Vendredi 3 juillet 2020
Singapour
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Covid19 - Humeur de confinés à Singapour #Semaine 10 !

Par Marie-Ségolène Migairou | Publié le 15/06/2020 à 14:30 | Mis à jour le 23/06/2020 à 10:13
covid 19

Pour cette dernière publication de témoignages en période de Covid-19, nous souhaiterions remercier chaleureusement nos lecteurs ayant pris leur plume pour nous livrer ces témoignages drôles, légers, décalés, émouvants, philosophiques, inspirants qui nous ont amenés des sourires, des réflexions, de la joie, de l’émotion, de l’espoir et de belles découvertes durant ces 70 jours de période à « huit clos » si spéciale… et un grand merci à vous tous pour votre fidélité, vos « likes » et vos commentaires ! MERCi ! Retour sur la semaine passée avec Darong Chour & Benoît Duchâteau-Arminjon, Virgile Viasnoff, Joséphine Leblanc, Père Patrick Portier, Capucine Canonne, Gaëlle, Anne Genetet, Jacky Deromedi.

Merci pour ces témoignages à travers le monde ! Prenez soin de vous et restons unis et connectés ! Au plaisir de continuer à vous informer quotidiennement sur notre site https://lepetitjournal.com/singapour, notre page Facebook et notre compte Instagram @lepetitjournalsingapour !

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour64

Aujourd'hui, on vous emmène simultanément à Phnom Penh et à Paris, grâce au témoignage réalisé en duo, par 𝗗𝗮𝗿𝗼n𝗴 𝗖𝗵𝗼𝘂𝗿, Directeur général de 𝗞𝗥𝗢𝗨𝗦𝗔𝗥 𝗧𝗛𝗠𝗘𝗬, confiné au Cambodge et 𝗕𝗲𝗻𝗼𝗶̂𝘁 𝗗𝘂𝗰𝗵𝗮̂𝘁𝗲𝗮𝘂-𝗔𝗿𝗺𝗶𝗻𝗷𝗼𝗻, Président fondateur, confiné en France où il a été bloqué après l'annulation des vols depuis l'Europe.

Benoit Duchateau-Arminjon

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱e "𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻" ?
- 𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨 : A Phnom Penh, en attendant la retour possible sur le terrain pour suivre physiquement les activités de Krousar Thmey. Un ordinateur et un téléphone sont la plupart du temps avec moi.
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : A Paris. Je devais être au Cambodge pour faire l'audit des écoles pour enfants aveugles et sourds de Krousar Thmey que nous avons passés au gouvernement... mais mes vols ont été annulés... et du coup je suis resté bloqué à Paris.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨 : Travailler à côté de mon fils pour surmonter la crise !
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : Le confinement a été plutôt pénible (interdiction de sortir à plus de 1km de chez moi), et la plus drôle des expériences fut les apéros "zoom"...

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨 : Je faisais beaucoup plus de réunions avec les équipes Terrain, alors que les déplacements ont été restreints... Et ça, grâce à Messenger !
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : Aller sur la rue de Rivoli vide... est aussi une expérience un peu glaçante. Je m'imaginais dans Phnom Penh en 75, après l'évacuation de la population par les Khmers Rouge.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨 : La chanson qui a été lancée par l'association Phare pour se laver les mains... beaucoup reprise par les enfants. 
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : Cette chanson, qui reprend un voyage immobile. 

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗘 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽o𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
- 𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨 : "Cambodge: le sourire baillonné" par Ly Heng et Francoise Demeure. Une vue sur le Cambodge des années 70.
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : "Voyage d'exploration de l'Indo-Chine" par Francis Garnier. Un livre sur le Cambodge ancien... ou "un Voyage immobile" de Mathieu Ricard. Un magnifique livre de photos prises du même endroit.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗲𝗻 𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨: Poissons en conserve... Pas trop de choix au Cambodge en période de crise !
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : Les oeufs à la coque ! C'est si simple et pourtant bien difficile d'avoir des oeufs extra frais dans les épiceries de quartier au début du confinement car les gens avaient tout acheté avant !

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗵𝘂𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨: Toutes les séries de "Juste pour rire Gags du Québec". Que pour rire, pas besoin de réfléchir!
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰Ce sketch m'a beaucoup fait rire... surtout moi qui voyage normalement tant.

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨: Un petit coquin comme mon fils !
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : Je raterai le bateau pour ne pas y aller !

𝗦𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗮𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 "𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗱'𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁", 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨: Plus jamais de boite de conserve!
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : Arrêter de faire des blagues pourries car en confinement, il n'y a que soi pour les écouter !

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗵𝗼𝘁𝗼𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨 : Mon crâne sans aller au salon de coiffure!
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : Se mettre à table face à soi-même : c'est une photo post-confinement, au musée de l'illusion, mais elle illustre bien le fait de diner seul face à soi-même pendant le confinement.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
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𝘋𝘢𝘳𝘰𝘯𝘨: Faire un appel téléphonique si ce n'est pas nécessaire de faire une réunion en personne
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𝘉𝘦́𝘯𝘪𝘵𝘰 : Ne jamais remettre à demain ce qui peut être fait aujourd'hui... par d'autres ! En confinement, déléguer est encore plus important.

