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5 choses que vous ne saviez peut-être pas sur la tradition du martisor

Par Lepetitjournal Bucarest | Publié le 01/03/2022 à 06:07 | Mis à jour le 01/03/2022 à 14:18
Photo : Carlo sardena / Pixabay
martisor accroché branche fleurie

Fêté le 1er mars, le martisor est l’une des plus importantes traditions printanières locales. Ce jour-là, et même jusqu'au 8 mars, les hommes offrent aux femmes des martisoare - de petits objets symboliques attachés à un cordon rouge et blanc - en signe de respect et d'amour. Voici 5 choses que vous ne saviez peut-être pas sur le martisor.

 

Une tradition vieille de 8 000 ans.

Bien qu’on ne connaisse pas exactement l’ancienneté de cette tradition, nous savons que le premier jour du printemps était déjà célébré il y a environ 8 000 ans. Des découvertes archéologiques ont révélé l'existence d'amulettes ressemblant à nos martisoare d'aujourd'hui, celles-ci étant liées aux coutumes et pratiques agraires de cette époque. C’était alors des petites pierres peintes en blanc et rouge enfilées et portées autour du cou. Selon d’autres sources les martisoare étaient des pièces de monnaie attachées à des fils de laine noirs et blancs. La nature de la pièce, or, argent ou bronze, indiquait le statut social de la personne. Les Daces croyaient que ces petits objets apportaient fertilité et harmonie.

 

Les martisoare ne doivent pas être jetés !

Si l'on veut respecter la tradition, il faut porter le martisor tout le mois de mars puis le suspendre aux branches fleuries d'un arbre fruitier et, on raconte que si on fait un vœu à ce moment-là, il sera exaucé. Dans la région de Dobrogea, la tradition veut que le martisor soit porté jusqu'à l'arrivée des premières cigognes, quand il doit être jeté vers le ciel pour que le bonheur soit « grand et ailé ».

 

Dans certaines régions, c'est les femmes qui offrent des martisoare

Saviez-vous que dans la région de la Bucovine c’est les femmes qui offrent des martisoare aux hommes ? Ce porte-bonheur est donné spécialement aux garçons célibataires, pour les protéger et leur porter chance. D’après un historien roumain, cette tradition remonte au fait que, dès le début du mois de mars, avec l’arrivée du printemps, les jeunes hommes devaient retourner au travail et à la chasse, c’est pourquoi les femmes offraient à leurs hommes un martisor pour les protéger des ennuis et leur porter chance.

 

Vous devez choisir votre baba ou votre vieille dame

En Roumanie, les neuf premiers jours du mois de mars sont appelés Babele (vieilles dames). En plus d’être une coutume plutôt amusante, c’est aussi une tradition locale importante qui consiste à choisir un jour entre le 1er et le 9 mars (choisir une baba) pour savoir comment sera l’année à venir. Si le jour choisi est ensoleillé et lumineux, cela signifie que l'année sera heureuse et riche, et si, au contraire, le jour est pluvieux et froid, l'année viendra avec larmes, chagrin et pauvreté. Selon la croyance populaire, la légende des Babele est associée à l'histoire de Baba Dochia qui aurait décidé d'emmener ses moutons à la montagne, pensant que le printemps était arrivé. Pendant le voyage, le soleil lui fait enlever ses manteaux un à un jusqu'au dernier. Tout à coup, le temps change et Baba Dochia gèle. Sa mort, le 9 mars, marque la transition entre la saison froide et la saison chaude.

 

Le martisor fait partie du Patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO

Saviez-vous que depuis 2017 les pratiques culturelles associées au 1er mars ont été classées au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO? C’est grâce à l'initiative de 4 pays où se perpétue la tradition du mărțișor ou martenița : la Roumanie, la Bulgarie, l’ex République yougoslave de la Macédoine et la Moldavie. Cette reconnaissance de la valeur de cette tradition représente une garantie de plus pour la préservation et la promotion des valeurs et de l’esprit du mărțișor, tradition vivante et d’une actualité toujours renouvelée.

 

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Grégory Rateau

Rédacteur en chef de l'éditon Bucarest.

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