Alors que les relevés officiels font état d’une pollution légère à Phnom Penh, les données issues de réseaux indépendants dessinent une situation plus préoccupante. Face à ces évaluations divergentes, les établissements scolaires français de la capitale ont choisi d’appliquer des mesures de précaution pour limiter l’exposition des élèves.


Selon les relevés publiés par le Ministère de l’Environnement du Cambodge, l’indice de qualité de l’air mesuré à 11 heures à Phnom Penh s’établissait à 79. Cette valeur place la capitale dans la catégorie de la pollution dite légère, identifiée par la couleur verte sur l’échelle nationale.
Dans cette tranche, comprise entre 51 et 100, la qualité de l’air est considérée comme globalement satisfaisante. Les autorités indiquent qu’il est possible de poursuivre les activités extérieures et les déplacements normalement, tout en recommandant une vigilance accrue pour les personnes sensibles. « Les individus ayant des réactions allergiques mineures devraient réduire le temps passé lors d’activités en plein air », précise le ministère.

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Une évaluation plus alarmante des réseaux indépendants
Ce matin, les données diffusées par la société suisse IQAir dressaient un tableau nettement différent. L’indice affiché atteignait 153, un niveau classé en zone rouge, correspondant à une qualité de l’air nocive pour la santé. Cette divergence souligne les écarts persistants entre les systèmes de mesure et les méthodes de calcul déjà constatés l 'année dernière et alimente les interrogations sur l’exposition réelle des habitants aux particules fines.

Les écoles françaises appliquent le principe de précaution
Les établissements scolaires français de la capitale ont opté pour des mesures préventives. Le Lycée René Descartes, situé à Daun Penh, a suspendu toute activité sportive en extérieur et demandé aux élèves d’éviter de courir durant les récréations, afin de limiter l’inhalation de particules en suspension.
De son côté, l’École française internationale a activé son protocole sanitaire interne. Celui-ci permet d’ajuster l’exposition des élèves en fonction des pics de pollution observés, avec un recours systématique aux espaces intérieurs lorsque les seuils critiques sont franchis.
Dans un contexte où les sources de mesure ne convergent pas toujours, ces décisions illustrent une approche prudente, privilégiant la protection des élèves en attendant une amélioration durable de la qualité de l’air.
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