Le Cambodge développe une industrie du caoutchouc ambitieuse, freinée par une production locale insuffisante et des contraintes de qualité.


Le Cambodge a inauguré sa plus grande usine de transformation de caoutchouc naturel, implantée sur un site de 15 hectares. Exploitée par un groupe agro-industriel basé à Hong Kong, cette infrastructure vise une capacité de production annuelle de 100 000 tonnes de caoutchouc standardisé.
L’objectif affiché consiste à alimenter en priorité les fabricants chinois de pneumatiques implantés sur le territoire cambodgien, dans une logique d’intégration industrielle accrue.
Un maillon fragile, la production de caoutchouc brut
Le principal frein ne se situe pas au niveau industriel, mais du côté de la matière première. La production nationale reste limitée, en raison de rendements modestes et d’une organisation dominée par de petites exploitations familiales.
Cette structure rend difficile une production régulière et en quantité suffisante. À cela s’ajoute un enjeu de qualité : le caoutchouc récolté ne correspond pas toujours aux standards attendus par les usines, qui nécessitent une matière homogène pour répondre aux exigences de l’industrie du pneumatique.
Face à ces contraintes, les transformateurs doivent compléter leurs approvisionnements par des importations. Le Vietnam et la Thaïlande constituent les principales sources de caoutchouc brut permettant d’assurer une production conforme aux besoins industriels.
Un secteur clé pour les exportations
Malgré ces difficultés, le secteur du caoutchouc s’impose comme un pilier croissant de l’économie cambodgienne. Associé à l’industrie du pneumatique, il représente désormais le deuxième poste d’exportation du pays.
En 2025, il pèse 6,6 % des exportations nationales, avec une progression de 37 %, se plaçant juste derrière le textile.
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