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Covid19 - Humeur de confinés à Singapour #Semaine 9 !

Par Marie-Ségolène Migairou | Publié le 08/06/2020 à 14:30 | Mis à jour le 08/06/2020 à 14:30
covid19 confines singapour

Pour cette nouvelle étape, la phase 1 de "réouverture", nous avons décidé de vous faire voyager en vous faisant découvrir des témoignages de correspondants un peu partout dans le monde grâce à notre réseau de Lepetitjournal.com. Aussi, nous continuerons, chaque semaine, à donner la parole à nos lectrices et lecteurs  sur la page Facebook de Lepetitjournal.com à Singapour ! Retour sur la semaine passée avec Loanne Jeunet, Valérie Pivon, Isabelle Bonsignour, Ariane Nabarro, Gersend D’Gers, Sarah Chabane, Quitterie Puel. Merci pour ces témoignages à travers le monde ! Prenez soin de vous ! Restons unis et connectés !

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour57

Aujourd'hui, c'est 𝐋𝐨𝐚𝐧𝐧𝐞 𝐉𝐞𝐮𝐧𝐞𝐭, Rédactrice en chef de Lepetitjournal.com/ho-chi-minh qui nous parle de la situation au Vietnam.

Loanne Jeunet

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 𝗮𝘂 𝗩𝗶𝗲𝘁𝗻𝗮𝗺 ?

Aujourd’hui, le Vietnam semble s’éloigner doucement de la crise sanitaire et se préparer à une réouverture internationale, dans les prochains mois.
Le premier cas de Covid-19 au Vietnam est survenu le 23 janvier dernier, mais le pays, voisin de la Chine avait déjà conscience des risques, c’est pourquoi il a pris des mesures rapides. Une période de distanciation sociale a été mise en place le 1er avril jusqu’au 23 avril. Depuis, la vie a repris son cours, toujours avec vigilance notamment au niveau des gestes barrière : distance physique dans les lieux publics autant que faire se peut, lavage des mains réguliers… Le port du masque, qui était obligatoire pendant la période de crise, est maintenant conseillé, mais de nombreux Vietnamiens continuent à le mettre dans la rue, c’est d’ailleurs une habitude de base liée à la pollution de la circulation, comme dans beaucoup d’autres pays asiatiques.
Les frontières sont toujours fermées, le gouvernement se concentre sur les cas importés de Covid-19, revenus de l’étranger, qui représentent 57% des cas au Vietnam. Ça fait 43 jours qu’aucun cas de transmission n’a été signalé dans la communauté, signe que l’épidémie est bien sous contrôle sur le territoire.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 ?

Un large pan de la communauté française au Vietnam est en accord avec les médias internationaux quant à la bonne gestion de la crise du coronavirus sur leur territoire, et à juste titre. Ils sont beaucoup, notre rédaction y compris, à s’y sentir en sécurité.
Evidemment, comme partout dans le monde, les entreprises ont souffert. Certaines ont dû déposer le bilan, d’autres ont dû licencier, beaucoup de personnes se sont donc naturellement retrouvées au chômage. Mais je pense qu’avec la fin du confinement qui est arrivé plus vite qu’on ne l’aurait espéré, on peut être optimiste quant à la suite. D’ailleurs, plusieurs économistes s’accordent à dire que le Vietnam sera l’un des rares pays à connaître une croissance en V, comprendre une reprise rapide de l’économie. C’est plus difficile pour les activités liées au tourisme forcément, qui n’ont pas de visibilité.
Pour l’instant, plus personne ne peut rentrer au Vietnam, hormis une catégorie de gens aux qualités particulières, et les Vietnamiens qui étaient bloqués à l’étranger bien sûr.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝘂 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗼𝘂 𝗱'𝗲𝘅𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?

Notre Chambre de Commerce et d’Industrie France Vietnam a mis en place une plateforme collaborative, plusieurs associations telles que l’UFE et autres organismes français et francophones ont gracieusement relayé les informations d’entreprises dans le besoin, un hôtelier a proposé aussi d’héberger des touristes en détresse qui se faisaient refuser partout malgré sa décision initiale de fermer. Nous-mêmes avons décidé de mettre en lumière certains entrepreneurs par le biais d’un papier - service que nous facturons d’ordinaire car sous un régime de publicité. Le contexte étant inédit et difficile pour tout le monde, il était nécessaire de le faire.

𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘃𝗼𝘆𝗮𝗴𝗲𝗿, 𝗱𝗶̂𝘁𝗲𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗶𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗛𝗼 𝗖𝗵𝗶 𝗠𝗶𝗻𝗵 ?

Je ne suis jamais objective lorsqu’il s’agit d’Ho Chi Minh Ville (Saigon) car j’ai un profond attachement pour cette métropole, presque spirituel; mais je vais tenter.
C’est un endroit vivant, bouillonnant. Un peu comme une marmite dans laquelle auraient été jetés pêle-mêle des aliments nobles, et d’autres moins ragoûtants. Je m’explique : Saigon, et plus généralement le Vietnam, sont des lieux de paradoxes, où tous les extrêmes se côtoient. Chaleur étouffante et climatiseurs glacés, odeurs de grillades alléchantes et vapeurs de pot d’échappement. Rues bruyantes et silence des pagodes, quartiers résidentiels huppés et petites ruelles pittoresques, buildings et bidonvilles, richesse et pauvreté, modernité et archaïsme, soleil brûlant et pluies diluviennes, sécheresses et inondations, paysages magnifiques et plages recouvertes de déchets plastiques… La liste est encore longue, alors je vais m’arrêter là. Beaucoup détestent cette animation constante de Ho Chi Minh Ville et préfèrent le calme et le côté traditionnel de Hanoi ce que je comprends parfaitement.
Mais Ho Chi Minh Ville (Saigon) a ce quelque chose d’unique, c’est comme une entité à part entière qui mobilise tous vos sens, surtout la vue, le goût et l’odorat. Il n’y a qu’à se poser dans un café et regarder la vie défiler.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗿𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗼𝘂𝗽𝗲𝗿 ?

