La justice thaïlandaise a condamné un ancien haut dignitaire bouddhiste à douze ans d'emprisonnement pour avoir détourné plusieurs millions de bahts destinés à un projet éducatif religieux.


Douze ans de prison, c’est la peine dont a écopé un haut dignitaire bouddhiste pour avoir utilisé des millions de bahts destinés à un projet éducatif religieux à des fins bien différentes. Le moine a été condamné pour avoir utilisé l’argent pour des dépenses personnelles.
3 millions de bahts détournés
Le tribunal a estimé que l'ex-responsable avait illégalement utilisé près de 3 millions de bahts (environ 80.000 euros) de dons, qui devaient financer le développement d'un collège bouddhiste dans la province de Phichit. En plus de cette lourde condamnation, ce dernier devra rembourser l’intégralité de la somme.
Selon les enquêteurs, l'argent n'a jamais été utilisé pour le projet auquel il était destiné mais a été employé à des fins personnelles. L'affaire a donné lieu à plusieurs années d'enquête avant d'aboutir à cette condamnation, illustrant la volonté des autorités thaïlandaises de poursuivre les malversations financières. Les autorités thaïlandaises qui souhaitent réellement sévir lorsque religion et argent font un mariage malheureux.
Le moine est redevenu civil après sa condamnation
L'homme condamné exerçait auparavant sous le nom religieux de Phra Thepwatcharasitthimethi. Il était l'un des principaux responsables du clergé bouddhiste dans la province de Phichit. Depuis qu'il a quitté la vie monastique, il est redevenu un citoyen laïc et est désormais connu sous son nom civil, Wirach. Son rang élevé dans la hiérarchie bouddhiste conduit certains journaux thaïlandais à évoquer l’une des affaires les plus importantes et les plus médiatisées de ces dernières années concernant sa religion.
Il n’y a pas que l’argent…
L'ancien religieux avait également été cité dans un vaste scandale sexuel qui a récemment secoué le clergé bouddhiste thaïlandais. Plusieurs moines de haut rang avaient été pointés du doigt par une affaire impliquant une femme surnommée « Sika Golf », accusée d'avoir entretenu des relations avec plusieurs responsables religieux avant de les faire chanter.
Un nouveau coup dur pour le bouddhisme thaïlandais.
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