 

Pour en savoir plus: 𝗞𝗿𝗼𝘂𝘀𝗮𝗿 𝗧𝗵𝗺𝗲𝘆, est la première fondation cambodgienne d'aide à l'enfance défavorisée, née en 1991 dans le camp de réfiguées Site II en Thaïlande. - 𝘓𝘦𝘶𝘳 𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯 : Permettre l'intégration des enfants défavorisés dans la société cambodgienne par une éducation et un soutien adaptés à leurs besoins, dans le respect de leurs traditions et de leurs croyances. - 𝘓𝘦𝘶𝘳 𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯 : Un monde dans lequel tous les enfants ont les moyens de devenir des adultes responsables et autonomes. - Leur site: https://www.krousar-thmey.org

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour65

Aujourd'hui, c'est 𝗩𝗶𝗿𝗴𝗶𝗹𝗲 𝗩𝗶𝗮𝘀𝗻𝗼𝗳𝗳, chercheur au CNRS et à NUS, et aussi membre actif de l'association caritative ANAK-TNK , qui nous partage son humeur et ses coups de cœur en cette période si particulière.

virgile viasnoff

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 "𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻" ?
De toutes les pièces de la maison, c’est le grenier qui a eu le plus les faveurs de mon séant ces derniers mois. La batterie et le piano ont renâclé à faire de la place à l’ordinateur et à l’écran, mais ils ont cédé. C’est un beau micro de studio qui a été mon plus fidèle compagnon. Un partenaire pendant les zoom meetings, un confident pour des séances de chant et de lecture à voix haute.
Autres compagnons de maisonnée, les enfants bien sûr, avec leurs mouvements d’âme qui rendent le confinement si peu monotone! Et puis notre helper, un modèle de résilience et de gaité. On a tous beaucoup appris d’elle. Enfin, ma femme, qui après vingt ans de vie commune m’a encore plus émerveillé chaque jour… ou presque.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Un très beau moment de ce confinement a été l’obtention d’un financement pour l’association caritative
𝗔𝗡𝗔𝗞-𝗧𝗡𝗞  auquel je participe depuis 8 ans. Des documents Word qui se muent en sacs de riz, en boites de conserve pour nourrir les enfants des rues de Manille. Etrangement, il y a très peu d’enfants malades du COVID dans les bidonvilles. Ils ont déjà du voir passer toutes sortes de miasmes. Mais la faim, la faim liée au confinement pour des gens qui vivent à l’heure-l’heure. Alors, contribuer à assurer leur subsistance pendant trois mois a été une grande satisfaction; une belle mise en abime de mes propres désirs et frustrations; une source brûlante de prière, un pilier d’utilité sur lequel s’appuyer finalement. Par delà les privations, les angoisses et les colères, le confinement réclame qu’on cherche du sens et de l’ouverture. ANAK-TNK est un lieu merveilleux pour apprendre cela.

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?
Des anecdotes, ça oui, j’en ai à la pelle, souvent plutôt explosives. Mais ma préférée est celle-ci : que faire quand vos enfants vous réclament un piscine gonflable, mais que pour la troisième fois votre e-paiement vous revient car les stocks sont épuisés? Faire confiance à l’imagination de vos enfants. Résultat, nous avons éventré un vieux sommier, retiré une à une les lattes et puis les ressorts pour ne garder que l’armature. Avec une bonne vielle bâche et quelques vis nous avons ensuite étanchéifié l’intérieur. Au final: deux jours de boulot à les occuper et un bassin de 2 m de long. La classe. Reste le problème des moustiques. A quand un confinement anti Dengue… j’ai hâte. Sinon faut bien le dire les autres weekend on s’est plutôt fait ch…

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀t 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Notre chanson de confinement est "la tendresse", une veille chanson de Bourvil après lui. Non pas parce qu’on l’a écoutée en boucle mais parce qu’on l’a tous apprise et chantée ensemble. J’adore la version de Cilou. Après, avec 4 ou 5 heures de chant par semaine, il y en a eu des notes qui ont défilé à la maison. Chacune a été très salutaire.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗘 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
En début de confinement j’ai enregistré "Voyage autour de ma chambre" de Joseph de Maistre. Un livre magique pour vivre le confinement. Mais maintenant, inch Allah, on entrevoit la sortie, alors peut être un Rufin comme "Rouge Brésil".

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗲𝗻 𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Tout sauf les patates! J’en peux plus des patates!

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗵𝘂𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 ?
A ce stade du confinement, la veine comique de Youtube a été bien exploitée et a montré des vertus thérapeutiques évidentes en plus d’une créativité débordante. En tant que chercheur le plus beau sketch tragi-comique de cette période c’est Raoult! Il y a toutes les contradictions absurdes, les tragi-comedies du pouvoir, les caricatures de notre époque et l’appétence obscène à l’image. On avait la téléréalité, il y a maintenant la science-réalité. Mais allo quoi ! Pas étonnant que cela plaise au producteur de ‘the Apprentice’.

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃e𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Après trois mois à bouillir, la réponse s’impose comme un évidence: un maillot de bain, palmes et tuba et bien sûr de la crème solaire (bio).

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
Pour coller à l’ère du New Normal, j’aime bien cette phrase de Woody Allen : « l’éternité c’est long surtout vers la fin. » Mais il y a tant à y faire. En tant que chercheur je vis avec l’idée permanente qu’il y a tout un monde autour de nous que nous traversons sans voir. Mais comment habitons-nous ce monde, avec quel sourire? Avec quelles manches retroussées?

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour66

Aujourd'hui, on part à Mexico DF, au Mexique, grâce à 𝗝𝗼𝘀𝗲́𝗽𝗵𝗶𝗻𝗲 𝗟𝗲𝗯𝗹𝗮𝗻𝗰, responsable de l'édition Lepetitjournal.com/mexico qui nous partage son humeur du moment et ses coups de coeur pour la ville, le pays et ses habitants.