C’est une question à laquelle il m’est aussi difficile de répondre, tant ce que l’on considère comme « à ne pas louper » peut s’incarner de différentes manières.
Le quartier chinois de Saigon, qui regroupe les districts 5, 6, 10 et 11 a une réelle identité, une atmosphère à part, loin du tumulte des zones plus touristiques ou habitées par les expat’. Bien sûr, le marché de Binh Tay, à Cho Lon, où l’on vend de tout. Il attire des touristes, mais moins que le marché de Ben Thanh, dans le district 1. Ce dernier est le marché le plus connu de tout le Vietnam, et même si beaucoup considèrent que c’est un attrape-touristes, les prix pratiqués sont pourtant raisonnables (à voir selon ce que l’on achète bien sûr) et il ne faut pas hésiter à marchander.
Toujours dans le D1, la rue des routards, Bui Vien, est à voir au moins une fois dans sa vie. Pour ma part, je suis loin d’être une fêtarde et je n’y passerais mes soirées pour rien au monde tant le son est fort ; mais à chaque fois que j’y ai fait un détour, c'était toujours la même hallucination.
Plus loin du centre, dans le district 9, la pagode Buu Long est un magnifique bijou architectural, assez méconnue des touristes. Les quais, le long des canaux Vo Van Kiet, Nhiêu Lộc-Thị Nghè etc. De nuit, c’est encore plus charmant et agréable d’y boire un verre ou de manger en terrasse. Il y a aussi le marché et l’église rose de Tan Dinh, le musée des Beaux Arts, le marché aux fleurs de Ho Ty Ky, les cafés à thème…. Mais c’est une liste loin d’être exhaustive !

𝗖𝗼𝘁𝗲́ 𝗴𝗮𝘀𝘁𝗿𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 : 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 ?

Je recommande évidemment de tester le maximum de spécialités vietnamiennes en privilégiant les boui-boui aux chaînes de restaurant, forcément plus aseptisées et dont les goûts sont adaptés aux palais occidentaux.
Et pour ceux qui craignent pour leur estomac fragile, regardez bien sûr si l’établissement est fréquenté et l’horaire à laquelle vous vous y présentez.
L’incontournable plat national vietnamien est la soupe phở (mon adresse préférée : Phở Thuận Tiến, 19 Đặng Văn Ngữ), le bánh xèo (crêpe vietnamienne fourrée de pousses de soja, porc et crevette), le café vietnamien au lait glacé (ca phe sua da), les autres types de soupes (il y en a plein et pour tous les goûts), les fruits de mer (commandez les So Diep Mo Hanh au restaurant si vous êtes amateur de Saint Jacques), le barbecue de chèvre (Lau De), le bun thit nuong (communément appelé bo-bun en France), le bun cha (spécialité hanoienne) le riz brisé au porc (com tam), le sandwich (banh mi), les desserts vietnamiens etc. Il y en a trop !

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗼𝘂 𝗰𝗼𝘂𝘁𝘂𝗺𝗲 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́𝗲 ?

Ce que je préfère, c’est le geste de politesse répandu chez les jeunes qui consiste à croiser son avant bras sur l’autre lorsqu’on donne quelque chose ou lorsqu’on récupère quelque chose à un client. En France il s’apparenterait presque à un bras d’honneur ou à une « quenelle », ici c’est pour montrer son respect ; cela m’a fait beaucoup rire au début. Sinon, j’ai constaté un réel changement d’attitude lorsque j’effectue à mon tour ce geste, très apprécié lorsque je tends une assiette ou que je donne un billet à une mamie qui vend du jus de canne à sucre etc.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 ?

Singapour jouit d’un rayonnement mondial et particulièrement en Asie du Sud-Est, de par ses infrastructures, son cosmopolitisme et sa solidité économique ; nous sommes persuadés que la communauté française installée là-bas, dont votre important lectorat, saura tirer son épingle du jeu de ce confinement, et plus généralement de cette crise sanitaire sans précédent. Nous leur souhaitons bon courage pour la suite et espérons les avoir un peu fait voyager par procuration. Et qui sait, peut-être qu’ils mettront cap sur le Vietnam pour leur prochaine destination ?

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour58

Aujourd'hui, nous voyageons à Jakarta grâce au témoignage de 𝗩𝗮𝗹𝗲́𝗿𝗶𝗲 𝗣𝗶𝘃𝗼𝗻, co-responsable de l'édition Lepetitjournal.com/jakarta qui habite la ville depuis 14 ans et l'Asie depuis 25 ans.

 

Valerie Pivon

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 𝗮̀ 𝗝𝗮𝗸𝗮𝗿𝘁𝗮 𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝗜𝗻𝗱𝗼𝗻𝗲́𝘀𝗶𝗲?

