Le Cambodge prolonge ses allègements fiscaux pour le ciment. Une mesure utile, malgré un secteur déjà largement autosuffisant et en ralentissement.


Le gouvernement cambodgien a décidé de prolonger de deux ans les allègements fiscaux accordés aux six fabricants nationaux de ciment. Cette mesure, entrée en vigueur depuis 2025, supprime la taxe de 5 % appliquée à la production de ciment.
En contrepartie, les entreprises concernées restent soumises à plusieurs obligations Celle-ci doivent faire une déclaration mensuelle des impôts, mettre en place un programme de formation dans les zones d’emploi et des actions de transfert de compétences.
Un objectif d’autosuffisance déjà atteint
Les autorités entendent encourager les investissements dans le secteur afin de renforcer l’autosuffisance du pays en ciment.
Toutefois, l’industrie locale, composée en grande partie de coentreprises associant des partenaires thaïlandais ou vietnamiens, affiche déjà une capacité de production dépassant les 8 millions de tonnes par an. Dans ce contexte, les importations restent limitées : elles se sont élevées à 210 000 tonnes en 2025, principalement en provenance du Vietnam.
Une mesure utile mais à l’impact incertain
Dans ces conditions, l’extension de cet avantage fiscal pourrait ralentir le développement du secteur. Elle intervient néanmoins dans un contexte difficile pour l’activité, ce qui lui confère une utilité conjoncturelle pour les acteurs concernés.
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