La ministre roumaine des Affaires étrangères, Oana Țoiu, a indiqué que la Roumanie avait été invitée par la France à participer à des discussions portant sur le dispositif de dissuasion nucléaire


Elle a précisé que toute décision concernant une éventuelle implication de Bucarest relèverait du Conseil suprême de défense nationale (CSAT), seule instance habilitée à trancher sur des questions de sécurité stratégique.
Interrogée lors d’une intervention télévisée en Pologne, la cheffe de la diplomatie roumaine s’est abstenue de donner une opinion personnelle sur une participation à d’éventuels mécanismes de partage nucléaire ou de « dissuasion renforcée ». Elle a souligné que ce type d’orientation devait faire l’objet d’un consensus national et être examiné par les institutions compétentes en matière de défense.
Ces déclarations interviennent alors que le président français, Emmanuel Macron, a annoncé son intention de consolider la capacité de dissuasion de la France face à un contexte international jugé plus instable et marqué par un risque accru d’escalade. Paris envisage notamment d’associer davantage de partenaires européens à des exercices liés à sa stratégie nucléaire et de permettre, à titre temporaire, le déploiement de certains moyens stratégiques dans des pays alliés.
Selon des informations issues de sources institutionnelles à Bucarest, la Roumanie a pris part aux échanges menés dans le cadre de l’OTAN sur cette initiative, sans qu’aucune décision formelle n’ait été arrêtée à ce stade.