A Jakarta et en Indonésie la communauté francophone s’est auto-confinée à la fermeture du Lycée français le 16 mars. Par la suite, le gouverneur de Jakarta a décidé de mettre en place ce que l’on appelle ici "les mesures de distanciations sociales" : les centres commerciaux, restaurants, bureaux et entreprises non essentielles ont fermé. Le télétravail est devenu la norme pour beaucoup de sociétés.
Jakarta est une mégalopole de 30 millions d’habitants, 70% de la population vit de l’économie informelle, imposer un confinement total n’est ici pas possible et n’a tout simplement pas de sens. Ces mesures s’appliquent dans tout l’archipel indonésien. À Jakarta les centres commerciaux, bureaux doivent réouvrir le 5 juin, petit à petit on va passer dans un système que le gouvernement appelle la “nouvelle normalité” avec respect des gestes barrières et dépistages dans les entreprises.
À ce jour les frontières de l’Indonésie sont fermées, nous n’avons aucune information concernant une réouverture du pays. Le nombre de cas officiels de personnes décédées du Covid-19 est de 1.613, certainement sous estimé selon les experts, mais on est loin de la catastrophe annoncée d’y il y a deux mois.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 ?

A Jakarta, la situation sanitaire n’a rien avoir avec celle de Singapour, beaucoup de familles françaises et de compagnies ont fait le choix de rapatrier leur personnel en France. Environ 30% des Français résidants ont quitté le pays. Comme partout de nombreux secteurs sont touchés : le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, une ile comme Bali qui vit principalement de cette économie est très impactée. Les secteurs du transport, de l’aéronautique, de l’automobile sont plus touchés par la crise mais après trois mois d’inactivité ou de baisse d’activité tous les secteurs même ceux qui s’en sortent le mieux sont impactés.
Concernant l’Edition du petitjournal.com de Jakarta, nous avons eu énormément de travail fin mars et avril, obtenir des informations sur la situation du pays était un peu compliqué, de nombreux touristes ont vu leurs vols annulés par les compagnies aériennes. Nous avons travaillé sur des points d’informations mis à jour régulièrement. Ce fut un travail lourd, mais au vu du nombre de vues que nous avons réalisé nous avons répondu aux attentes de nos lecteurs. Nous continuons de faire des interviews par téléphone, car nous avons un réseau et des contacts bien développés désormais. Une partie de la petite équipe de la rédaction est rentrée en France, nous organisons nos plannings à travers des réunions zoom hebdomadaire.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝘂 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗼𝘂 𝗱'𝗲𝘅𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?

Le gouvernement a bien sûr lancé un programme d’aide aux plus démunis, la communauté indonésienne s’est aussi organisée. Cette pandémie est arrivée en plein ramadan, une période où l’entraide est au centre de ce mois particulier. Des distributions de vivres ont été organisées et le sont toujours. La communauté francophone a elle aussi participé à cette solidarité tout simplement pour certains en cuisinant des repas pour les plus pauvres qu’ils vont distribuer, d’autres ont organisé dans leur quartier des distributions de produits de premières nécessités avec les responsables de quartier, qui sont très efficaces. D’autres ont organisé des collectes Facebook… les initiatives sont nombreuses. Cf notre article.

 

𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘃𝗼𝘆𝗮𝗴𝗲𝗿, 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗶𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗝𝗮𝗸𝗮𝗿𝘁𝗮 𝗲𝘁 𝘃𝗶𝘀𝗶𝘁𝗲𝗿 𝗹'𝗜𝗻𝗱𝗼𝗻𝗲́𝘀𝗶𝗲 ?

L’Indonésie c’est 17 000 îles… Visiter Jakarta n’est peut être pas un incontournable bien qu’avec le confinement, la diminution de la circulation, j’ai appris à redécouvrir ma ville.
On connaît bien sûr Bali qui est certes une île magnifique dès que l’on sort du sud et que l’on va un peu plus vers l’intérieur. Mais il y a tant à voir ici comme sur l’île de Java ; des paysages magnifiques, des temples du 10 et 11ème siècle, des volcans pour les amateurs d’aventures. Et pourquoi pas pousser plus loin Lombok, Sumba…
Depuis que je vis en Indonésie j’ai beaucoup voyagé, chaque île est d’une richesse extraordinaire, mais parmi les plus belles images que j’ai en tête ce sont les iles Rajat Ampat où les récifs coralliens, les plages sont à couper le souffle.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 ?

Je viens souvent à Singapour, et je pense que l’Indonésie est très souvent méconnue par les résidents que je rencontre. Je les invite à venir découvrir ce pays fantastique qui regorge de destinations incroyables et rencontrer les indonésiens, leur sourire et gentillesse font partis des plus de ce pays. J’invite vos lecteurs à lire l’édition de Jakarta du petitjournal.com où nous publions régulièrement des articles sur des destinations à découvrir en Indonésie, sur la culture et des portraits de nombreux Français ou Francophones installés dans l’archipel.
Je profite de votre page pour saluer mes amies guides des musées de Singapour, que j’ai hâte de revoir dans le « monde d’après » lors de notre prochain rapprochement culturel programmé dans votre ville.

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour59

Aujourd'hui, on part en Inde avec 𝗜𝘀𝗮𝗯𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗕𝗼𝗻𝘀𝗶𝗴𝗻𝗼𝘂𝗿, Française, rédactrice en chef au sein de l'édition Lepetitjournal.com/bombay qui nous parle de la situation à Bombay au 2 juin 2020. "Arrivée à Bombay il y a 4 ans, j’ai fondé l’édition locale du petitjournal il y a tout juste 18 mois. La gestation a été longue, mais le bébé est en pleine forme et grandit bien !"

Isabelle Bonsignour

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 𝗮̀ 𝗕𝗼𝗺𝗯𝗮𝘆 𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝗜𝗻𝗱𝗲 ?

