"Incendies" par les élèves du Lycée Français René Descartes
L’option Théâtre Lycée du Lycée Français René Descartes va présenter cette année une tragédie puissante, pleine de rebondissements et de coups de théâtre : « Incendies », de Wajdi Mouawad. Les jeudi 23, vendredi 24 et samedi 25 mai, à 19H, à l’Institut Français du Cambodge. Entrée libre, spectacle en français, non-sur-titré. Avertissement : des scènes et propos peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes.


Il s’agit du second volet de la saga théâtrale « Le sang des promesses » (Littoral, Incendies et Forêts) livrée par Mouawad et ses acteurs en 2003.
« L’enfance et un couteau planté dans la gorge »
La canadienne Nawal Marwan, mère de Jeanne et Simon, a cessé de parler depuis presque 5 ans. Lorsqu’elle meurt, elle lance ses enfants sur la piste des leurs origines : dans son testament, elle demande à Simon de donner une lettre à son frère, et à Jeanne de donner une lettre à son père. Or, tous deux pensaient n’avoir ni père ni frère.
Les dernières paroles de Nawal « Maintenant qu’on est ensemble, ça va mieux » hantent Jeanne et la décident à partir sur les traces d’un passé qui ne lui avait jamais été transmis. Elle se rend dans leur pays natal (le Liban, jamais nommé dans la pièce), que leur mère avait fui pendant la guerre.
"L'art doit être cet os sur lequel l'Histoire se brise les dents"
Cette quête met en lumière peu à peu la vie de la mère et révèle les traumatismes enfouis de l’Histoire : en se recomposant ainsi, à travers plusieurs temporalités, le visage disparu de cette mère, de cette terre natale, permet à ses enfants de se trouver eux-mêmes.
L’œuvre de Wajdi Mouawad est marquée par le guerre et l’exil : cette histoire résonnera avec l’histoire de toutes celles et ceux qui ont fui leur pays à cause des guerres civiles.

Monter cette pièce au Cambodge, avec des élèves du lycée Français, pétris par différentes cultures, est une tâche exemplaire, nous l’espérons. Ce rituel social très particulier qu’est le théâtre, qui réactive la « mémoire » soir après soir, nous inviterait à entamer ou prolonger le geste de l’écrivain qui « chemine vers le pays perdu de son enfance, ses couleurs, sa lumière, sa langue » (W. Mouawad).
Informations pratiques23mai25mai
Du 23 mai à 19:00
Jusqu'au 25 mai à 19:00
Adresse
institut Français du Cambodge
Phnom Penh
Horaires
19h00






