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« Préparer les crises de demain » : la CIP rattrapée par la crise ukrainienne

Par Emma Voglimacci Stephanopoli | Publié le 24/02/2022 à 16:00 | Mis à jour le 25/02/2022 à 10:55
Photo : © Vladyslav Melnyk - Unsplash
Porte de Brandebourg aux couleurs de l'Ukraine

Le 24 et 25 février, la CIP sera l’occasion pour les 27 de s’accorder sur une position diplomatique et sécuritaire commune. Une décision majeure dans un contexte de crise liée à la guerre en Ukraine.

 

La CIP un outil de discussion central pour l'UE

La conférence interparlementaire (CIP) pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), et la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) se tient les 24 et 25 février 2022 à Paris. Cette réunion européenne est organisée par le Parlement français dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne.

 

Les 27 discuteront de deux politiques, la PESC et la PSDC, qui permettent aux États de s’accorder sur leurs intérêts, leurs objectifs, leurs positions et leurs actions en matière de sécurité et de politique étrangère. Si l’Union européenne n’a pas d’armée à proprement parler, elle dispose d’outils diplomatiques comme des sanctions contre des personnes physiques ou morales : gels d’avoirs, embargos sur les armes, restrictions d'admission sur le territoire européen… Elle peut aussi utiliser les capacités civiles et militaires des États souverains, s’ils sont d’accord pour se mobiliser.

 

L’Allemagne sera représentée par les députés Fabian Funke (SPD), Dietmar Nietan (SPD), Roderich Kiesewetter (CDU/CSU), Sahra Nanni (Bündnis90/Grüne), Rainer Semet (FDP) et Gerold Otten (AfD).

 

Le poids du conflit ukrainien

Cette année le thème de la conférence s’intitule « préparer les crises de demain », un titre qui semble déjà ancré dans l'actualité puisque l'Union européenne se retrouve aujourd'hui face à une crise majeure avec l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Si autour de la table, il est prévu de discuter de « l’autonomie stratégique de l’UE » ainsi que de « l’UE face aux défis mondiaux », c’est surtout « l’action de l’UE en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine » qui occupe les esprits. Les récents événements nécessitent une position claire des européens.

 

"Nous sommes tombés d'accord sur un premier paquet de sanctions à l'unanimité" – Jean-Yves Le Drian, à l’occasion de la réunion des 27 ministres des Affaires étrangères à Paris.

 

Après des mois de tensions diplomatiques, Vladimir Poutine a décidé de balayer les négociations d'un revers de main en déclarant indépendantes deux républiques séparatistes du Donbass ukrainien, et en envoyant ce jeudi 24 février des troupes pour les soutenir. En réaction, l’Union européenne a déjà approuvé « un paquet de sanctions » contre la Russie, visant notamment des députés russes. Certains sont interdits de visa européen et ont leurs avoirs gelé. Par ailleurs, les banques impliquées dans le financement des séparatistes pro-russes ne pourront plus émettre ou échanger des obligations sur les marchés européens. Le chancelier Olaf Scholz a annoncé mettre en arrêt la procédure d’homologation du gazoduc Nord Stream 2, un robinet gigantesque de gaz naturel reliant la Russie à l’Allemagne. Une décision importante dans un contexte européen de hausse des prix de l’énergie et de dépendance au gaz russe.

 

 

 

Cette nuit, les troupes russes ont envahi l’Ukraine. Josep Borrell, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré ce matin que les 27 préparaient de nouvelles sanctions « plus sévère[s] que jamais mis[es] en œuvre ».

 

Des bombardements ont éclaté dans le Donbass mais aussi à Kiev, la capitale. Les troupes russes ont commencé leur avancée sur le territoire, et « ont violé la frontière dans les régions de Tchernihiv, Soumy, Louhansk et Kharkiv » comme l’ont confirmé les gardes-frontières ukrainiens. De nombreux civils se préparent à fuir la capitale et le front de l’Est, bien que l'attaque menée semble totale et non limitée à la seule région du Donbass. 

 

 

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Emma Voglimacci Stephanopoli

Étudiante à Sciences Po Lille, elle rejoint l'équipe du Petit Journal de Berlin en février 2022, prête à découvrir la ville, ses habitants et sa communauté d'expatriés francophones !
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Emma Granier

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