L’Inde a subi le confinement le plus strict de la planète, fermeture des frontières externes mais aussi inter-états, arrêt complet du trafic de passagers aériens et ferroviaires, fermeture des magasins non essentiels, couvre-feu… Depuis le 25 mars, il a été étendu à 4 reprises avec tout de même de moins en moins de restrictions. Nous avons démarré le 1er juin le lockdown 5.0.
Le nombre de cas a augmenté régulièrement et l’Inde en compte aujourd’hui plus de 180 000. Même dans cette crise sanitaire, Bombay mérite son surnom de “Maximum city” : c’est la mégalopole indienne la plus touchée et de loin. Du coup, nous sommes encore beaucoup plus confinés que le reste du pays et ni les restaurants, ni les centres commerciaux n’ouvriront ici avant le 30 juin. Pour l’anecdote, à Bombay, on conseille aux résidents de circuler en vélo pour garder les distances sociales. Or, la mousson arrive avec ses 4 mois de pluies torrentielles, inondations… alors le vélo, ça en laisse plus d’un sceptique.
Mon mari et moi avons de la chance car nous sommes confinés dans notre appartement au 24ème étage avec vue sur la mer de tous les côtés, ça donne une impression d’espace bienvenue dans cette période irréelle. Nous travaillons chacun dans notre coin et nos sorties sont limitées à l’épicerie du coin et aux promenades dans le parking de l’immeuble.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 ?

En mars 2020, l’Inde a fermé ses frontières et suspendu les visas pour les étrangers (hors diplomatique et employment). Plusieurs familles parties pour les vacances scolaires se sont retrouvées en dehors du pays sans pouvoir y entrer. De plus, les familles qui ont depuis décidé de quitter temporairement l’Inde pour la France ne savent pas quand elles pourront y revenir. Ceux qui ont fait le choix de rester pour ne pas perdre leurs visas voient arriver les 4 mois de mousson avec désespoir. Pour l’instant, nous sommes tous dans l’attente de la réouverture des frontières et des visas.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝘂 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗼𝘂 𝗱'𝗲𝘅𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?

Le groupe WhatsApp de Bombay Accueil tourne actuellement à plein régime : échanges d’adresses, ordonnances du gouvernement, journaux, videos, mêmes…
De nombreuses initiatives ont été mises en place pour aider la population la plus défavorisée en distribuant des rations de nourriture ou en fournissant des masques au personnel soignant comme le fait un groupe de Françaises qui, avant le confinement, cousait des serviettes hygiéniques distribuées dans les zones rurales autour de Bombay.

𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘃𝗼𝘆𝗮𝗴𝗲𝗿, 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗶𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗕𝗼𝗺𝗯𝗮𝘆 𝗲𝘁 𝘃𝗶𝘀𝗶𝘁𝗲𝗿 𝗹'𝗜𝗻𝗱𝗲 ?

Bombay est la grande oubliée du tourisme en Inde, mais elle mérite l’arrêt. On découvre la ville en flânant dans ses rues et en s’immergeant dans son effervescence, sa cacophonie, ses odeurs…On y trouve pêle-mêle le plus grand ensemble art deco au monde après Miami, une architecture emblématique de la période coloniale britannique,  des grottes bouddhistes de plus de 1500 ans, des bungalows typiques de l’epoque portugaise, des plages (mais on ne s’y baigne pas), les meilleurs street food indiens selon les Mumbaikars, une vie nocturne animée…
Plonger dans la foule Mumbaikar (quand elle reviendra) et flâner lors du Kala Ghoda festival en février qui regroupe artistes, artisans et spectacles de rue dans le quartier du même nom.
Pour une véritable expérience de la ville, se lancer et prendre le Mumbai local (le train de banlieue qui transporte un nombre inimaginable de passagers tous les jours), le train traverse Bombay du nord au sud toutes portes ouvertes et à toute vitesse que les Mumbaikars appellent la Lifeline de Mumbai (seuls quelques uns circulent en ce moment pour les travailleurs du front) 
Aujourd’hui, la ville est silencieuse et les Mumbaikars n’en reviennent toujours pas que ce sacré virus ait pu les clouer chez eux.
A visiter impérativement à quelques heures de Bombay, les grottes bouddhistes peintes d’Ajanta et celles bouddhistes, hindoues et jaïns d’Ellora classées au patrimoine mondial de l’Unesco 

𝗖𝗼𝘁𝗲́ 𝗴𝗮𝘀𝘁𝗿𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 : 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 ?

Découvrir la cuisine indienne revisitée de Bombay Canteen dans le quartier de Lower Parel, un ancien quartier de filatures reconverti en immeubles d’affaires et résidentiel : c’était un des restaurants les plus courus de la ville avant le confinement, à essayer absolument. Tester le “Vada Pav”, le sandwich typique du Maharashtra vendu partout dans la rue : absolument pas diététique, mais un régal selon les Mumbaikars. C’est une croquette de pommes de terre frite, insérée dans une sorte de pain légèrement brioché et assaisonnée de piments et chutney. Pain, patate, huile, le Vada Pav tient au corps et nourrit son homme.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 ?

Lisez https://lepetitjournal.com/bombay pour tout savoir sur l’Inde et préparer votre voyage. Bombay se mérite, plus on y passe du temps, plus on l’apprécie ! Et Bombay n’est qu’à 5 heures trente de vol de Singapour mais le dépaysement est garanti.

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour60

Aujourd'hui, on voyage à Singapour grâce à 𝗔𝗿𝗶𝗮𝗻𝗲 𝗡𝗮𝗯𝗮𝗿𝗿𝗼, Guide touristique Singapour Sur Seine et présidente de l'UFE, Union des Français de l’Etranger, https://www.ufe.org/ qui nous partage son humeur et ses coups de cœur en cette période si particulière.

Ariane Nabarro

 

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 "𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻" ?

