

Selon une source officielle du gouvernement birman citée par l'AFP, le président Thein Sein se rendra à Londres et Paris vraisemblablement du 14 au 18 juillet. Une occasion d'intensifier les liens économiques entre la Birmanie et la France notamment.
Après être allé en Europe en mars, le président Thein Sein y retourne en juillet. Selon une dépêche AFP, il sera en voyage officiel à Londres et Paris du 14 au 18 juillet. Une incertitude subsiste quant aux dates de ce déplacement, puisque le porte-parole de la présidence birmane, Ye Htut, ne les a pas confirmées. Au menu des discussions avec David Cameron et François Hollande : développement économique et sans doute droits de l'Homme.
Depuis mars 2011, la Birmanie est engagée dans une ouverture démocratique sans précédent. La libération de dizaines de prisonniers politiques et l'entrée au parlement de l'icône de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi en sont deux des manifestations les plus spectaculaires. Ce pays, longtemps placé sous le joug d'une dictature militaire, représente aujourd'hui un nouvel eldorado pour les investisseurs du monde entier. D'autant que l'Europe et les Etats-Unis ont levé ou suspendu selon le cas, les sanctions économiques à l'encontre de la Birmanie.
Ce voyage diplomatique permettra à la France de faire valoir les atouts des entreprises françaises. Déjà, le groupe Bouygues, via sa filiale Dragage Singapour, a signé en avril un contrat de 74 millions d'euros pour assurer ?la conception et la construction de la deuxième phase de Star City, un complexe résidentiel situé dans la banlieue de Rangoon, le long du fleuve Bago?, a rapporté le site spécialisé batiactu.com.
Le projet global se chiffre à 74 millions d'euros, et doit encore recevoir l'aval du gouvernement. Le complexe s'étendra sur 114.000 m2 et comprendra 4.980 appartements, des parkings et des équipements collectifs. Le chantier devrait durer 3 ans. La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, se rendra en Birmanie les 30 et 31 juillet, à la tête d'une délégation de PME françaises.
Si l'action du président Thein Sein, élu depuis mars 2011, est saluée par l'Europe et les Etats-Unis pour les profondes réformes économiques engagées, les violences religieuses qui secouent le pays ternissent son bilan. Fin juin, des personnalités françaises ont signé une pétition en faveur des Rohingyas, communauté apatride forte de 800.000 individus, vit dans l'ouest de la Birmanie. Elle fait partie selon l'ONU d'une des minorités les plus persécutées au monde. Les affrontements entre bouddhistes et musulmans ont fait 200 morts et provoqué le déplacement de 140.000 personnes en 2012.
LB avec AFP (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) jeudi 11 juillet 2013
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