Une pétition baptisée « Loi Mario » a émergé après le meurtre de Mario Berinde, un adolescent de 15 ans originaire de Cenei, dans le département de Timiș.


Lancée par Lavinia Bichler, elle a déjà recueilli plus de 250 000 signatures. À travers cette initiative, ses auteurs réclament un durcissement du cadre pénal applicable aux mineurs impliqués dans des crimes particulièrement graves.
Le projet défendu par les signataires propose notamment d’introduire la responsabilité pénale dès l’âge de 10 ans pour les homicides, lorsque l’acte est intentionnel, prémédité et commis par un mineur jugé responsable sur le plan psychique à l’issue d’une expertise médico-légale. Il prévoit également de mettre fin à l’exonération automatique liée à l’âge pour les atteintes à la vie, d’autoriser les tribunaux à prononcer les peines maximales prévues par la loi — y compris la réclusion à perpétuité dans les cas les plus graves — et de supprimer le caractère systématiquement atténuant de la minorité pour les crimes extrêmes.
L’affaire à l’origine de cette mobilisation a profondément choqué l’opinion publique. Selon l’enquête, le meurtre aurait été planifié près d’un mois à l’avance. Mario aurait été attiré au domicile d’un garçon de 13 ans sous prétexte de lui montrer un quad récemment acquis. Une fois sur place, il aurait été attaqué par deux adolescents, l’un utilisant une hache, l’autre un couteau. Un troisième jeune aurait ensuite été sollicité pour aider à dissimuler le corps.
Lors de leurs auditions, les suspects ont évoqué un mobile lié à la jalousie, affirmant que la victime possédait des biens auxquels eux n’avaient pas accès. Ils ont également évoqué de précédents conflits avec Mario. Le plus jeune, âgé de 13 ans, n’est pas pénalement responsable en raison de son âge, tandis que l’autre suspect principal en a 15.
Ce drame a relancé un débat national sur l’âge minimum de la responsabilité pénale. La majorité des responsables politiques interrogés estiment qu’abaisser ce seuil — actuellement fixé à 14 ans — ne constitue pas une solution durable, même si certains plaident pour une réforme en ce sens. L’affaire continue ainsi d’alimenter une réflexion plus large sur la justice des mineurs et la réponse de l’État face aux violences extrêmes impliquant des adolescents.