Quelle chance j’ai! Nous avons emménagé en Février au début de la nouvelle année du rat de métal. Après quasiment une année dans divers appartements meublés, itinérants. Notre confinement a donc débuté par l’ouverture de nos 200 cartons, stockés au garde meuble. C’est pour nous un retour sur Emerald Hill, un quartier que nous aimons tant où nous sommes installés depuis maintenant 6 ans. Avec ses petites shophouses du début du XXèm siècle. Un environnement piéton, joyeux et animé au milieu de la grande ville et à 2 minutes du MRT. Je suis bien sûr avec mon mari qui n’avait jamais envisagé de passer autant de semaines d'affilée avec moi… et notre fille qui a juste eu le temps de monter dans le dernier avion arrivant de Manchester.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?

Ces retrouvailles avec ma fille ont été merveilleuses. Cela fait déjà 5 ans qu’elle est partie étudier en Angleterre. Nous n’imaginions pas avoir la chance de nous retrouver pour une si longue période. L’adolescente rebelle s’est mue en une charmante jeune fille à la rhétorique aisée. Bien sûr il a fallu s’acclimater les uns aux autres, mais après ses 2 semaines de stricte « stay home notice », aujourd’hui, nous avons presque l’impression de profiter de notre liberté ensemble.

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?

Je me suis rendu compte que beaucoup de Français habitent dans ma rue, j’ai fait la connaissance de 2 jumeaux de deux ans qui sortent tous les jours avec un parent, alternativement, pendant que l’autre travaille. On se fait des signes, ce sont mes compagnons de confinement, je leur ai offert les petites voitures de mes grands fils qui n’en ont plus besoin… ils sont étudiants en Europe.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?

Michel Berger! J’écoute en boucle une chanson qu’il a composée pour France Gall, qui s’appelle Diego. Diego est libre dans sa tête… je m’échappe comme Diego, je lui ressemble et je rêve avec Johnny Hallyday, France Gall, Véronique Sanson et bien sûr Michel Berger qui ont tous interprété cette chanson. 
Deux interprétations féminines de Diego Michel Berger interprété par France Gall Diego interprêté par Véronique Sanson
Je me réveille avec Radio Classique (celui de France) et nous déjeunons avec Radio Classique pour les infos de France. J’adore la musique classique. La musique adoucit les mœurs.
Je n’ai d’ailleurs jamais autant voyagé que depuis le début de ce confinement. Comme mes visites et mes tours de Singapour Sur Seine se sont très vite arrêtés au début de l’année, j’ai décidé de reprendre l’Italien que j’avais appris au lycée. Chaque jour, je pars en Italie à Brescia pour mes cours. Je suis des cours en ligne avec l’association APICS.  Une fois par semaine, je vais à Hong Kong le vendredi et le samedi à Bangkok avec les apéritifs virtuels de l’UFE de ces pays.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗘 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?

J’ai relu en italien un livre qui s’appelle Soie (Alessandro Baricco). Je l’avais lu en français il y a quelques années. Quelle récompense en effet de savourer dans sa version originale le verbe délicieux de cet écrivain Italien. Je n’avais pas parlé cette langue depuis au moins 20 ans. J’ai découvert que la mémoire est extraordinaire qu’une langue ne s’oublie pas. Un peu de travail et tout est revenu. 
Je lis également le Straits Times tous les jours y compris pendant cette période. Un excellent moyen de rester en contact avec ce qui se passe à Singapour. Mon mari a annulé notre abonnement, ce qui nous oblige à sortir au moins une fois par jour afin de nous le procurer.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗲𝗻 𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 ?

Le « risotto al funghi » que je déguste et cuisine, encore en Italien. Le risotto de Ricardo 
Mais aussi les tapas de Sabio pour les soirs où je n’ai pas envie de faire la cuisine… Un plaisir de continuer à déguster ses plats, même privés de tout le reste. Un petit air de sortie entre amis et de restaurant à la maison… ça me manque tellement de ne pas pouvoir réunir quelques amis pour un moment convivial. 

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗵𝘂𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 ?

J’ai découvert Lison Daniel, cette jeune femme de 22 ans qui se glisse dans la peau de personnages aussi drôles que différents. Elle réalise ses vidéos avec des filtres de l’image et de la voix. Je la suis sur Instagram. 
On est ce qu’on est, et on reste toujours ce qu’on est, peu importe les situations.

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?

Si d’aventure cette situation devait se reproduire et que je puisse m’organiser à l’avance, je partirais le cœur léger en emmenant ma famille, une liaison wifi et quelques bouteilles de champagne.

𝗦𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗮𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 "𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗱'𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁", 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 ?

Arrêter le champagne et le chocolat?… non, c’est une blague !!! Même si je sais que je serais tellement contente, et que je n’aurais plus besoin de ces béquilles pour sourire toute la journée. Je ne ferais pas de promesse, elle n’aurait de toute façon pas d’impact. A part bien me laver les mains depuis 3 mois et continuer ensuite afin de garder ce virus et les autres éloignés, je ne promets rien, mais je suis résolue à profiter et apprécier toutes les bonnes choses qui m’arrivent. J’ai fait ma part avec bonne volonté, et pour la suite, j’entends bien apprécier les plaisirs disponibles et les partager le mieux possible avec mon entourage.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?

"Être libre dans sa tête", c’est mon moto de cette période. Et si je devais donner un conseil sur ce qui m’a le plus réussi, c’est de ne pas oublier d’entretenir ma forme physique. On sait que c’est la meilleure voie vers la forme morale et psychologique. Nous sommes privés de beaucoup de choses, mais à Singapour, le gouvernement ne nous empêche pas de sortir sans autorisation préalable. C’est une chance que j’apprécie d’autant plus quand j’en parlais avec mes amis ou ma sœur en France (avant le 11 mai).

