Le président roumain Nicușor Dan a affirmé que la population n’avait aucune raison de s’inquiéter après les décisions prises par le Conseil suprême de défense nationale (CSAT) concernant la sécurité du pays. Selon lui, la Roumanie reste en sécurité malgré les tensions internationales liées au conflit au Moyen-Orient.


Lors de la réunion, les responsables ont examiné les conséquences militaires, politiques et économiques de la situation dans la région.
Les autorités ont notamment évoqué la situation des ressortissants roumains présents dans les zones touchées par les hostilités : environ 5 700 personnes ont déjà regagné le pays. Le gouvernement suit également l’évolution des marchés énergétiques, en particulier la hausse des prix du pétrole provoquée par le conflit.
Les discussions ont aussi porté sur la possibilité d’un déploiement temporaire de moyens militaires américains sur le territoire roumain. Il s’agirait notamment d’avions ravitailleurs, d’équipements de surveillance et de systèmes de communications satellitaires liés au dispositif de défense antimissile de Deveselu. Les autorités ont souligné que ces installations sont de nature défensive et ne comportent pas d’armement offensif.
Ce dispositif s’inscrit dans la coopération stratégique entre la Roumanie et les États-Unis, comparable à celle mise en œuvre dans d’autres pays membres de l’OTAN. Les avions et les personnels concernés seraient stationnés sur la base aérienne de Mihail Kogălniceanu, dans le département de Constanța, l’une des principales installations militaires de l’Alliance dans la région.
Le Parlement roumain a finalement approuvé l’autorisation demandée pour ce déploiement. La séance conjointe des deux chambres a toutefois été marquée par de vifs débats et des protestations de certains partis d’opposition, qui ont dénoncé un vote précipité et un manque de temps pour examiner les documents présentés.
Le gouvernement et plusieurs responsables politiques ont défendu la décision en affirmant qu’elle vise à renforcer la sécurité nationale et celle de l’OTAN sur le flanc oriental de l’Europe, dans un contexte international marqué à la fois par les tensions au Moyen-Orient et la guerre en Ukraine.
Le ministre de la Défense a rejeté les accusations selon lesquelles la mesure entraînerait la Roumanie dans un conflit, assurant qu’il s’agit uniquement de renforcer les capacités techniques et défensives du pays. Le Premier ministre a également souligné que cette décision correspond aux intérêts stratégiques de la Roumanie et confirme son rôle d’allié fiable au sein de l’Alliance atlantique.







