

L'Australien Robbie McEwen a remporté la cinquième étape du Tour 2005, en devançant le Belge Tom Boonen. Deux jours après avoir été déclassé du sprint à Tours, McEwen se rattrape en décrochant pour la sixième fois une étape dans le Tour de France
La victoire de McEwen s'est jouée dans les 500 derniers mètres. (Photo : AFP)
Les sprinters sont des coureurs tenaces et orgueilleux. La façon dont Robbie McEwen a célébré sa victoire à l'arrivée du sprint à Montargis en est une nouvelle preuve. Il y a deux jours, l'Australien de la Davitamon-Lotto était justement déclassé pour s'être frotté à son compatriote Stuart O'Grady dans le sprint final de l'avenue de Grammont à Tours. Il s'en était alors pris aux commissaires, coupables selon lui de « n'avoir jamais participé à un sprint » et donc « de ne pas comprendre qu'il avait fait cet écart pour éviter la chute ».
De chute il n'y eût pas, sinon celle qu'il subît au classement, passant de la troisième à la dernière place de l'étape. Evidemment, cela donne des envies de revanche.
Le déroulement de l'étape d'hier était idéal pour cela. Un parcours plat, une échappée vouée à l'échec, tout était réuni pour que les sprinters s'expriment pour la troisième fois depuis le départ de la Grande Boucle. A 500m de l'arrivée, Tom Boonen semblait le mieux placé pour remporter sa troisième victoire d'étape dans ce Tour 2005. Mais le Belge traînait un sacré client dans sa roue en la personne de McEwen.
Armstrong grand prince
« J'ai pris la roue de Boonen dans les 500 derniers mètres. Cette fois, j'ai attendu le bon moment, je ne voulais pas faire comme dans la deuxième étape quand j'étais parti de trop loin », a expliqué McEwen. Tactique payante pour l'Australien qui remporte ainsi la sixième victoire de sa carrière en Tour de France.
Pas de changement pour autant au classement général. Lance Armstrong conserve le maillot jaune avec 55 secondes d'avance sur son coéquipier George Hincapie. A noter que l'Américain, en quête de popularité sur les routes de France, a refusé ce matin de revêtir le maillot jaune en hommage à son compatriote David Zabriskie qui l'avait perdu sur chute la veille. Malheureusement pour le sextuple vainqueur du Tour, les organisateurs ne l'entendaient pas de cette oreille et l'ont obligé à porter la tenue de leader pendant l'étape sous peine de disqualification. Armstrong s'est exécuté et a revêtu sa tunique favorite dès le départ réel de la course.
Vincent DAVOLI. (LPJ) 7 juillet 2005


