 

josephine leblanc

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 𝗮̀ 𝗠𝗲𝘅𝗶𝗰𝗼 𝗗𝗙 𝗮𝘂 𝗠𝗲𝘅𝗶𝗾𝘂𝗲 ?
Au Mexique, les premiers effets du coronavirus se sont fait ressentir vers la fin du mois de mars, où le gouvernement a annoncé la mise en place de mesures de distanciations sociales, accompagnée d'une campagne nationale de prévention. La ville de Mexico est la plus touchée par le virus, de par sa grandeur et sa concentration de population, et reste donc dans le « rouge » pour l'instant. Certains états les moins touchés par la pandémie ont réouverts leurs espaces publics, mais les mesures de distanciation sociale sont toujours d'actualité.
Nous en saurons plus vers la mi-juin, où un nouveau plan de déconfinement devrait être annoncé.
La situation est assez compliquée en raison d'une part très importante de travailleurs informels et d'une grande partie de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Il est donc impossible pour beaucoup d'arrêter de travailler. Les métiers de la rue continuent avec les « puestos » de tacos, les cireurs de chaussures...
La communauté française s'est confinée dès le début de l'épidémie avec la mise en place du télétravail pour une grande partie des métiers et la fermeture des écoles françaises du pays. Aujourd'hui, le confinement est de moins en moins respecté par les habitants avec la reprise du trafic routier et la réouverture des aéroports pour les vols internes.
De nombreux avis divergent sur la situation réelle du pays et il est difficile de se rendre compte de la véracité des chiffres annoncés. Pour l'instant, nous respectons notre confinement jusqu'au 15 juin, date où nous devrions en savoir plus sur les prochaines réouvertures. Mais cette date pourrait être repoussée au 15 août...

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 ?
Au niveau de l'emploi, le recrutement s'est totalement arrêté dans certains domaines d'activité comme le tourisme, la restauration ou l’hôtellerie. En revanche, les activités de pointe comme l'automobile, la transformation digitale ou la finance continuent de recruter. Cette pandémie rendant les rapports directs et le contact humain compliqué, de nombreuses entreprises prennent un virage numérique afin de maintenir leurs activités.
Concernant l'immigration et les procédures d'attribution de visas, tout est à l'arrêt pour l'instant. En effet, de nombreux rendez-vous physiques sont à prévoir pour l'attribution d'une carte de résidence ou d'un permis de travail. Le coronavirus a donc rendu ces démarches impossibles pour le moment. Les délais, déjà particulièrement longs, sont rallongés en partie car les effectifs ont été réduits au minimum.
Les contrats d'assurance santé souscrits par les français ne prenant pas en compte les pandémies mondiales, cela explique pourquoi la communauté française respecte davantage le confinement, afin d'éviter tout risque de devoir se rendre à l'hôpital. Cependant, de nombreux professionnels de santé français proposent des consultations en ligne ou par téléphone. Les associations tentent de venir en aide aux plus démunis et de maintenir leurs actions solidaires, mais l'activité a beaucoup diminué.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝘂 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗼𝘂 𝗱'𝗲𝘅𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?
On voit émerger sur les groupes de Français au Mexique de nombreux élans de solidarité, qu'il s'agisse de bons plans, de contacts en cas de problèmes, de structures auxquelles s'adresser... Il existe un vrai esprit de communauté entre les Français dans le pays et une question ne reste jamais sans réponse. Des voyageurs de passage trouvent refuge chez des Français installés avant de rentrer en France, les producteurs locaux sont soutenus par les partages et les recommandations... On a également vu émerger un grand nombre de cours d'espagnol en ligne, afin de mettre à profit cette période de confinement.

𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘃𝗼𝘆𝗮𝗴𝗲𝗿 : 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗶𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗠𝗲𝘅𝗶𝗰𝗼 𝗗𝗙, 𝗮𝘂 𝗠𝗲𝘅𝗶𝗾𝘂𝗲?
Venir à Mexico c'est se perdre dans les bruits, les couleurs et les odeurs. Chaque quartier possède ses particularités, son charme et son architecture. Flâner sur les marchés, goûter aux dizaines de tacos de rues, se promener dans les parcs... La ville grouille de monde et de sons, qui deviennent rapidement une mélodie habituelle et réconfortante. Les couleurs immeubles et les sourires des gens suffiront à vous convaincre !

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗿𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗼𝘂𝗽𝗲𝗿?
Concernant les endroits incontournables, difficile de faire un choix ! A Mexico, impossible de rater le marché artisanal de Ciudadella, l'immense parc de Chapultepec ou le marché aux plantes de Jamaïca. Les plages de Puerto Escondido sur le côte Pacifique satisferont tout amateur de surf, débutant ou confirmé. L'ascension de Toluca ou de la Malinche fera rêver les randonneurs avec ses paysages à couper le souffle. La ville de Mérida avec son centre colonial, les pyramides de Teotihuacan ou encore l'architecture colorée de Guanajato sont des incontournables, parmi tant d'autres.
Pour les touristes avides de soleil et de mer, la péninsule du Yucatan reste la principale destination de vacances, où il ne faut pas hésiter à chercher les petites cenotes moins connues qui garantissent dépaysement et féérie.
La ville de Mexico regorge d'événements musicaux et culturels pour tous les goûts. Festivals de films ou de musiques, concerts de mariachis sur toutes les places de ville, il y a de quoi faire pour tout le monde !

