Quitter Istanbul sans aller loin. À quelques heures de route, la ville laisse place aux lacs, aux forêts ou aux rivages. Sept destinations pour changer de rythme le temps d’un week-end.


Article mis à jour en avri 2026.
Ağva et Şile : l’échappée la plus proche d’Istanbul, entre mer et rivière
Quitter Istanbul sans vraiment partir. À une heure et demie de route, le paysage change déjà : la densité urbaine laisse place aux forêts, puis à la mer Noire.
À Şile, plages de sable, phare emblématique, cafés en bord de mer : l’atmosphère reste simple, presque brute, loin de l’agitation du centre d’Istanbul. À quelques kilomètres, Ağva offre un tout autre rythme. Ici, deux rivières encadrent le village avant de rejoindre la mer. Les terrasses s’installent au bord de l’eau, les petits hôtels misent sur le calme, et les promenades en barque remplacent naturellement les longues marches.
L’ensemble forme une escapade facile, le temps d’une nuit ou d’un week-end. Depuis Istanbul, l’accès se fait en voiture en environ 1h30 à 2h selon le trafic. Des bus relient également Şile et Ağva depuis la rive asiatique.
Şile et Ağva – Deux plages d'Istanbul à découvrir
Sapanca et Maşukiye : nature et lac à moins de deux heures d’Istanbul
Sapanca est un village situé dans la province de Sakarya, dans la région de Marmara. Le village est à moins de deux heures de route d'Istanbul. Il est possible de s'y rendre en bus, en prenant une correspondance à Adapazarı. Le village se situe au sud d'un lac qui porte le même nom, le lac de Sapanca. À visiter, la mosquée de Rüstem Pacha qui date du XVIème siècle. À environ un kilomètre du centre-ville se trouve également la station thermale de Kırkpınar.

Autour du lac, découvrez également d'autres villages qui peuvent valoir le coup d'oeil. Par exemple, Masukiye, village fondé par les Circassiens en 1850, entouré par les bois. Des activités sportives et de plein air sont organisées sur le lac, comme l'aviron ou la voile. Il est également possible de louer des pédalos.
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Termal (Yalova) : une parenthèse thermale aux portes d’Istanbul
Termal est un autre village de la province de Yalova. Pour s'y rendre, il faut prendre le ferry au terminal de Yenikapı à Istanbul, jusqu'à Yalova. Le trajet dure environ une heure. De là, un minibus vous amène en une dizaine de minutes au petit village de Termal, une bourgade charmante entourée de forêts et connue pour ses thermes.

Les balades dans la forêt sont très agréables au printemps. Pour les bains, il y a plusieurs piscines à l'air libre, certaines comportent même des "cabines pour couples" pour ceux désireux d'échapper aux regards indiscrets. Un important complexe avec quatre hôtels a été aménagé autour des bains, mais il est aussi possible de loger en "pansiyon" à moindre frais.
Certaines installations thermales datent de l'empereur Justinien. Le Grand Bain a été reconstruit au moyen de stèles antiques. À huit kilomètres de la station se trouvent de magnifiques chutes d'eau, les chutes de Sudüşen. Des sentiers balisés permettent d'y accéder à pied, dans une balade à travers la forêt.

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Lac d’Abant : une immersion en pleine nature, été comme hiver
Le lac d'Abant se situe dans la montagne de Paphlagonie, à 1.330 mètres d'altitude. Pour y accéder, vous pouvez aussi prendre un bus depuis Istanbul jusqu'à Bolu, puis une correspondance pour le lac.

C'est une réserve naturelle. La faune et la flore y sont donc riches, vous pourrez y voir des loutres, des sangliers, des chevreuils voire des loups. Les truites pêchées dans le lac sont une spécialité de la région. La promenade qui longe le lac fait sept kilomètres. Glacé l'hiver, il est néanmoins interdit de se balader sur l'eau gelée.
Le week-end, un marché de produits locaux s'organise aux abords du lac. Les produits artisanaux qui y sont vendus sont notamment le miel de sapin, le fromage ou les confitures. Les restaurants autour du lac proposent notamment des sandwiches au sucuk, spécialités de la région, accompagnés de vin chaud.
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Saros : les eaux claires de la mer Égée, loin de la foule
Le golfe de Saros est un bras de la mer Égée situé au nord de la péninsule de Gallipoli, dans la province de Canakkale. La baie est longue d'environ 80 km et abrite un archipel de trois îles, situées sur la faille sismique nord-anatolienne.

Autour du golfe, de charmants villages valent le détour. Bolayır notamment, situé sur une colline d'où l'on peut voir à la fois la mer de Marmara et la mer Égée. Le sultan Süleyman y avait fait construire une forteresse, le château de Çimpe (Çimpe Kalesi), lors de la conquête de la Roumélie par les Ottomans.
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Bursa : entre héritage ottoman et montagne
Bursa était l'ancienne capitale de l'Empire ottoman. Devenue une grande ville moderne, peuplée de près de deux millions d'habitants, Bursa, forte de son histoire, garde un charme particulier. Pour s'y rendre, il est également possible de prendre le ferry au terminal de Yenikapı ou de Kabataş en direction de Mudanya (environ 2h de trajet). De là, un dolmuş vous conduit en une demi-heure au terminus du métro de Bursa. Il ne vous reste plus qu'à prendre le métro pour rejoindre le centre-ville.

Si ce n'est pas la destination idéale pour s'échapper de l'agitation urbaine, il est néanmoins possible de trouver à Bursa des endroits calmes et paisibles. Ainsi, dans les environs, une randonnée sur le mont Uludağ où l'on peut aussi skier en hiver, ou encore une promenade dans le parc national du lac des Oiseaux dans le village tout proche de Kuşcenneti sont très agréables.

Dans la ville même, certains monuments valent le détour, comme la Grande Mosquée, construite aux alentours de 1400, ou encore les caravansérails. À la tour de l'Horloge, dégustez un çay et admirez le panorama sur la ville.

Safranbolu : une ville ottomane classée à l’UNESCO
La ville se situe à 80 km des rivages de la mer Noire, dans la province de Karabük. Un bus direct y parvient depuis Istanbul. Safranbolu doit sa renommée aux nombreuses demeures ottomanes très bien conservées que l'on peut voir dans la vieille ville de Safranbolu, entièrement classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1994. Les bourgeois ottomans qui avaient réussi en affaires avaient généralement deux maisons, une pour l'hiver dans le centre-ville et une pour l'été dans les hauteurs, au milieu des vignes.

Konak (maisons en bois), hammam, échoppes, petites ruelles... La ville a gardé un charme d'antan. Le caravansérail de Cinci, achevé en 1640, ou encore le bazar de Yemeniciler ont également fait l'objet de restaurations par l'Unesco. À goûter absolument, les loukoums au safran, spécialité de la ville.

À moins de quatre heures d’Istanbul, les paysages changent plus vite qu’on ne l’imagine. Forêts, rivages, villes ottomanes ou stations thermales dessinent une géographie proche mais contrastée.
Autant de façons de quitter la ville, sans vraiment s’en éloigner.
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