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Guide Vert Michelin - 3 endroits peu connus en Transylvanie

Par Escapades en Roumanie | Publié le 31/01/2020 à 00:00 | Mis à jour le 31/01/2020 à 00:00
Photo : Wikipedia/MarculescuEugenIancuD60Alaska
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Nous démarrons les Escapades en Roumanie de cette année, par la découverte de petits endroits « cachés », hors des sentiers touristiques habituels. Nous vous avons sélectionné pour vous 3 sites moins connus, véritables havres de paix et centres de la culture, situés dans trois grandes villes de la Transylvanie. Suivez-nous!

 

L’Eglise de la Colline de Sighișoara

Etant un de plus importants monuments d’architecture gothique de la ville de Sighisoara, l’Eglise de la Colline est située sur la Colline de l’Ecole (Schulberg en allemand), à 429 m d’altitude. Erigée au 14e siècle (sa première attestation officielle date de 1345), l’église, initialement dédiée à Saint-Nicolas, a connu plusieurs étapes de construction et de multiples modifications. En 1429 démarre le chantier de transformation de la structure de l’église dans sa forme actuelle.

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Le bâtiment, dominé par une tour clocher de 42 m de hauteur, impose par ses dimensions, ainsi que par ses quelques ornements extérieurs, notamment les statues. Son tabernacle en pierre sculptée, d’une grande valeur artistique, reste représentatif pour la sculpture décorative de la Transylvanie du 15e siècle. Ses fresques sur les murs intérieurs, ont été recouvertes en 1544 lorsque les Saxons ont adopté le luthéranisme, pour être redécouvertes en 1934 à l’occasion des travaux de rénovation. Au sous-sol, l’église cache une crypte qui abrite des tombeaux du 16e au 18e siècles. Devant le bâtiment se trouve aussi un vieux cimetière.

L’Eglise de la Colline accueille aussi un musée d’art saxon (abritant plusieurs retables saxons) et un centre culturel.

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Comme la tradition saxonne voulait qu'on construise des écoles à proximité des églises pour symboliser la lien entre l’enseignement et la vie religieuse, on retrouve encore aujourd’hui le bâtiment de l’Ecole qui a donné son nom à la colline, ainsi qu'à l’escalier en bois couvert qui monte jusqu’à la colline – l’Escalier des Ecoliers. Construit en 1642, son but était de faciliter l’accès à l’école les jours de mauvais temps. Semblable à un tunnel en bois, l’escalier comptait initialement 300 marches, mais ne garde aujourd’hui que 175 marches, suite à la rénovation de 1849 quand des plateformes intermédiaires ont été ajoutées.

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La Bibliothèque Teleki-Bolyai de Târgu Mureș

La Bibliothèque Teleki, également connue sous le nom de Bibliothèque Teleki-Bolyai et Bibliotheca Telekiana, représente une bibliothèque publique mais aussi un musée. Comprenant l'une des plus riches collections transylvaines d'artefacts culturels, elle a été créée par le Comte hongrois Sámuel Teleki de Szék en 1802, à l'époque où la Transylvanie faisait partie de l’Empire de Habsbourg.

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Elle abrite plus de 200 000 volumes, dont beaucoup de livres rares. La collection est divisée en plusieurs parties, dont les deux principales sont la Bibliothèque Teleki Originale (40 000 volumes) et la Bibliothèque Bolyai (80 000 volumes). On trouve aussi la collection Divers qui regroupe plusieurs volumes provenant de bibliothèques privées, ainsi que des volumes provenant des bibliothèques des écoles religieuses et d'un monastère franciscain.

Son fondateur (chancelier de Transylvanie à partir de 1791) a transformé sa collection de livres en bibliothèque publique qu’il a enrichie tout au long de sa vie. Bibliophile engagé, Teleki a compilé et publié un catalogue en quatre volumes, divisé selon des thèmes généraux, qui comprend aussi quelques instructions concernant le fonctionnement de la bibliothèque.

En 1955, la Bibliothèque du Collège Protestant (aujourd’hui la Bibliothèque Bolyai) a été transférée dans le même bâtiment que la Bibliothèque Teleki ; les deux collections ont fusionné sous le nom de la Bibliothèque Teleki-Bolyai.

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Aujourd'hui, la collection de livres est régulièrement enrichie de nouveaux livres, traitant de différents sujets : sciences, histoire, histoire locale, histoire culturelle et sciences sociales.

