

 

Et en France ? La résistance s’organise avec de faibles taux de fraude 

La bonne nouvelle est que la France échappe à la tendance mondiale. Les taux de fraude y restent faibles, notamment sur ordinateur avec 1 % pour le display, 0,7 % pour la vidéo et un quasi sans-faute sur mobile, autour de 0,2 %. Les performances en visibilité sont elles aussi au-dessus de la moyenne, avec 90 % de visibilité pour la vidéo sur ordinateur et 85,2 % sur mobile (dépassant largement les moyennes mondiales !).

Quant à la brand safety, le marché français demeure l’un des plus sûrs au monde. Les contenus haineux y sont deux fois moins présents que la moyenne mondiale, même si la vigilance reste de mise sur les sujets sensibles comme la violence ou les contenus controversés. En résumé, si la publicité digitale mondiale fait face à une hausse marquée de la fraude et des risques réputationnels, la France tire son épingle du jeu grâce à des campagnes optimisées, une bonne visibilité et une maîtrise des contenus sensibles. À surveiller de près, mais de bon augure pour les annonceurs tricolores. 

 

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