Après 12 ans de négociations, Phnom Penh et Washington concluent un accord aérien. Vols directs, investissements et commerce pourraient connaître une nouvelle dynamique.


Le Cambodge et les États-Unis ont conclu un accord aérien après douze années de négociations, ouvrant la voie à l’établissement de vols directs entre les deux pays. Washington s’engage également à investir dans le plus grand aéroport du Cambodge afin d’améliorer la connectivité.
L’accord dit « Open Skies » a été finalisé lors de la visite à Phnom Penh de Hunt VanderToll, secrétaire adjoint délégué américain aux affaires d’Asie de l’Est et du Pacifique.
Selon un message publié le 5 juin par l’ambassade des États-Unis sur le réseau X (anciennement Twitter), Hunt VanderToll a échangé avec plusieurs hauts responsables cambodgiens, dont les vice-Premiers ministres Prak Sokhonn, Tea Seiha et Sun Chanthol, ainsi que Mao Havannall, ministre en charge du Secrétariat d’État à l’aviation civile. Les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la sécurité régionale et la coopération économique.
Selon l’ambassade, cet accord devrait « stimuler l’aviation commerciale, le tourisme et le commerce après 12 années de négociations ».
Des perspectives économiques et touristiques renforcées
Sun Chanthol a également souligné l’importance de cet accord sur sa page Facebook. « Les deux nations nourrissent de fortes attentes quant à l’impact des vols directs, qui devraient accroître les investissements américains au Cambodge, renforcer le commerce bilatéral et stimuler le tourisme ainsi que le trafic de passagers », a-t-il déclaré.
Sun Chanthol, également premier vice-président du Conseil pour le développement du Cambodge, a présenté au responsable américain les perspectives économiques du pays, ainsi que les opportunités d’investissement, notamment dans les grands projets d’infrastructures prévus dans le Plan directeur global du système de transport intermodal et logistique 2023-2033. Ce programme nécessite un investissement estimé à 36,6 milliards de dollars.
Il a également indiqué que les échanges commerciaux bilatéraux ont connu une progression constante. Le Cambodge maintient sa part de marché aux États-Unis depuis la signature de l’accord sur le commerce réciproque, dont il a été le premier signataire.
Un soutien américain aux infrastructures cambodgiennes
Selon Sun Chanthol, Hunt VanderToll a réaffirmé la volonté des États-Unis de renforcer leur coopération avec le Cambodge afin de promouvoir la paix régionale, la transparence économique, la modernisation des infrastructures et l’augmentation des investissements américains dans le pays.
Sur le plan des infrastructures, la Société américaine de financement du développement international (IDFC) a validé un investissement destiné à l’aéroport international Techo. D’après l’Overseas Cambodian Investment Corporation (OCIC), principal investisseur du projet, l’IDFC s’est engagée à hauteur de 100 millions de dollars pour soutenir le développement des infrastructures aériennes cambodgiennes.
Pour en savoir plus : 100 millions USD pour soutenir le futur de l'aéroport Techo de Phnom Penh
Cet accord apparaît comme une lueur d’espoir, alors que le tourisme international a chuté de 46 % au cours des quatre premiers mois de 2026 par rapport à l’année précédente. On comptait 80 300 ressortissants américains (en diminution de 11,5 %), les États-Unis étant la troisième nation pourvoyeuse de touristes pour le Royaume.
Pour en savoir plus : La dégringolade du tourisme international au Cambodge
Source Cambodianess, qui a permis la traduction de cet article et ainsi de le rendre accessible au lectorat francophone.
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