𝗖𝗼𝘁𝗲́ 𝗴𝗮𝘀𝘁𝗿𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲: 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀?
En ce qui concerne la gastronomie, impossible de passer à coté des « tacos al pastor », une explosion de saveurs proposée à chaque coin de rue. Voici la recette que j'ai trouvé la plus fidèle à ce qui est proposé dans les « puestos »
Je n'ai pas vraiment d'adresse précise à recommander, tout dépend du goût de chacun. Le mieux reste de se promener et de se laisser tenter dans la rue par les odeurs de viande marinée.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́𝗲?
Mon expression favorite au Mexique est le fameux « ahorita » que l'on entend tous les jours. Les mexicains ont un rapport au temps très différent des occidentaux, et donc très approximatif. « Ahorita » signifie bientôt, dans pas trop longtemps, dans un petit moment sans savoir exactement quand... ! Cela peut être un peu déconcertant au début, mais on fini rapidement pas se laisser porter ! Cela va de paire avec la fierté prononcée des mexicains. Plutôt que de vous avouer qu'ils n'ont pas la réponse à votre question ils vous répondront quoi qu'il arrive, même si la direction n'est pas la bonne, où que l'information n'est pas d'actualité... Même si cela peut paraître déstabilisant, c'est aussi l'occasion de faire de belles découvertes et de rencontrer les gens où que vous alliez.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗲s𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 ?
Envie d'un dépaysement total et garanti ? Venez lire l'édition mexicaine du https://lepetitjournal.com/mexico ! C'est l'occasion de découvrir une culture, des goûts et des couleurs profondément différents. Le Mexique est un pays de proximité, de contact permanent et de pure liberté qui vous accueillera à bras ouverts. Laissez vous tenter par cette expérience unique où vous ne serez jamais seul ! Nous espérons que la communauté française de Singapour aura pu apercevoir les nombreuses qualités qu'offre le Mexique, et que nous pourrons bientôt tous voyager « à l'autre bout du monde ».

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour67

Aujourd'hui, retrouvez le témoignage de P𝗲̀𝗿𝗲 𝗣𝗮𝘁𝗿𝗶𝗰𝗸 𝗣𝗼𝗿𝘁𝗶𝗲𝗿, aumônier de la Communauté Francophone de Singapour, qui nous partage son humeur et ses coups de coeur pendant cette période de pandémie.

 

pere patrick portier

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 v𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 "𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻" ?
Je suis heureux de m'appeler Patrick qui résonne avec une ambiance de Pub. Je me serais appelé Bernard, ça aurait été plus difficile car je découvre avec ce confinement que je n'ai rien d'un « ermite ». J'habite dans une maison d'accueil qui est aujourd’hui un ermitage. Rien à voir avec "l'hermitage" de la Baule, dans l'Ouest de la France dont je suis originaire et qui me manque actuellement.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Le meilleur moment est l'attente du taxi qui m'apporte chaque midi et chaque soir une Bonne Nouvelle ! Une famille qui m'envoie repas, dessins des enfants, intentions de prière et parfois du "spiritueux". C'est l'occasion d'avoir après un échange par WhatsApp pour remercier et pour prendre des nouvelles. Je rajouterai dans la litanie des saints "Saint WhatsAp priez pour nous, Saint Zoom priez pour nous".

𝗖𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝗿𝗼𝗶𝘀𝘀𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿, 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗮𝗻𝗶𝗺𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́?
En tant qu'aumônier de la communauté catholique francophone de Singapour, de Kuala Lumpur et de Rangoun, j'ai eu l'idée, avec les membres des diverses équipes d'animation de la communauté, de mettre en place les messes du dimanche online. Les animateurs d'aumônerie ainsi que les catéchistes ont essayé de garder contact par l'utilisation de la plateforme zoom.
Ce qui m'a le plus touché est d'être à l'écoute de ceux qui ont perdu un être cher et qui n'ont pas pu se rendre en France. Nous avons vécu des funérailles dans La Chapelle MÉP à partir d'une photo et avec des membres de leur famille qui nous rejoignaient par zoom. Je découvre que la foi est un soutien. Nous ne sommes pas seuls, mais en communion les uns les autres.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝘂 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗶d𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?
Les actes de solidarités ont été nombreux et communs à tellement d'amis croyants d'une autre religion ou chercheurs de sens : prendre ou reprendre contact avec des proches, soutien humanitaire et financier auprès des associations proches des workers. Les enfants ont envoyé des dessins et écrit à la main des lettres pour leurs grands parents, ils ont été attentifs auprès de personnes malades et seuls. Je suis heureux de servir de telles communautés.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
A table le dimanche, j'écoute des chants traditionnels français. Ceux qui parlent de nos traditions, de nos cultures et specialement celui qui s'intitule "Qui veut chasser une migraine" de Gabriel Bataille. 

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗘 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Le livre que je recommande n'est pas gros et peu rapporter beaucoup: c‘est l'Evangile qui signifie en grec "bonne nouvelle". Et j'en ai besoin.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗲𝗻 𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
J'ai redécouvert le pain fait maison. Il est tellement différent à chaque fois. Le pain, c'est le fruit du travail. Quand je le bénis, je pense à ceux qui perdent leur emploi et à ceux qui essayent de le maintenir ou d'en créer. Ce pain me rappelle aussi que je n'ai pas célébré depuis longtemps avec ma communauté autour du pain de Vie. Il nous manque et nous en avons faim.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
A ceux qui comme moi ont vécu seul : jeune professionnel, étudiant ou personne séparée, je leur dis ma profonde amitié. Je souhaite "bonne route" à ceux qui quittent Singapour sans être sûr de pouvoir le leur dire de vive voix "au revoir". A ceux qui en ont marre des règles de ce confinement, j'attends le miracle avec vous pour retrouver de nouveau ma communauté aux noces de Cana.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la paroisse et l'agenda paroissial : https://www.paroisse-singapour.com/

