Dimanche 7 mars 2021
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Les ongulés sauvages menacés, même dans les sanctuaires

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 17/01/2021 à 09:32 | Mis à jour le 18/01/2021 à 01:24
Photo : WWF
Cerf Cambodge

Les Ministère de l'Environnement du Cambodge et le WWF révèlent que les populations d’ongulés sauvages ont subi un déclin spectaculaire au cours de la dernière décennie.

 

La chasse et le braconnage

Un rapport conjoint du ministère de l'Environnement et du WWF sur les ongulés publié le 15 janvier révèle que leurs populations dans les sanctuaires de Srepok et de Phnom Prich ont subi un déclin spectaculaire au cours de la dernière décennie malgré les efforts déployés par le ministère de l'Environnement, du WWF et d’autres partenaires 

Les résultats d'un programme décennal (2010-2020) de surveillance des ongulés dans les deux réserves naturelles ont montré que les populations de bantengs, de muntjacs et de porcs sauvages ont diminué respectivement de 72 %, 52 % et 18 % par rapport aux estimations de base 2010-2011.

Les efforts de surveillance ont également documenté des taux de rencontre très faibles du cerf de Eld, du gaur et du sambar, et suggèrent que seules des populations réduites et fragmentées de ces espèces d'ongulés vivent encore en liberté.

"Les taux de déclin mis en évidence dans le rapport sont un signal d'alarme pour nous tous, mais nous offrent une occasion unique d'inverser les tendances à la baisse", déclare S.E. Neth Pheaktra, secrétaire d'État et porte-parole du ministère de l'environnement. Il a ajouté que le déclin aurait pu être pire si des actions n’avaient pas déjà été prises comme les patrouilles inlassables des communautés et des gardes forestiers du département provincial de l'environnement.

Il a aussi noté que bien que le déclin des ongulés ait été observé dans les sanctuaires de faune de Srepok et de Phnom Prich, les effectifs de la population de certaines de ces espèces d'ongulés ont augmenté ou sont stables dans certaines autres zones protégées.

Le Cambodge n'est hélas pas une situation unique. Les populations d'animaux sauvages ont diminué en moyenne de 68 % à l'échelle mondiale au cours des 50 dernières années.

La chasse, le braconnage et les pièges, pour alimenter  le commerce illégal d'animaux sauvages, sont les principales causes de la grave diminution des espèces d'ongulés dans les sanctuaires de Srepok et de Phnom Prich au Cambodge.

Gaur Cambodge
WWF
​​​

Il est urgent de trouver des solutions innovantes et sans précédent pour inverser le déclin.

Bien que le rapport montre que la situation est critique, il y a encore de l'espoir pour sauver ces espèces de l'extinction. Mais sans actions immédiates et innovantes , la biodiversité continuera de décliner rapidement et finira par disparaître.

M. Seng Teak, directeur national du WWF, affirme qu'il n'est pas trop tard pour faire la différence. Mais il nous faut commencer dès maintenant et à tous les niveaux, et prendre des mesures de conservation collectives immédiates.

"Les conclusions scientifiques du rapport mettent en évidence le besoin urgent de solutions globales et innovantes pour inverser le déclin de la faune sauvage, tout en appelant à de meilleures méthodes de gestion, d'utilisation et de partage des ressources naturelles", explique-t-il.

Le ministère de l'environnement et le WWF travaillent en étroite collaboration avec les communautés locales et leurs partenaires à l'élaboration de mesures de conservation intensives pour réduire le braconnage et renforcer l'application de la loi.  Ils étudient actuellement les possibilités de mise en œuvre d'un programme global de reconstitution des populations d'ongulés, nécessaire de toute urgence pour inverser les tendances démographiques à la baisse, tout en s'attaquant au commerce des animaux sauvages.

Sanglier Cambodge
WWF

 

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