Édition internationale

Alerte aux maladies chroniques au Cambodge

Au Cambodge, les maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension progressent rapidement, poussant les autorités à renforcer la prévention.

Alerte aux maladies chroniques au CambodgeAlerte aux maladies chroniques au Cambodge
CC : AKP
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 25 juin 2026

PHNOM PENH – Les maladies non transmissibles (MNT) alimentent une crise de santé publique au Cambodge.  Selon plusieurs spécialistes, les maladies cardiaques, l’hypertension, le diabète ainsi que les pathologies osseuses touchent majoritairement les adultes.
« Ces maladies sont devenues courantes chez les adultes cambodgiens, notamment chez les hommes », indique le Dr Prom Vises, responsable du service cardiovasculaire de l’hôpital militaire Preah Ket Mealea.

Ces propos ont été tenus lors d’un entretien réalisé pendant un atelier consacré à la santé, organisé le 16 juin par le ministère de l’Inspection et relayé par la chaîne locale BTV.

Des risques accrus de complications graves

Selon le Dr Prom Vises, les personnes souffrant d’hypertension ou de diabète présentent un risque élevé de complications, en particulier de maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires, ainsi que de handicaps.

Il souligne la nécessité de modifier les habitudes de vie afin de limiter ces risques : intégrer davantage d’activité physique, adapter l’alimentation, réduire le temps passé en position assise au travail, et diminuer la consommation de tabac et d’alcool.

Le respect des recommandations  médicales en matière d’alimentation demeure un élément central pour préserver la santé.

La prévention au cœur des priorités publiques

Vong Mayoura, secrétaire d’État au ministère de l’Inspection, estime que la hausse des cas de MNT constitue désormais une crise de santé publique.

« Comprendre ces maladies et mettre en œuvre des stratégies de prévention est essentiel pour freiner l’augmentation des cas (...) Cet atelier vise à permettre à nos équipes et au public de mieux comprendre ces maladies et d’adopter des mesures préventives », ajoute-t-elle.

De son côté, So Naren, responsable au sein du ministère, insiste sur l’importance de privilégier la prévention plutôt que le traitement. « La prévention permet de réduire considérablement les coûts et la pression sur le système de santé », selon So Naren.

Elle souligne que cette approche repose sur la promotion de modes de vie sains et la prise en compte de la santé mentale.

Des indicateurs préoccupants selon l’OMS

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies non transmissibles représentent 64 % des décès au Cambodge. Le risque de mourir prématurément d’une de ces maladies comme les maladies cardiovasculaires, cancers, affections respiratoires chroniques ou diabète ont atteint 23 % chez les personnes âgées de 30 à 70 ans.

Les données de l’OMS montrent également qu’environ 6,3 % des adultes présentent un taux de glucose sanguin élevé ou souffrent de diabète, une situation liée à des régimes alimentaires déséquilibrés, à l’urbanisation et à la progression de l’obésité.

Actuellement, 19,4 % des adultes sont en surpoids et 4,3 % en situation d’obésité. Par ailleurs, 25,5 % présentent un taux de cholestérol élevé ou suivent un traitement.

La consommation de sel atteint en moyenne 9,5 grammes par jour, soit presque le double de la recommandation de l’OMS fixée à moins de 5 grammes.

La consommation d’alcool progresse également,  un adulte sur quatre déclare des épisodes de consommation excessive au cours du mois écoulé. Enfin, près d’un adulte sur cinq souffre d’hypertension.

Rédigé par : By : Teng Yalirozy  

Avec l'aimable autorisation de Cambodianess, qui a permis la traduction de cet article et ainsi de le rendre accessible au lectorat francophone.


 

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos