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TRADITIONS - Les Chrétiens fêtent l'Epiphanie

Par Lepetitjournal Tunis | Publié le 02/01/2019 à 00:00 | Mis à jour le 02/01/2019 à 00:00
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L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre le Messie venu et incarné dans le monde et recevant la visite et l'hommage des rois mages. Elle a lieu traditionnellement le 6 janvier, jour où l'on se doit de déguster la fameuse galette des rois, qui contient une ou deux "fèves"

Dans certains pays, la célébration liturgique de la fête est reportée à un dimanche, pour permettre aux gens de célébrer la fête dans les cas où ils doivent travailler le 6 janvier si ce jour n'est pas férié.

Ainsi, en France et en Belgique, cette fête est célébrée le premier ou deuxième dimanche après Noël. En Espagne, où la célébration de l'Épiphanie est particulièrement importante, le jour est férié.

À l'origine et jusqu'à la fin du IVe siècle, l'Épiphanie est la grande et unique fête chrétienne "de la manifestation du Christ dans le monde".

Durant les quatre premiers siècles de l'histoire chrétienne, l'Église avait l'habitude de fêter le 6 janvier toutes les manifestations de Dieu sur la terre : la Nativité (Noël), l'Adoration des mages, le baptême du Christ et les noces de Cana. Le changement de l'eau en vin et la multiplication des pains (ou Phagiphanie) étaient ainsi commémorés par une même fête avec la Nativité.

Les fêtes ont ensuite été dissociées : pour le 6 janvier, les Latins ont retenu l'Adoration des mages et les Grecs le Baptême du Christ. Les Éthiopiens et les Arméniens ont conservé une fête unique pour la célébration de Noël, le 6 janvier pour les Arméniens et le 6 ou le 7 janvier pour les Ethiopiens en fonction du calendrier.

La Fête romaine des Saturnales
La date de l'Épiphanie correspond aussi à l'origine à une fête païenne : sous l'Antiquité, les Romains fêtent les Saturnales qui durent sept jours pendant lesquels la hiérarchie sociale et la logique des choses peuvent être critiquées sinon brocardées et parodiées.
À cette occasion, les soldats tirent au sort, grâce à une fève, un condamné à mort qui devient « roi » le temps des réjouissances. Une fois les Saturnales achevées, la sentence est exécutée.

Un roi pouvait également être élu parmi les jeunes soldats et pouvait commander tout ce qui lui plait, et un maître pouvait être interchangé avec son esclave !

Tirer les rois 
La tradition veut que l'Épiphanie soit l'occasion de "tirer les rois" : une ou deux figurines cachée(s) dans la galette, pour désigner celui et celle qui trouvent la fève roi et reine. Dans le cas où il n'y a qu'une seule fève, le roi désigne sa reine.
Ce n'est que vers 1875 que les figurines en porcelaine remplacent les fèves. Les Romains pratiquent déjà l'usage d'une fève dissimulée dans un gâteau pour désigner le roi, tout comme la tradition selon laquelle le plus jeune enfant de la famille se glisse sous la table et désigne la part revenant à chaque convive.
Depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois à l'occasion de cette fête. La tradition veut que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du Pauvre », est destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.

Variantes
Dans le sud ouest de la France, on déguste le gâteau des rois (appelé aussi galette ou brioche). C'est le plus souvent une brioche en forme de couronne, couverte de sucre granulé.
Dans le sud-est, cette même couronne est, en plus du sucre, garnie et couverte de fruits confits. Un minuscule santon remplace la fève.
À Paris, les artisans boulangers-pâtissiers offrent tous les ans la galette de l'Élysée. Cette galette ne contient pas de fève de façon à ce que le président de la République ne puisse pas être couronné. Cette tradition remonte à l'année1975, date à laquelle fut offerte à Valéry Giscard d'Estaing une galette géante d'un mètre de diamètre.

Dans les autres pays 
En Espagne, au Portugal (Bolo Rei) et dans les pays d'Amérique latine : le Día de los Reyes Magos y est souvent un jour férié et les enfants y reçoivent leurs cadeaux plutôt qu'à Noël.
En Belgique et aux Pays-Bas : on mange également une galette à la pâte d'amande. Le plus jeune se cache sous la table pour désigner les parts et le roi du jour choisit sa reine. Pendant la journée les enfants parcourent les rues en chantant la chanson de l'étoile et font du porte à porte pour recevoir des mandarines et des bonbons. Cette coutume tend à disparaître en Belgique.

Insolite

Selon les pays, des festivités particulières issues de traditions locales, sont organisées. Ainsi, enBulgarie, les hommes exécutent une danse traditionnelle, le horo, dans l'eau glacée.

Prénoms fêtés
C'est le jour de l'Épiphanie que l'on fête les Tiphaine (en français), Tifenn (en breton), Tiffany (en anglais) ou Théophano, Théano (en grec). Ce prénom correspond en effet au mot Théophanie, ou manifestation de Dieu, autre nom de la fête. On fête les Jordan et les Jordane. On fête aussi les Noël ... s'ils sont Arméniens.
 

La Rédaction (www.lepetitjournal.com/tunis) jeudi 5 janvier 2017

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