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour68

Aujourd'hui, c'est 𝗖𝗮𝗽𝘂𝗰𝗶𝗻𝗲 𝗖𝗮𝗻𝗼𝗻𝗻𝗲, rédactrice en chef au sein de l'édition Lepetitjournal.com/Chennai (lancée en août 2019), qui nous parle de la situation à Chennai en Inde.

capucine canonne

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮̀ 𝗖𝗵𝗲𝗻𝗻𝗮𝗶 𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝗜𝗻𝗱𝗲 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 ?
Bonjour www.lepetitjournal.com/Singapour ! Sympa de prendre des nouvelles de nous ! Ici, en Inde le confinement a commencé le 24 mars dernier, pile le lendemain de mon accouchement d’ailleurs ! Confinement oblige, les centres commerciaux, les restaurants, les cinémas, les lieux de culte (…) ont fermé, peu de sorties étaient autorisées, juste de quoi se ravitailler en alimentation et en eau potable. Les accès aux plages étaient fermés, les déplacements très limités et contrôlés (voir interdits à partir de 13h), certaines rues « nettoyées » à coups de jets d’eau de javel (oui, oui) mais surtout, des rues entières étaient barrées et surveillées pour éviter des cas suspects d’en sortir. Les policiers étaient très vigilants, voir originaux dans le respect des règles (quelques articles de notre édition en parlent). En avril, le gouvernement du Tamil Nadu a même décidé de mettre en place un « lockdown » total de 4 jours, afin de « maîtriser la situation dans les grandes villes et limiter la transmission du virus avec des mesures drastiques ». Résultat, de longues files d’attente devant les magasins la veille, pénurie d’eau potable, et un peu de stress que cet arrêt total ne dure… Depuis le 24 mars, le lockdown a été étendu à 4 reprises mais avec de moins en moins de restrictions. L’Inde est maintenant en déconfinement progressif jusqu’au 30 juin. Est-ce une bonne stratégie aux vues des cas qui augmentent de manière inquiétante ?

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻c𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 ?
L’Inde a fermé ses frontières et a suspendu les visas. Nous attendons tous des nouvelles pour savoir quand tout cela rentrera dans l’ordre. Certaines familles ont été rapatriées dans des vols réservés aux touristes et aux personnes vulnérables. C’est mon cas avec mon mari et mes fils, notamment suite à la naissance de mon bébé qui a aujourd’hui presque 3 mois. Les familles restées en Inde se tiennent très régulièrement au courant de l’évolution et les entreprises sont d’un grand support, prêtes à réagir si la situation devient trop difficile. Des points expats sont régulièrement organisés, et le Consulat est très à l’écoute.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝘂 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗼𝘂 𝗱'𝗲𝘅𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?
Je tiens à souligner une immense solidarité et générosité depuis le début de la crise. Les Français soutiennent des associations d’entraide, notamment (pour ne citer qu’elle) "Annai Charitable Trust", une association qui distribue tous les jours de la nourriture et des paniers repas à de nombreux habitants de Chennai Sud dans des situations extrêmes (perte de revenus, plus de logements, qui n’ont plus rien…). "Chennai Accueil" (association d’accueil de la communauté française et francophone) a mis en place une cagnotte leetchi pour les dons. Il faut savoir qu’environ 10€ permettent de nourrir une famille pendant une semaine ! 
D’autre part, les échanges whatsapp sont très actifs, tout le monde se tient au courant de tout : des nouvelles restrictions, des routes barrées, un supermarché ouvert, du troc d’objets, des vols spéciaux planifiés etc… Chennai Accueil a même organisé son assemblée générale en vidéo très originale avec une possibilité de votes pour réélire le Bureau. Nous avons aussi eu droit à un « apéro virtuel » pour fêter la fin de l’année scolaire (fin mai 2020). Très chouette, qui donne du baume au cœur et nous fait oublier l’isolement !

𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘃𝗼𝘆𝗮𝗴𝗲𝗿 : 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗶𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗖𝗵𝗲𝗻𝗻𝗮𝗶 𝗼𝘂 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗱 𝗱𝗲 𝗹'𝗜𝗻𝗱𝗲 ?
Je le racontais sur RFI justement, Chennai est une ville très peu connue, son ancien nom a plus de résonnance : Madras ! C’est la 4ème ville du pays en superficie, elle n’a pas à rougir de ses atouts croyez-moi !
Il y a un site incontournable qui s’appelle Mahabalipuram, classé Patrimoine Mondial de l’UNESCO qui regroupe des temples et des sites historiques très réputés et c’est une lieu incontournable si on vient dans la région du Tamil Nadu et à Chennai. Il y a aussi évidemment Pondichéry, y faire un tour le temps d’un weekend est vraiment très agréable.
Et il faut parcourir la région du Tamil Nadu, très riche du Sud de L’inde en architecture et en Culture avec ses palais abandonnés, ses temples Hindous (beaucoup très réputés comme celui de Madurai). C’est l’Inde du Sud dans toute sa splendeur, ses odeurs, ses couleurs, ses sourires.

