Vendredi 18 septembre 2020

ANNIVERSAIRE – Le 10 décembre, jour de la constitution thaïlandaise

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 10/12/2019 à 00:00 | Mis à jour le 10/12/2019 à 04:15
Photo : LPJ Bangkok.com - Le monument de la Démocratie a été construit en 1940 pour commémorer le coup d'Etat du 24 juin 1932 qui avait transformé, sans effusion de sang, une monarchie absolue, vieille de sept siècles, en monarchie constitutionnelle
Monument-democratie-Bangkok

Les Thaïlandais fêtent aujourd'hui le "Constitution Day", un jour férié qui marque la promulgation de la première constitution permanente du royaume, et l'avènement de la monarchie constitutionnelle en 1932. Au cours de son histoire démocratique, la Thaïlande a connu vingt constitutions et de nombreux coups d'Etat, dont le dernier en date remonte à 2014

Les Thaïlandais célèbrent chaque 10 décembre l'anniversaire de la signature de la première constitution permanente (wan ratchatamanoon en thaïlandais). Ce jour férié marque la promulgation de la première constitution permanente du royaume et l'avènement de la monarchie constitutionnelle en 1932, année durant laquelle le pays a abandonné la monarchie absolue du roi Rama VII.

Depuis 1932, la politique thaïlandaise a connu vingt constitutions, soit en moyenne quasiment une tous les quatre ans. L'histoire constitutionnelle de la Thaïlande a été marquée par des vagues de réécriture incessantes entre 1972 et 1978, avec quasiment une constitution par an. Les périodes durant lesquelles les textes ont duré plus longtemps se situent entre 1932 et 1946, 1959 et 1968, 1978 et 1991, et 1997 et 2006.

Feue la "Constitution du peuple" de 1997

Au cours des trente dernières années, la Thaïlande a connu pas moins de six textes. Celui de 1997, nommé la "Constitution du peuple", a été perçu comme une véritable avancée démocratique, avec la création d'organes indépendants de contre-pouvoir tels que la Commission électorale, la Commission nationale anti-corruption (NACC), et la Commission des droits de l'homme.

Il sera toutefois critiqué par les opposants de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, qui dénonceront un certain nombre de points faibles ayant permis à ce dernier de verrouiller le pouvoir. Après le coup d'Etat de 2006, les organisateurs du putsch contre Thaksin rédigent en 2007 une nouvelle charte qui réduit les pouvoirs des assemblées électives et augmentent ceux de la bureaucratie.  

Ces efforts n’empêcheront pas le clan Shinawatra de continuer à reprendre le pouvoir via les urnes et d’imposer ses politiques, ce qui débouchera sur un nouveau coup d’Etat en 2014 suivi de la mise en place en 2017 d’une nouvelle charte encore plus restrictive vis-à-vis de la dimension démocratique, prévoyant notamment un Sénat totalement nommé et un contrôle accru sur les députés élus avec un renforcement des pouvoirs de la Cour constitutionnelle.

En novembre, la cour constitutionnelle a d'ailleurs révoqué le mandat de député d’un des principaux leaders de l’opposition, l’homme d’affaires Thanathorn Juangroongruangkit. En mars dernier, à deux semaines des élections, la Cour constitutionnelle a dissout le parti Thai Raksa Chart, un important parti du dispositif politique du clan Shinawatra, après que le parti avait intégré sur ses listes la sœur du roi.

Certains experts estiment que la Thaïlande a renoué par cette Constitution avec le système politique de la Guerre froide, lorsque les parlementaires élus étaient sous contrôle d’organes non élus.

1 Commentaire (s)Réagir
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JPSIAM mar 10/12/2019 - 03:13

D’un côté on fête en grande pompe l’anniversaire de l’amitié Franco-Thaïlandaise avec l’argent du contribuable Français et de l’autre on discrimine les visas O-A attribués aux retraités Français en Thaïlande en ne reconnaissant pas la couverture sociale de ces derniers représentée par la CFE (Caisse de Sécurité Sociale des Français de l’Etranger). Merci à l’amitié Franco-Thaïlandaise !

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