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour61

Aujourd'hui, on voyage artistiquement avec 𝗚𝗲𝗿𝘀𝗲𝗻𝗱𝗲, D'Gers Entertainment , Artiste peintre, qui nous raconte son humeur et nous donne ses coups de cœur en cette période si spéciale.

Gersende D'Gers

 

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝗲̀𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 "𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻" ?

Je vis avec mon mari et mes deux filles, Bahia et Alia, de 10 et 8 ans. Nous sommes dans un condo, entre Kovan et Serangoon, très calme et très arboré. Nous avons la chance d’avoir une vue sur les arbres depuis notre salon : un pur moment d’évasion qui aujourd’hui n’a pas de prix, ça aide a pour rester positif dans cette période de Circuit Breaker.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?

Il y a plusieurs moments qui me viennent à l’esprit et qui sont complétement opposés :
- Le premier, au tout début de cette période de confinement, je m’évade pour un jogging et je pars à l’aventure pour fuir les nombreuses personnes dans les parcs qui découvrent les joies de la course à pied (compréhensible étant donné que c’est l’une des seules activités autorisées pour sortir de chez soi…) Je me retrouve dans des zones industrielles, vides, à courir sur les routes sans voitures, sans croiser personne. Je me souviendrai longtemps de cette sensation unique et inhabituelle d’être libre au milieu des routes et des trottoirs.
- Un autre moment rempli de joie et de créativité : un dimanche, nous sommes partis en famille pour un voyage virtuel en Australie. Une idée suggérée par une amie dont l’objectif est de découvrir le pays comme si tu y voyageais tout en étudiant la culture, les coutumes, la cuisine, la musique, faune... Au final, une super présentation PowerPoint préparée par mes filles, un moment de surf le long de Hamelin Bay (la table du salon) pour mon mari, une danse aborigène au milieu de la brousse pour Bahia, une transformation en kangourou pour Alia, une partie de boomerang, aménagement de notre camping-car (à l’échelle de Barbie), et pour moi tournage du clip « the Cardigans» dans ma coupée cabriolet, les cheveux aux vents, au milieu du Great Victoria désert, sans oublier un dîner burger accompagné d’un chardonnay From Margaret river.
- D'autres moments, plutôt une agréable découverte, furent les quelques rendez-vous zoom professionnels que j’ai eu avec des personnes que je ne connaissais pas. Comme quoi le confinement n’empêche pas les rencontres 😊

𝗔𝘂𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗻𝗲𝗰𝗱𝗼𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 ?

J’ai repris goût à la sieste !! Ce que je n’avais jamais réussir à faire depuis mes années étudiantes après les nuits blanches de fiesta !!! Aussi, le weekend dernier, mon mari et moi avons réalisé un challenge sportif un peu fou, en souvenir de notre ascension au sommet du mont Rinjani il y a deux ans, et de son tragique tremblement de terre. Nous avons décidé en cette période difficile de rendre hommage aux personnels de santé et, de renouveler cette ascension de 3726m, en changeant légèrement de paysage : monter les 252 marches de notre cage d’escalier avec ses 15 étages jusqu’à atteindre le sommet : au final 7h30 d’aller-retour, autant dire que l’atterrissage a été dur, après quelques jours, mes mollets étaient encore en feu, incapable de bouger, mais ravie de cette expérience inédite.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗟𝗔 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?

« Laissez-moi dansez » ! Nous avons eu un moment de craquage en famille, sur Dalida : parfait pour se laisser aller totalement et ne penser à rien en chantant très fort. Tout a commencé sur notre balcon, nous nous sommes vite réfugiés dans le salon, pour ne pas effrayer nos voisins, avec quelques accessoires pour tourner une vidéo 😊 

𝗩𝗼𝘂𝘀 𝗲̂𝘁𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲𝗻𝗲𝘂𝗿, 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 ? 𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗰𝗲 𝗻𝗶𝘃𝗲𝗮𝘂-𝗹𝗮̀ ?

Je suis artiste. Je travaille seule, à mon compte, depuis mon domicile. Les grands changements malheureusement sont la suspension des contrats de travail avec mes écoles partenaires, l’annulation de mes expositions à Singapour ou overseas, et des rendez-vous clients/ prospects.
Mon activité s’organise autour principalement autour d’évènements, ou de contacts clients pour présenter mes produits, qui sont totalement différents en photos et en réel. Il a fallu trouver une solution pour le long terme ; j’avais déjà l’idée d’un site e-commerce pour commercialiser mes posters, aujourd’hui c’est en ligne, je suis ravie. Aussi j’avance sur mes commandes clients, au rythme des commandes onlines des fournisseurs qui font le tour du monde avant d’être livrées…
J’ai aussi participé à des expositions collaboratives online avec différents artistes partenaires, et des évènements caritatifs en collaboration avec la « Fédération woman artist of singapore » en offrant quelques une de mes œuvres, pour soutenir les répercussions économiques du coronavirus à SG.
Je ne cache pas qu’aujourd’hui il est difficile d’avancer au rythme que je souhaiterais, mais je crois qu’il va falloir être patient. J’espère que l’après Coronavirus restera propice à la culture de l’Art, et que les gens s’ouvriront à d’autres manières d’expressions que via l’utilisations de nos écrans ou téléphone… Je suis confiante, sachant qu’aujourd’hui tous on cette envie de sortir, de revoir du monde, et de fêter ensemble dans la joie
Pendant ce confinement, j’ai aussi organisé une semaine de camp de vacances online via des vidéos tournées avec mes filles ; tous les jours une activité artistique différente avec les supports collage, peinture, diy, avec des papiers, tissus, feuilles, De quoi stimuler la créativité des enfants et leur faire passer le temps différemment ; faut dire qu’ils commencent aussi à tourner en rond .. Les vidéos sont accessibles librement ; amusez-vous avec vos enfants. 