 

Le Cimetière Hajongard de Cluj-Napoca

Officiellement connu sous le nom de « Cimetière Central » (Cimitirul Central en roumain, Házsongárdi temető en hongrois, Hasengarten en allemand), ce cimetière reste l'un de plus anciens de la ville de Cluj-Napoca. Fondé au 16e siècle et couvrant une superficie d'environ 14 hectares, il est l'un de plus pittoresques sites de la ville.

Son nom (Hajongard) provient de l'ancien nom allemand de la zone où il se trouve - Hasengarten (Le jardin des lapins). Etant documenté depuis 1373 sous le nom de Hasinschart, il est situé au sud de la forteresse médiévale de Cluj (la première attestation en tant que colline Hajongard remonte à 1503).

Le cimetière a été créé par les autorités après l'épidémie de peste de 1585, étant agrandi plusieurs fois. Au 17e siècle, le Cimetière Luthérien a été créé dans la même zone, et, en 1840, on y a construit le Vieux Cimetière Juif. En 1885, de nombreuses vieilles pierres tombales ont été déplacées, à l’occasion de l’aménagement de parcelles ombragées par des arbres. A la fin du 19e siècle, le cimetière fut agrandi vers le Sud, ouvrant en 1892 le Nouveau Cimetière Juif et le Cimetière des Soldats.

La plus ancienne pierre tombale (1599) se trouve dans la partie luthérienne du cimetière, où on trouve aussi le seul monument funéraire de style néo-romain de Cluj : la chapelle de la famille Bethlen.

Parmi les personnalités historiques qui reposent ici on trouve :

  • György Bánffy (gouverneur de Transylvanie entre 1787-1822) ;
  • Miklós Bánffy (comte de Losoncz, membre du parlement hongrois en 1901, Ministre des Affaires Etrangères en 1921, écrivain hongrois qui a rédigé une vaste Trilogie Transylvaine sur la chute du monde aristocratique hongrois, centrée sur sa région natale) ;
  • Emil Racoviță (promoteur des sciences naturelles en Roumanie, le premier Roumain à avoir effectué une expédition de recherche scientifique en Antarctique, professeur universitaire et biologiste, zoologiste et spéléologue influent) ;
  • Radu Stanca (dramaturge, écrivain et metteur en scène de théâtre roumain - le Théâtre National de Sibiu porte aujourd’hui son nom) ;
  • Sámuel Brassai (linguiste, professeur, spécialiste de sciences naturelles, mathématicien, musicien, philosophe, rédacteur et membre de l'Académie Hongroise, appelé « le Dernier Polymathe Transylvain ») ;
  • Jenő Janovics (acteur, scénariste, metteur en scène de théâtre, l’un des pionniers de la cinématographie mondiale, fondateur d’un studio de films à Cluj) ;
  • Iuliu Hațieganu (médecin reconnu pour ses recherches dans le domaine de la tuberculose, a fondé à Cluj une précieuse école de médecine interne ; aujourd'hui, l'Université de Médecine et de Pharmacie de Cluj porte son nom) ;
  • Ion Agârbiceanu (écrivain, académicien, journaliste, homme politique et protopape) ;
  • Theodor Angheluță (mathématicien et académicien roumain ; un type d’équations fonctionnelles porte son nom) ;
  • Nicolae Bretan (compositeur d'opéra, baryton, chef d’orchestre et critique musical, un des pionniers de l’opéra roumain) ;
  • Victor Papilian (anatomiste, professeur de médicine, écrivain et dramaturge roumain).

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Pour les arrêts nécessaires, nous vous recommandons à Cluj-Napoca, Târgu Mureș et Sighișoara :

Hébergement : Opera Plaza, Str. G-ral Traian Moșoiu nr. 10-12, Cluj-Napoca ; Concordia, Piața Trandafirilor nr. 45, Târgu Mureș ; Casa Krauss, Str. Bastionului nr. 11, Sighișoara.

Restauration : Roata, Str. Alexandru Ciurea nr. 6A, Cluj-Napoca ; Emma Vendéglö, Str. Horea nr. 6, Târgu Mureș ; Casa cu Cerb, Str. Școlii nr 1, Sighișoara.

 

 

Pour plus de suggestions, ainsi que pour calculer votre itinéraire, consultez le Guide Vert Michelin Roumanie et les sites Internet : https://voyages.michelin.fr/ et https://www.viamichelin.fr/.

 

Equipe d’Edition et Photos :

Andra-Florentina Ostafi ;

Theodor Cepraga.

 

Plans de Villes : Cartographie Michelin.

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