Édition internationale

CLIMAT – Paris, point chaud de l’environnement

500 scientifiques étudient cette semaine le 4e rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Ce travail sur 6 ans a mobilisé 2.500 scientifiques qui doivent établir les prévisions concernant le réchauffement de la planète sur les cinq ans à venir

Le rapport du GIEC vise à alerter sur les dangers de plus en plus précis qu'entraîne le réchauffement climatique (photo AFP) 

Les icebergs s'effondrent, les ours blancs ne savent plus où aller? La température de la Terre a augmenté de 0,8° depuis 1900 et elle devrait s'accroître de 2° à 4,5° d'ici 2050. Le niveau moyen de la mer devrait par ailleurs augmenter de 9 à 88 cm entre 1990 et 2100. C'est chaud comme situation !
De fait, sous la tutelle de l'ONU, les scientifiques du Groupe d'experts international sur l'évolution du climat (GIEC) font cette semaine le point sur leurs connaissances concernant les questions clés du réchauffement de la planète. Réunis à Paris dans la maison de l'UNESCO, ils planchent sur leur 4e rapport jusqu'à vendredi, date à laquelle ils rendront leurs prévisions pour les cinq prochaines années.
Ce rapport a sollicité la participation de 2.500 scientifiques sur une durée de 6 ans. Des débats entre les scientifiques et les représentants gouvernementaux sont organisés toute la semaine afin de rendre le discours des scientifiques plus lisibles. Le but du rapport est de déterminer concrètement ce qui est à prévoir au niveau environnemental dans les années à venir. Reste ensuite à savoir si chaque citoyen se sent prêt à faire des efforts pour l'avenir de la planète.
GIEC, producteurs de rapports
Selon un sondage TNS Sofres pour Pèlerin paru hier, 93% des Français seraient prêts à trier leurs déchets, 86% à diminuer leur consommation d'énergie et 61% à utiliser d'autres moyens de transport que la voiture.
Créé en 1988 à la demande du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie), le GIEC travaille sous l'égide de l'ONU et du PNUE (programme des Nations Unies pour l'environnement). Il a publié en 1992, la convention de l'ONU sur le changement du climat. En 1995, son second rapport a servi de base à la création du protocole de Kyoto, en 1997. Le dernier, en 2001, a confirmé le rôle des activités humaines dans le réchauffement planétaire.
Jacques Chirac compte profiter de la venue des scientifiques du GIEC pour organiser une conférence internationale sur l'environnement qui se tiendra jusqu'au 3 février.
Ophélie GIMBERT (lepetitjournal.com) 30 janvier 2007

NouvelObs, Climat : les pays les plus pauvres sont les plus menacés
20minutes, "Le réchauffement ne touchera pas toutes les zones de la même manière"

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