Au Cambodge, les voitures électriques connaissent une progression spectaculaire. Portées par la flambée des prix du diesel et de l’essence, ainsi que par plusieurs mesures gouvernementales, les immatriculations ont fortement augmenté depuis le début de la crise au Moyen-Orient.


Au premier semestre 2026, le ministère des Travaux publics et des Transports a enregistré en un an une hausse de 151 % des nouvelles immatriculations de voitures électriques.
Cette progression s’explique principalement par la flambée des prix du carburant au plus fort de la crise au Moyen-Orient. Le prix du diesel a augmenté de 115 %, tandis que celui de l’essence a progressé de 47 %.
En effet, 80 % des immatriculations de véhicules électriques ont eu lieu depuis le déclenchement du conflit. La hausse des coûts d’utilisation des véhicules thermiques a donc contribué à accélérer l’intérêt pour des modèles moins dépendants des hydrocarbures.
La croissance du marché bénéficie aussi de plusieurs mesures gouvernementales : suppression des droits de douane, modification du Code de la route et harmonisation des tarifs appliqués aux bornes de recharge.
Les constructeurs automobiles s’installent au Cambodge
L’ouverture de nouvelles lignes d’assemblage, notamment par BYD et Toyota, doit permettre de répondre à la demande croissante. La production régionale pourrait réduire la dépendance aux véhicules importés et soutenir le développement d’un secteur automobile davantage tourné vers l’électrique.
Le Cambodge compte actuellement 15 250 voitures électriques. La forte progression enregistrée depuis janvier rend plus réaliste l’objectif fixé par le gouvernement d’atteindre 30 000 véhicules électriques d’ici 2030.
Cette évolution ne signifie toutefois pas que la transition est pleinement engagée. Le pays dispose de moins de 300 bornes de recharge, un nombre encore limité au regard des ambitions affichées.
Les investissements restent insuffisants, notamment parce que les conducteurs utilisent leur véhicule pour de petits trajets et privilégient la recharge à domicile. Cette situation réduit la demande pour un réseau public dense, tout en limitant la capacité du marché à se développer sur de longues distances.
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