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹'𝗼𝗲𝘂𝘃𝗿𝗲 𝗱'𝗮𝗿𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝘇 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 ? 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 ?

J’ai créé pour une commande client, une toile de 120*90 cm, représentant certains éléments emblématiques de Singapore ; le MBS, le Garden by the bay et ses dômes, le merlion , et les shophouses « Loves From Singapour »
Difficile de peindre sur un grand format depuis le rebord de ma fenêtre, mais j’ai travaillé différemment, et me suis amusée à créer à l’envers.
Mon concept de travail en mix media offre un rendu original et unique de ce paysage figuratif ; mélange de peinture et de spray, en utilisant du tissus, divers papiers, des feuilles d’or, d’argent, des perles, de l’aluminium… Le final est gai et coloré, ma cliente est ravie, moi encore plus. La toile est vernie, prête à partir en France cet été (puisqu’elle n’a pas besoin de son billet retour ,,,,,) et « Loves From Singapour « est disponible sur mon site en version posters A2.
Cette toile représente à la fois, notre vie d’étrangers à Singapour, mais aussi nos racines en emportant une partie de notre expérience dans notre pays d’origine ; ma cliente est en France aujourd’hui après des années à Singapour, elle recevra sa commande cet été grâce à une autre amie, qui elle aussi ne reviendra pas…Cette expérience commune à tous à Singapour a un point commun l’amour de notre expérience ici.

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗹𝗮𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́ 𝗲𝗻 𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 ?

En bonne Française j’adore manger, autant dire qu’on a justement essayé pas mal de plats différents, plusieurs salades, des recettes de poulet (dont le poulet Yassa customisé en rajoutant des dattes), mais dernièrement le fameux gâteau velvet que l’on voit partout à Singapore ! Une tuerie (pour les abdos aussi) , accompagnée d’une boule de glace au chocolat blanc.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗵𝘂𝗺𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 ?

Dans les nombreuses vidéos distribuées dans les groupes WhatsApp, 2 vidéos me viennent en tête : Florence Foresti "Les mamans calmes" – un incontournable dont je ne me lasserais jamais , et je me suis jamais autant sentie proche de Florence qu’en cette période de home schooling. Aussi un sketch des animaux qui se moquent des humains en quarantaine (la vidéo que j’ai le plus transferée à ma famille et amis..) 

𝗠𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲𝘅𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗻𝗲́ 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗶̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝘀𝗲𝗿𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘃𝗼𝘂𝘀 ?

Ma famille, et mes amis pour s’entraider, fêter et vivre simplement ensemble une expérience différente. Mes baskets, du papier et des crayons, une playlist de musique, et quelques bouteilles !

𝗦𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝘇 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗺𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗮𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 "𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗱'𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁", 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 ?

Un des objectif que je me donne parfois pendant ma semaine de boulot est de voir ou d'être en contact avec au moins une personne par jour. Je garderais cette idée pour justement la tenir sur le long terme, chose que je ne fais que rarement…

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗳𝗶𝗻𝗶𝗿, 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 ?

Patience : depuis que je suis à Singapour, j’ai appris à prendre un peu plus sur moi. J’admire ce côté "cool" que les locaux ont parfois où ils peuvent attendre des heures sous les abrisbus quand il pleut et faire une pause sur image, alors que moi, je suis d'un tempérament à ne jamais me poser…
La phrase qui me revient souvent depuis mon arrivée à Singapour « When it is raining, it is raining !» Ahahhaha oui et alors ? Tu ne peux rien changer, la situation est ainsi, que tu le souhaites ou non, à toi de l’accepter et d’avancer, plutôt que de rejeter et de rendre la vie plus dure. Prend le parapluie : "Keep moving & positive ! "
Nous avons de la chance d’être à Singapour, dans nos condos, bien au chaud, pendant que d’autres souffrent. Je suis rassurée aujourd’hui de voir que les pays les plus pauvres s’en sortent plus ou moins bien par rapport à cette pandémie. Autre message : à bientôt pour se rencontrer !

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour62

Aujourd'hui, on vous emmène en Suède grâce au témoignage de Sarah Chabane, rédactrice au sein de l'édition de Lepetitjournal.com/stockholm qui nous partage la situation là-bas et ses coups de coeur.

Sarah Chabane

 

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 𝗮̀ 𝗦𝘁𝗼𝗰𝗸𝗵𝗼𝗹𝗺 𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝗦𝘂𝗲̀𝗱𝗲 ?

La Suède contrairement à de nombreux pays n’a pas instauré une période de confinement obligatoire. Des recommandations et restrictions sont partagées par les autorités, de rester chez soi si l’on est malade ou si l'on appartient à un groupe à risque, d’éviter de prendre les transports en commun, de respecter les distances de sécurité, se laver les mains régulièrement… L’impact principal sur ma vie quotidienne a été de perdre mon job principal au début du mois d’avril. J’ai aussi limité grandement ma vie sociale. Je n’ai pas rencontré mes ami.es pendant plus d’un mois et ai réduit mes sorties au strict minimum.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝘂 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗼𝘂 𝗱'𝗲𝘅𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?

Un groupe facebook de solidarité francophone a été créé pour aider les personnes faisant partie de groupes à risques, malades ou tout simplement pour propager les informations pertinentes.

𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘃𝗼𝘆𝗮𝗴𝗲𝗿𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗶𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗦𝘁𝗼𝗰𝗸𝗵𝗼𝗹𝗺 ?

