À Siem Reap, un projet ambitieux veut convertir les déchets en énergie pour soulager des décharges saturées, malgré des incertitudes économiques.


Le ministère de l’Environnement cambodgien, avec l’appui de l’Union européenne, lance des études de faisabilité pour une unité de valorisation énergétique des déchets (UVE) à Siem Reap. Ce projet, estimé à 22,3 millions de dollars, vise à prolonger la durée de vie de décharges aujourd’hui saturées. L’installation pourrait traiter 13 000 tonnes de déchets par an et produire 27,4 GWh d’énergie. Elle permettrait aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre, comme le méthane, de 25 000 tonnes par an.
Une équation économique encore floue
La rentabilité dépendra largement de la taxe de décharge (gate fee), dont le montant n’a pas été communiqué. Ce projet pourrait s’inscrire dans le sillage d’une initiative chinoise prévoyant une unité capable de traiter 210 000 tonnes de déchets par an.
Des décharges sous tension
La saturation des décharges devient un enjeu majeur au Cambodge, souvent exploitées au-delà de leur capacité. En 2025, le pays a produit 546 000 tonnes de déchets. Seuls 1,5 % ont été recyclés, signe d’un tri encore très limité. La décharge d’Angkor, ouverte en 2009, est déjà saturée. La capitale fait face aux mêmes difficultés. Le gouvernement envisage un projet similaire pour soulager ses infrastructures.
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