La cité andalouse s’apprête à accueillir son nouvel auditorium de musique : le 'Palacio de la Ópera' de Málaga. L’établissement de 1900 places devrait attirer un demi-million de spectateurs avec quelques 200 évènements par an, et la ville espère que ce nouveau lieu emblématique va l’imposer comme capitale culturelle du sud de l’Europe.


Un projet ambitieux porté par la mairie
Enfin un temple de la musique à Málaga ? Il faut encore s’armer de patience. Avec ses 40 mètres de hauteur de carreaux de céramique bleus, dont la forme varie selon l'angle de vue, l’Opéra de Málaga, conçu par les architectes Agustín Benedicto et Federico Soriano, à qui l’on doit en partie le Palais Euskalduna de Bilbao, sera spectaculaire. Un projet ambitieux, érigé en priorité par le maire Francisco de la Torre. Et pour cause, on comprend son importance à la vue des images du futur édifice, appelé à devenir l’un des nouveaux emblèmes culturels d’Andalousie, et même d’Espagne. À terme, avec ses 1900 places, il devrait accueillir plus de 200 événements par an, dont des concerts, des pièces de théâtre, des comédies musicales, des opéras, des conférences et des congrès. De quoi enfin doter Malaga d’un lieu musical digne de ce nom, restant la seule ville espagnole de cette ampleur à en être dépourvue.
Málaga future capitale culturelle ?
L’objectif est clair : faire de la « ciudad de los museos » un véritable pôle culturel du sud de l’Europe. Ce nouveau point de repère pour la ville s’ajoutera à son éventail culturel déjà riche et reconnu (Musée Picasso, Musée Thyssen, Centre Pompidou, l’Alcazaba, le Théâtre Cervantes, la Catedral de la Encarnación, le Théâtre romain...). Le projet porte également la volonté de revitaliser l’ouest de la ville, avec 200 évènements par an dans un secteur clé pour les visiteurs et les touristes (à proximité de l’Aéroport de Malaga-Costa del Sol, de la gare María Zambrano, et du terminal de croisière). Le complexe entend par ailleurs combiner offre culturelle, touristique, commerciale, et même technologique avec l’accueil de congrès et conventions.

Toute ambition a un coût
Reste la question du financement. Un lieu visant à attirer plus de 500 000 visiteurs par an implique un investissement conséquent, alors même que l’appel du maire auprès du ministère espagnol de la culture continue d’être en attente. Le projet repose donc largement sur le secteur privé, misant sur une forte rentabilité en termes de visibilité et de retombées économiques, avec une estimation de portée annuelle autour des 275,5 millions d’impacts directs. De son côté, la banque coopérative Cajamar serait prête à apporter 40 millions pour baptiser de son nom l'Auditorium.
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