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CHANSON FRANÇAISE - Mélinée, la Toulousaine "amoureuse de l’ombre" et de Berlin

Par Lepetitjournal Berlin | Publié le 30/05/2013 à 22:00 | Mis à jour le 30/04/2019 à 10:54
Mélinée Chanteuse

L'auteur-compositeur Mélinée, venue s'installer à Berlin en 2010 avec son accordéon, y chante depuis son amour pour la ville mais aussi et surtout son amour pour ses "musots", bien souvent plus douloureux? Elle donnera un concert accompagnée par Jonathan Bratoëff à la guitare le 5 juin prochain à Berlin au café Mein Haus am See. Ne manquez pas cette occasion de la découvrir !


Amours passionnelles, amours impossibles, amours déçues? Ecouter les belles chansons de Mélinée, c'est plonger dans l'univers parfois sombre de cette "fille de la mélancolie"... Seul Berlin semble pouvoir la consoler un peu. Lorsqu'elle évoque la ville, ses textes se font toujours plus enjoués et ses mélodies plus légères, à l'image de sa chanson "Berline".
C'est au c?ur de ce Berlin tant chéri, à quelques rues du Tacheles, squat emblématique de la capitale, où elle avait coutume de donner des concerts avant sa fermeture, et en face du café Buchhandlung, où il lui arrive de se produire aujourd'hui, que la chanteuse s'est confiée au petitjournal.com/Berlin.

Lepetitjournal.com/Berlin - Pourquoi avoir choisi Berlin?
Mélinée- C'est une histoire d'amour avec un Franco-Allemand rencontré au lycée à Toulouse qui m'a fait venir pour la première fois à Berlin. Lors de mon premier séjour dans la capitale, je n'ai pas été plus que ça séduite par la ville. C'est lorsque que j'y suis retournée un peu plus tard avec mon accordéon et que j'ai fait la découverte du Tacheles que j'ai vraiment eu le coup de foudre. A 26 ans, je partais donc m'installer à Berlin. J'ai, peu de temps après, rencontré le bassiste David et le guitariste Olaf avec lesquels j'ai fondé le B.B. Band (Berliner Biker Band), une aventure qui durera deux ans. J'ai par la suite fait la connaissance de la violoncelliste Samira Aly et du guitariste Jonathan Bratoëff et me produis aujourd'hui accompagnée de l'un ou de l'autre.

Qu'est-ce que la vie à Berlin vous a apporté ?
J'ai plutôt le sentiment que Berlin me réussit et ça me donne confiance. Depuis trois ans, mon réseau s'est beaucoup développé et je suis maintenant beaucoup plus souvent invitée pour donner des concerts. C'est aussi à Berlin que j'ai découvert l'enseignement, activité à laquelle je prends un vrai plaisir. J'enseigne en effet le français au lycée de musique Carl Philipp Emanuel Bach en tant qu'assistante de langue et rédige en ce moment mon mémoire de master Français Langue Etrangère. Mon sujet : "Apprendre le français par la chanson". J'ai besoin d'être occupée, d'avoir plusieurs projets pour me sentir bien.

Si Berlin vous réussit, l'avenir de la ville semble aussi vous inquièter. Vous dites notamment dans l'une de vos chansons : "Berlin tu frôles l'overdose à force de métamorphoses/La fêlure d'ton identité s'estompe dans l'uniformité?"
C'est vrai, son avenir m'inquiète. C'est un thème que j'aborde effectivement dans quelques-unes de mes chansons. La très belle chanson de Corinne Douarre Berlin Mitte évoque aussi cette métamorphose de Berlin : "Si la soie te va bien, ce n'est plus toi que je croise en chemin?"

Comment écrivez-vous les textes de vos chansons ?
J'ai longtemps sacralisé la chanson française et n'ai, pendant longtemps, pas osé me lancer. Brassens, Boby Lapointe, Anne Sylvestre, Charles Trenet, Brel, Barbara, Léo Ferré, Allain Leprest et puis surtout Renaud? Tous ces grands artistes ont bercé mon enfance puis mon adolescence. Mon frère écrivait aussi de très belles chansons. Je ne me pensais pas capable d'en faire autant. A 22 ans, j'ai écrit une quinzaine de chansons en deux semaines. Une sorte d'accouchement. J'écris depuis quatre à cinq chansons par an. Il faut que j'aie un coup de c?ur pour quelqu'un ou quelque chose pour écrire une chanson.

Et aujourd'hui, quels sont les artistes que vous appréciez en chanson française ?
Kent, une découverte récente. Higelin. Les chansons d'Olivier Gil, un ami toulousain, me bouleversent toutes aussi beaucoup. J'aurais notamment aimé écrire sa chanson "L'enfance". Je suis moi-même une grande nostalgique de mon enfance et aimerais en parler dans mes chansons. Mais d'autres l'ont déjà si bien fait, Renaud, Allain Leprest? Il y a d'ailleurs Fantine, la fille d'Allain Leprest, que j'aime aussi beaucoup.

Parmi les chanteurs francophones qui, comme vous, ont choisi la scène berlinoise, lesquels nous recommanderiez-vous ?
J'apprécie énormément le travail de Corinne Douarre. Nous avons d'ailleurs fait une chanson ensemble. Antoine Villoutreix, Amalia Gonzales, Lisa Zenner sont des artistes de la scène berlinoise que je trouve aussi très talentueux.

Assez parlé des autres ! Quels sont vos prochains projets ?
Je souhaite réaliser un album en studio bien arrangé. J'aimerais aussi faire un clip vidéo. C'est une idée qui m'a été proposée récemment par Pierre M (Dj Vj de Tango). Prévu aussi au programme : reprendre des cours de chant et pourquoi pas un jour chanter en allemand? Et puis surtout continuer à danser le Tango auquel je me suis mise récemment !

Un dernier mot ?
Alors, il sera pour David, qui m'accompagnait à la basse au temps du B.B. Band et à qui je dois beaucoup. Sans lui, je ne serais peut-être même pas à Berlin?

Savoir plus

Prochain concert le 5 juin au café Mein Haus am See - entrée gratuite
http://www.melinee.fr/
http://www.myspace.com/meliebou
https://www.facebook.com/pages/M%C3%A9lin%C3%A9e/161527410547072
mail : info@melinee.fr

 

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