𝗖𝗼𝘁𝗲́ 𝗴𝗮𝘀𝘁𝗿𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲: 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀?
Là, je ne peux que recommander les adresses des restaurants Chamiers et l’Amesthyst, où travaille notamment une Home chef française qui a décidé de créer des ponts culinaires entre la France et l’Inde. Il s’agit de Virginie Bompoil (son interview et son histoire à retrouver ici https://lepetitjournal.com/…/rencontre-avec-virginie-bompoi… ).
Mais s’il fallait citer un plat vraiment emblématique de notre région du Tamil Nadu, c’est le Thali, plat complet servi sur une feuille de bananier, comprenant une multitude de portions de saveurs tamoules parmi lesquelles des ragoûts, des sautés de légumes plus ou moins épicés, des dals (plats à base de lentilles), des beignets etc… Le riz est au cœur du plat, complété par des galettes. J’en salive rien que d’en parler !

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 ?
Chers voisins, n’hésitez pas à venir nous rendre visite, nous ne sommes qu’à 4h30 d’avion, vol direct bien sûr. Je peux vous assurer que l’Inde ne vous laissera pas indifférent. En fait, tous vos sens seront en ébullition : votre nez avec les odeurs, vos yeux avec les couleurs et la foule souriante, vos oreilles avec le trafic (soyons honnêtes), mais aussi les temples, les musiques, votre bouche avec ses saveurs inimitables et le toucher avec les épices, les tissus etc… En attendant, rendez vous sur https://lepetitjournal.com/chennai !

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour69

Aujourd'hui, pour ce 10ème dimanche "à la maison", c'est 𝗚𝗮𝗲̈𝗹𝗹𝗲, auteure du blog http://merichan.com/wp/ et une des co-admins du célèbre groupe 'Singapour Nanas' qui nous partage son humeur et ses coups de coeur.

gaelle

 

𝗘𝗻 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁 𝗱𝗼𝘂̀, 𝗲𝘁 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗾𝘂𝗶 ?
Au calme d’un vieux condo du côté de Bukit Panjang, c’est une fois passée la porte de chez nous que l’ambiance prend un peu des airs de folie selon les heures de la journée.
Chez nous, c’est avant tout la maison des choiseaux, nos 10 animaux de compagnie, mélange improbable de 3 espèces (chien, chats, oiseaux) qui s’est constitué un peu au hasard des sauvetages au fil des ans ici.
Les humains y sont en minorité : Il y a mon mari qui travaille depuis la maison depuis mars, notre ado de presque 16 ans, et notre FDW, la surprise de ce confinement. Elle aurait du nous quitter après 10 ans pour rentrer définitivement aux Philippines. Les restrictions de voyages sont tombées trop vite pour qu’elle puisse accéder avec certitude à son île, du coup elle est toujours avec nous pour une durée indéterminée.

𝗨𝗻𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲 𝘁𝘆𝗽𝗲 ?
Alors là, accrochez-vous, elles sont à la fois rythmées par les choiseaux et régulièrement chamboulées par eux. Il y a un continuum de caisses et autres cages à nettoyer, de bols de nourriture à remplir et d’eau à changer, de demandes de câlins, le tout avec un programme bien huilé sur la journée, les perruches étant strictement diurnes.
Plusieurs heures par jour, les perruches volent librement dans notre salon, heures pendant lesquelles les chats peuvent choisir de rester pour partager leur espace ou partir dormir au calme. C’est les plus petites mais ne vous y trompez pas, c’est elles qui font la loi! Elles choisissent même la musique… (elles crient sans discontinuer quand mon choix ne leur plait pas, j’ai vite appris !)
Une fois que tout ce petit monde est lancé sur le programme de la matinée, je m’installe à mon bureau, au milieu du salon, et en gardant un oeil sur les poilus et plumés, je m’installe à animer et modérer Singapour Nanas, et écrire.
Comme avec des jeunes enfants, il y a des jours, où ils me laissent volontiers vaquer à mes occupations, pendant qu’ils s’occupent autour de moi, et les jours où il faut régulièrement que j’intervienne, où ils refusent catégoriquement de me laisser bosser tranquille. C’est un peu la surprise tous les jours. Plusieurs fois depuis mars, il y en a un ou l’autre qui s’est dévoué pour s’occuper de ma vie sociale en improvisant une visite chez le vétérinaire par exemple…
Après un temps d’adaptation, ils respectent aussi, en moyenne, les heures de bureau de mon mari, pour autant qu’il leur accorde un peu de temps quand il fait ses pauses. Mais tous ses collègues savent désormais que chez lui c’est un peu le zoo.
A 18h00, les perruches sont mises au lit jusqu’au lendemain, et c’est souvent déjà l’impression d’une journée bien remplie qui s’achève!

𝗖𝗼̂𝘁𝗲́ 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲𝘀 ?
Selon les soirs, il y a un défilé de chats, ils sont six, enfin presque sept parce que le chien n’est plus trop sûr de l’espèce à laquelle il appartient, il est un choiseau comme les autres ! Ils défilent donc et tiennent à se plaindre du bruit fait pendant la journée par les perruches, et veulent leur moment d’attention.
C’est aussi souvent l’heure à laquelle notre ado émerge de son antre. Elle a décalé ses horaires au gré des amis de part le monde avec lesquels elle peut jouer en ligne et papoter.
Comme la maison est un mélange d’introvertis et d’extravertis, on essaie de ménager les besoins de tout le monde. Du coup, on a les soirs où l'on regarde tous quelque chose ensemble, que ce soit une série, un film, un documentaire, ou du stand-up. Et les soirs, où chacun se concentre sur ses petits projets de son côté.

