Découvrez les 4 finalistes du Trophée Rayonnement français des Trophées des Français du Canada, parrainé par MSGL.


Avant que les lauréats ne soient dévoilés lors de la cérémonie le 14 avril prochain au College Stanislas, découvrez les profils exceptionnels des 4 finalistes du Trophée Rayonnement français des Trophées des Français du Canada 2026, parrainé par MSGL. Qui pour succéder à Gabriel Viry, lauréat 2025 ?

Clément Bouland, Fondateur de Bello (Montréal)
Clément Bouland, originaire d'Annecy, est un ingénieur et entrepreneur engagé. Après des études à l'UTT, il s'installe à Montréal en 2016 pour un master à l'ÉTS, séduit par le dynamisme nord-américain et le multiculturalisme québécois. Ce séjour temporaire s'est mué en un ancrage durable.
Après avoir travaillé à l'ÉTS en impression 3D et collaboré avec Juul Labs (Silicon Valley) sur le développement produit international, il dirige la filiale canadienne de Go Concept pendant plus de trois ans. Il y structure les opérations, développe un portefeuille diversifié (biomédical, aérospatial, robotique) et ouvre un bureau à Toronto, créant des ponts binationaux entre les cultures d'innovation et affichant une croissance annuelle de plus de 10%.
En 2019, un "déclic" face au rayon des bouteilles plastiques le pousse à créer Bello. Il conçoit une machine intelligente transformant l'eau du robinet en boissons personnalisées via des capsules réutilisables, sans conservateurs, alliant santé, durabilité et technologie. En mode autodidacte et bootstrapping, il prototype des centaines de machines.
Après une année en Chine pour l'industrialisation, en collaboration avec Philips et Sony, il lance la production de masse. Bello devient une success story : des dizaines de milliers de machines vendues, une apparition à "Dans l'œil du dragon", une levée de fonds de plus de 2 millions de dollars. En 2023, il se consacre entièrement à Bello. Pour lui, la victoire est aussi de voir les clients réduire leur plastique. Son parcours illustre sa détermination à "oser, créer sans permission" et à conjuguer innovation et impact concret.

Maëva Costedoat, Fondatrice de MushUp (Montréal)
Maëva Costedoat a bâti un parcours international riche. Après un stage marquant au Québec en 2005, une immersion culturelle à Londres comme barista (2006-2008) et un voyage fondateur en Asie du Sud-Est où elle développe un intérêt profond pour le développement durable, elle s'installe définitivement à Montréal en 2010 pour une maîtrise en environnement. La métropole québécoise, alliant ville et nature, devient son "chez-moi".
Forte de son expérience en accompagnement d'entrepreneurs dans la restauration, elle décide de créer sa propre entreprise porteuse de sens. En 2018 (lancement commercial 2019), elle fonde MushUp, une marque qui fusionne ses souvenirs français de pause-café et la nature généreuse du Québec. MushUp propose des cafés fonctionnels enrichis de champignons adaptogènes, sourcés auprès de microtorréfacteurs et mycologues locaux. L'entreprise s'assure ainsi d'allier valeurs écoresponsables, goût et vertus ancestrales pour les défis quotidiens.
Malgré les crises, MushUp prospère, emploie une dizaine de collaborateurs et est déployée dans tout le Canada. Maëva vise désormais à exporter MushUp en Europe, "un élan du cœur" pour reconnecter le Québec à la France, offrant ses produits à un public en quête de naturalité et bien-être. Son engagement inclut également le développement durable et l'alimentation responsable, ayant œuvré auprès de Cultiver Montréal et organisé la Fête des semences, soulignant sa fierté d'avoir créé une entreprise qui "reconnecte les consommateurs à la nature et à la médecine ancestrale, sans jamais sacrifier le goût ni le plaisir".

