Quatre partis opposés à la réforme constitutionnelle au Cambodge

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 04/08/2022 à 06:24 | Mis à jour le 04/08/2022 à 12:12
Photo : Le président du Grassroots Democratic Party, Yeng Virak, a déclaré le 21 juillet que le groupe de travail de l'Assemblée nationale avait reçu leur pétition. Photo par Lay Sopheavatey
rassroots Democratic Party president Yeng Virak said on July 21 that the National Assembly working group had received their petition. Photo by Lay Sopheavatey

Quatre partis d’opposition se sont unis pour faire savoir à l'Assemblée nationale cambodgienne qu'ils ne soutiennent pas les amendements à la Constitution demandés par le gouvernement.

 

 

Selon le ministère de la Justice, ces amendements combleraient les lacunes de la Constitution afin d'assurer la stabilité politique après une élection mais avant la mise en place d'un nouveau gouvernement.

 

La Constitution actuelle stipule que le parti disposant de la majorité des sièges sera invité à former un gouvernement. La révision souhaite que cette charge revienne au parti ayant le plus de sièges, même s'il n'a pas la majorité absolue.

 

Le président du Grassroots Democratic Party, Yeng Virak, a déclaré le 21 juillet que le groupe de travail de l'Assemblée nationale avait reçu leur pétition.

 

Nous ne soutenons pas l'amendement et nous demandons à l'Assemblée nationale de ne pas l'approuver.

Il a également demandé que le processus de révision soit accéléré.

 

La pétition affirme que les amendements portent atteinte au principe du pluralisme politique parlementaire et que le régime parlementaire serait affaibli si la Constitution était modifiée.

 

Depuis sa création en 1993, la Constitution a déjà fait l'objet de neuf amendements.

Le neuvième amendement datant de la fin de l'année 2021 a déterminé que les quatre principaux dirigeants du Cambodge - le premier ministre et les présidents du Conseil constitutionnel, du Sénat et de l'Assemblée nationale - doivent avoir la seule nationalité khmère.

 

Ce changement a été considéré comme un moyen d'empêcher les principaux opposants politiques du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) dissous de participer aux futures élections. Sam Rainsy et Mu Sochua, respectivement président et vice-président par intérim du CNRP, possèdent tous deux une double nationalité.

 

 Lay Sopheavatey

 

Avec l'aimable autorisation de Cambodianess, qui a permis de traduire cet article et ainsi de le rendre accessible au lectorat francophone.

 

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Raphael Ferry

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