𝗖𝗼̂𝘁𝗲́ 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝘂𝗶𝘀𝗶𝗻𝗲 ?
Paradoxalement, moi qui tournait à 90% sur le shopping online, j’ai du recommencer à aller dans les magasins, vu la saturation des sites online. C’est il faut l’admettre un petit peu de stress, parce que certains produits diététiques (mon ado a des allergies alimentaires) et certains produits pour animaux sont devenus durs à trouver. Mais c’est aussi de chouettes aventures, on se lance à faire certaines choses maison, le four tourne bien ces temps!

𝗟𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗶𝗰𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?
Pour nous, ce sera les röstis, des galettes de pommes de terre râpées et grillées, typiquement Suisse. Le plat préféré de notre ado, qu’on a du coup souvent mangé!

𝗨𝗻𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝘁𝗿𝗼𝘁𝘁𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻 𝘁𝗲̂𝘁𝗲 ?
Impossible de n’en choisir qu’une, il y a un mélange hétéroclite de genres musicaux à travers les décennies qui met du rythme dans les journées. Mais "Sia" reste géniale pour lancer des sessions improvisées de danse contemporaine dans le salon, et la comédie musicale "Hamilton" est un régal pour se motiver à écrire ou passer des moments à s’égosiller en choeur avec une partie des choiseaux et l’ado.

𝗗𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗮̀ 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 ?
"Douglas" d’Hannah Gadsby, arrivé sur Netflix fin mai. C’est tellement l’histoire de ma vie et celle de ma fille pour certains trucs, qu’on l’a regardée 3 fois de suite, en rigolant plus fort à chaque fois!
Les moments passés en famille à faire parler les choiseaux. En ce moment on a un chaton en plus, donc il est facile de passer des heures à rire entre leurs idiosyncrasies, leurs personnalités, et les grandes idées qu’ils ont souvent.
Les moments partagés sur Singapour Nanas, la solidarité, le partage et tous les jolis moments qui naissent sur le groupe, du fait d’avoir essayé de donner de la place à une partie de la vie sociale de la communauté féminine francophone de Singapour.

𝗔𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗱𝗼𝘂𝗰𝗲𝘂𝗿, 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗿𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝘀?
La certitude absolue que je me suis complètement déshabituée des sorties, de la foule, des bruits de la ville, des habits d’extérieurs, des chaussures et que le retour à une vie plus sociale va être rude pour l’introvertie que je suis.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
Qu’un chat peut aimer le Durian ! Mais surtout d’être indulgents avec vous-mêmes : prenez soin de vous, quelque soit la forme que ça prend pour vous.
C’est aussi le fait de se donner le droit d’avoir des coups de mou, envie d’hiberner, de prendre un peu de poids, de vivre les émotions que cette période un peu surréaliste apportent.
Ne pas avoir peur de dire à ses proches si on a besoin d’espace ou au contraire de présence, de laisser de la place à tout le monde pour exprimer ses frustrations, ses coups de coeur et ses coups de gueule, sans forcément le prendre pour soi. Bref, de profiter de cette période pour améliorer la communication au sein de la maison.

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour70


Pour clôturer notre chronique quotidienne des lecteurs et lectrices depuis 70 jours, c'est 𝗔𝗻𝗻𝗲 𝗚𝗲𝗻𝗲𝘁𝗲𝘁, Députée de la 11ème circonscription des Français établis hors de France (Asie, Océanie et Europe orientale) et membre de la commission des Affaires étrangères, qui nous fait le plaisir de partager son humeur et ses coups de coeur !

 

anne genetet

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 "𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻" ?
Mon époux, dans la maison familiale en France, en pleine campagne, dans un tout petit village où je venais d’être élue conseillère municipale.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
Pas de meilleur moment car je veux tout voir positivement, c’est mon caractère. Mais les coronapéros avec les copains et les visioconférences qui permettent de voir 10 fois plus de monde qu’en temps normal. Et aussi le bonheur (trop rare depuis 3 ans) de cuisiner longuement, de ranger, trier, classer ou encore de bricoler, créer, coudre, et même jardiner !
Mais ce que le confinement a révolutionné dans mes fonctions a été la proximité avec les ministres: jamais aussi proches, jamais aussi à l’écoute, jamais aussi accessibles. Un paradoxe alors qu’on ne peut pas se rencontrer ! Avec à la clé, une efficacité du travail parlementaire inégalée. J’espère que ça ne se perdra pas ! Messieurs les Ministres, la balle est dans votre camp ! (…”messieurs” car hélas, le confinement n’a pas bouleversé la parité).

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?
Les aléas de la visioconférence vus sur mon écran : le chat qui passe sur le clavier, le bébé qui pleure, l’enfant qui fait coucou à la caméra, la conversation personnelle trahie par un micro non coupé, l’illectronisme de quelques uns. Et en audioconference, celui qui prend un double appel et ne sait pas que toute la conférence profite de sa musique d’attente (quand on est avec un ministre, c’est gênant mais on ne peut pas prévenir le fautif ! Pas d’autre solution que radicale : tout le monde raccroche et rappelle le numéro d’audioconf).

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Living in a ghost town des Rolling Stones https://www.youtube.com/watch?v=LNNPNweSbp8

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗘 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?
'La Peste' d'Albert Camus pour ses deux niveaux de lecture qui rendent ce livre terriblement contemporain : une épidémie qui frappe une ville, mais surtout l’ennemi invisible qui monte et que personne ne veut voir ou admettre. On peut y discerner les populismes, les discriminations de toutes nature ou le réchauffement climatique et la dégradation de notre environnement; hélas le choix est vaste.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗲𝗻 𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Les radis roses bien frais, parce que j’ai le temps de me les preparer et que j’en adore le croquant, le piquant et le goût.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗵𝘂𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 ?
L’humour a toujours pimenté notre vie familiale; j’aime l’utiliser au quotidien. C’est un outil redoutablement efficace pour rester serein et apaiser d’éventuelles tensions. Pendant ce confinement, de nombreuses petites videos m’ont fait beaucoup rire et notamment celle d’amis proches, passionnés de théâtre et qui ont su mettre en scène les affres de la vie de bureau délocalisée à la maison. Pas de lien mais croyez-moi, c’était très drôle et bien vu !