Caroline Jost, Fondatrice d’iNNERSHiP (Montréal)
Caroline Jost, au parcours riche et international, est mue par curiosité et détermination entrepreneuriale. Dès 2005, ses études (Erasmus Düsseldorf, semestre Hong Kong à Audencia) révèlent son ouverture mondiale. Son expertise industrielle s'affine chez Alcan et Rio Tinto (mandats Australie, Madagascar, Anvers 2010-2011) avant son installation à Montréal en 2011.
En 2014, elle fonde iNNERSHiP, une entreprise technologique dédiée à l'accompagnement sur mesure des dirigeant(e)s pour le changement. Son approche hybride vise à "embarquer" l'organisation dans des transformations complexes, avec un taux d'engagement de 94% (juin 2025). Caroline voit chaque projet comme une opportunité de développement personnel, philosophie reflétée par le nom iNNERSHiP. Elle insiste sur la dimension humaine de ses missions : "Ce qui m'anime, c'est de faire que chaque projet soit une opportunité de développement personnel".
iNNERSHiP, franco-canadienne, opère mondialement (bureaux Montréal, Montpellier, Lisbonne, Berlin; 60 freelances sur 5 continents), réalisant 1,4 M€ de CA en 2024. L'entreprise intègre des méthodes innovantes comme VCIM™, combinant collectif, motivation et technologie pour un changement durable. Caroline souligne la richesse des "rencontres fascinantes" au cœur de son aventure entrepreneuriale.
Face aux crises mondiales, elle affirme que les "approches traditionnelles ne fonctionnent plus" et que sa méthode permet une adaptation rapide. Son engagement et sa philosophie de travail impactent positivement de nombreux projets et personnes, fidèles à ses valeurs d'innovation et de partage. Elle incarne un modèle où l'entrepreneuriat est un levier de transformation positive.

Julien Vong, Cofondateur et PDG de SafeMobility (Montréal)
Julien Vong incarne la rencontre entre technologie de pointe et impact sociétal direct, un parcours motivé par des expériences personnelles significatives. Arrivé à Montréal en 2021, il débute chez Potloc comme premier Product Manager, contribuant activement au développement d'une plateforme analytics. En 2025, il cofonde SafeMobility avec le professeur Owen Waygood et la post-doctorante Shabnam Abdollahi de Polytechnique Montréal. Cette startup se consacre à l'amélioration de la sécurité routière en aidant les villes, au Canada et aux États-Unis, à prévenir les collisions entre usagers vulnérables (piétons, cyclistes) et véhicules, grâce à l'analyse de données prédictive.
L'idée de SafeMobility prend sa source dans un événement personnel marquant : ayant failli être renversé avec son enfant en poussette, Julien prend conscience de l'urgence d'agir. Des centaines d'entretiens et une observation minutieuse des pratiques urbaines confirment un constat systémique : les municipalités sont majoritairement réactives plutôt que préventives en matière de sécurité. Son objectif est clair : utiliser la science des données et la technologie pour résoudre des problèmes concrets et générer un impact sociétal tangible.
La solution de SafeMobility repose sur un algorithme sophistiqué, fruit de quatre années de recherche universitaire. Validé par des experts, cet outil identifie avec précision les zones particulièrement dangereuses pour les piétons. Shabnam Abdollahi, cofondatrice et chercheuse, a d'ailleurs illustré cette capacité en listant publiquement les "12 intersections les plus dangereuses pour les piétons" dans un article de La Presse, mettant en lumière le potentiel préventif de leur approche.
L'ambition de SafeMobility est double : sauver des vies et encourager les mobilités actives en rendant les villes plus sûres pour tous. Julien mesure le succès par la prévention des collisions graves et l'augmentation de la sécurité pour les enfants, les familles et les personnes âgées. L'entreprise a déjà signé un premier contrat au Québec et mène des discussions avancées avec d'autres villes canadiennes, tout en commençant à attirer l'intérêt aux États-Unis, notamment au Colorado. Julien Vong se positionne comme un entrepreneur engagé, transformant une expérience personnelle en une solution innovante et essentielle pour le bien-être collectif et la sécurité urbaine.
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