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Je pars avec mon époux et j’emporte mon smartphone, un champ de panneaux solaires, du matériel de bricolage et de jardinage, du papier et des crayons.

𝗦𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗮𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 "𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗱'𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁", 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 ?
Désolée de rester très terre à terre, mais mon unique promesse serait de respecter les gestes barrieres afin de protéger mes proches vulnérables.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗵𝗼𝘁𝗼𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?
Je n’ai d’autres photos que celles des captures d’écran de mes visioconférences… pas très glamour ! Les images sont dans ma tête, dans mon coeur et dans le regard de mes proches.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?
Je ne me sens pas l’âme d’un messager mais je partage volontiers mon état d’esprit: Dépasser les rengaines creuses “le confinement est une épreuve”, “rien ne sera plus comme avant”, “notre monde doit changer” alors qu’en réalité, si nos vies se sont figées, la Terre a continué de tourner, nos travers ont perduré et des défauts (pourtant connus) de nos modes de vie nous ont explosé en pleine figure.
Donc l’énergie que j’ai à vouloir avoir un impact positif sur le fonctionnement de mon pays et la vie de mes concitoyens n’a en rien été entamée, mais est au contraire décuplée pour prendre en compte ce qui est pour moi la grande leçon de cette période: l’ennemi invisible est décidément le plus difficile à combattre. Et il en va d’un virus comme du réchauffement climatique ou des populismes.

Retrouvez son profil: https://www.facebook.com/AGenetet/

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗱𝘂 𝗷𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝘀𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour71

Aujourd'hui, 𝗝𝗮𝗰𝗸𝘆 𝗗𝗲𝗿𝗼𝗺𝗲𝗱𝗶, Sénateur représentant les Français établis hors de France, résidente à Singapour et confinée à Paris pendant 8 semaines, vous partage son humeur et son expérience passée en confinement.

 

Jacky Deromedi



"Singapour débute aujourd’hui la phase 2 de son déconfinement. C’est un grand jour pour nos compatriotes, après plus de 70 jours de confinement... Nous sommes tous épris de liberté et chaque phase de déconfinement nous rapproche de la vie « normale » que nous chérissons tant professionnellement que personnellement."

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂, 𝘃𝗼𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Confinée seule pendant huit semaines dans mon bureau/chambre au Sénat, j’ai été heureuse, de retrouver des réunions « en présentiel » dès la semaine du 11 mai ! Sénateur représentant les Français établis hors de France, je n’ai jamais passé autant de temps, sédentaire, loin de mon pays d’accueil, si cher à mon cœur. Les travaux du Sénat se sont poursuivis durant ces semaines. Nous avons eu recours au télétravail, aux réunions en visio/audioconférences. J’ai reçu de nombreuses sollicitations de Français de l’étranger en difficulté pendant le confinement. Nous étions en lien permanent avec le Quai d’Orsay. Les journées étaient donc bien occupées.

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
Tous les soirs à 20h, avec des milliers de Français, je tenais à saluer l’engagement du personnel soignant en applaudissant sur mon balcon. Une anecdote aussi amusante qu’angoissante : un soir, alors que j’applaudissais, le volet roulant a soudainement commencé à descendre, risquant de m’ « enfermer » à l’extérieur. Les rues étant désertes pendant le confinement, je risquais de passer la nuit dehors « au frais »… Ni une, ni deux, je me suis précipitée pour ramper sous le volet avant qu’il ne se ferme. In extremis car ma dernière cheville a failli rester coincée dehors !

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱’𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?
Ma famille, mon vélo d’appartement et ma brosse à cheveux « chauffante » !

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼-𝘀𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲𝘀 ?
Le site Conseils aux Voyageurs indique: L’intégralité du territoire singapourien est déconseillée sauf raison impérative en raison de l’évolution de l’épidémie de coronavirus, dans l’attente de l’amélioration de la situation. Considérant que le classement « orange » de Singapour sur ce site paraît particulièrement strict compte-tenu des mesures très exigeantes mises en œuvre par Singapour pour lutter contre l’épidémie et l’endiguer, j’ai demandé au Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères un passage au « jaune ». Cela semble plus adapté à la situation sanitaire et permettrait d’adresser un signal positif à ce pays ami qui a fait preuve de son engagement dans une lutte féroce contre le coronavirus.

Par ailleurs, après cette période difficile, nous demandons aux autorités singapouriennes que les Français résidant à Singapour soient autorisés à revenir dans leur pays d’accueil après leur séjour estival en France. Voilà le vœu que je formule en ce jour important pour Singapour : que les Français de Singapour et nos amis singapouriens puissent très rapidement aller et venir librement entre nos deux pays amis.

Consulter les informations du Sénat: Sénat http://www.senat.fr/

 

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#solidaritefrancophoneasingapour

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Marie-Ségolène Migairou

Marie-Ségolène Migairou

Pendant ses études et ses fonctions à l’export, elle a parcouru le monde. Aujourd'hui à Singapour, elle s’investit au sein du Petitjournal.com au niveau commercial et marketing et occasionnellement rédactionnel
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