Pour la nature ! Stockholm est une ville verdoyante où on est toujours à 300 mètres d’un parc ou d’une zone naturelle. Cet aspect m’a permis de tenir bon pendant le “confinement” car j’ai toujours pu m’évader dans la forêt près de chez moi les jours les plus difficiles. Mais évidemment Stockholm est une capitale incontournable en matière de culture, d’architecture et de design.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗿𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗼𝘂𝗽𝗲𝗿?

Les quartiers bohèmes et hipsters de Södermalm (au sud du centre ville) pour les friperies, boutiques de design et bars branchés abordables. L’architecture colorée de Vasastan au coeur de Norrmalm (le quartier un peu au nord du centre ville) avec ses petits restaurants, ses parcs et la Stadsbiblioteket construite par le pionnier du fonctionnalisme Gunnar Asplund. Hammarby Sjöstad l’éco quartier au sud du centre qui devient de plus en plus vivant avec ses longues promenades au bord de l’eau. Et sûrement mon musée préféré Artipelag, une perle architecturale cachée dans l’archipel de Stockholm.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝘃𝗲́𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗮𝗿𝘁𝗶𝘀𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗰𝗼𝗻𝘁𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀?

La nuit de la culture en avril, le Stockholm International Film Festival en novembre, le festival du film féministe et la semaine du design en février par exemple !

𝗔𝘂 𝗻𝗶𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗴𝗮𝘀𝘁𝗿𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲: 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀?

Les pâtisseries suédoises sont la partie de la gastronomie suédoise que je préfère. Notamment les kardemummabullar (les cousins des roulés à la cannelle parfumés à la cardamome) ou les lussekatter (les brioches au safran de la Sainte Lucie).

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗼𝘂 𝗰𝗼𝘂𝘁𝘂𝗺𝗲 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́𝗲?

Mon expression préférée est sûrement “lagom” n’y trop peu, n’y pas assez, qui définit assez bien la société et la mentalité suédoise. Ma coutume locale, pas vraiment “lagom”: un bain dans un lac glacé après un sauna en plein hiver (Hellasgården à Stockholm est un lieu réputé).

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺 𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 ?

En ce qui concerne le reportage sur la gestion de la crise en Suède, gardez un esprit critique ! Peu de média internationaux proposent une vision nuancée à ce sujet et face à une situation si inédite il est pour l’instant impossible de savoir quelle approche sera efficace à long terme. Et prenez soin de vous !

 

𝗟'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗶𝗰𝗶 𝗲𝘁 𝗱'𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗟𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 #Jour63

Aujourd'hui, on part à Perth, en Australie, grâce à 𝗤𝘂𝗶𝘁𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲 𝗣uel, responsable de l'édition de Lepetitjournal.com/Perth qui nous parle de la situation là-bas ainsi que de ses coups de coeur.

Quitterie Puel

 

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗶𝘁𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 𝗮̀ 𝗣𝗲𝗿𝘁𝗵 𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝗔𝘂𝘀𝘁𝗿𝗮𝗹𝗶𝗲 ?

Les choses sont presque revenues à la normale à Perth. Samedi 6 juin, les dernières restrictions ont été levées ce qui signifie que les restaurants n’ont plus à accueillir un nombre limité de clients, les rassemblements jusqu’à 100 personnes sont autorisés, les musées ré-ouvrent et tous les sports et activités en plein air ou en salle peuvent reprendre. On ne peut pas encore voyager entre les Etats australiens (sans justificatif) mais les frontières inter-étatiques sont ouvertes, ce qui permet quand même aux gens de se déplacer. Certains marchés sont encore fermés.

𝗗𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗮𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝗻𝗱𝗲́𝗺𝗶𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝘃𝗶𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁-𝗶𝗹𝘀 ?

Je suis arrivée juste avant la fermeture des frontières donc j’ai découvert l’Australie au moment du Covid 19. C’était une expérience à la fois étrange et inédite. Je n’ai pas été impactée dans mon quotidien, dans la mesure où je n’avais pas de « routine » à ce moment-là. C’est le retour à la vie normale qui est plus compliqué quand on a découvert le pays sous confinement.
A Perth, nous n’avons jamais été confinés, seulement les déplacements étaient limités et le gouvernement recommandait aux personnes de ne se déplacer qu’en cas d’urgence. Mais il était possible de faire du sport, d’aller à la plage etc. Les rassemblements ont d’abord été limités à 2 personnes, puis à 10, puis à 20, aujourd’hui ils sont autorisés jusqu’à 100 personnes mais il faut bien respecter la distance de sécurité de 1,5m par personne.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 ?

Il y a beaucoup de jeunes qui viennent en Asutralie grâce au PVT (Visa Vacance Travail). Au moment de la crise, beaucoup d’entre eux ont dû rentrer. Le rapatriement a été compliqué car il a mis du temps à se mettre en place et il me semble que beaucoup d’entre eux ont été un peu perdus. Les directives du gouvernement étaient assez claires : ils ne devaient pas rester en Australie s’ils n’avaient pas assez d’argent pour vivre jusqu’en septembre. J’imagine que ça a dû être très dur de rentrer alors qu’ils préparaient ce voyage depuis longtemps. Certains Français sont restés. C’est très compliqué pour trouver du travail en ce moment.

𝗔𝘃𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝘂 𝗲́𝗺𝗲𝗿𝗴𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́ 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗼𝘂 𝗱'𝗲𝘅𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 ?

Oui, il y a eu beaucoup de groupes qui ont été mis en place pour organiser le rapatriement des Français. De nombreux compatriotes installés à Perth se sont mobilisés sur Facebook et WhatsApp pour aider les PVTiste qui, étaient déboussolés au moment de la crise.

𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘃𝗼𝘆𝗮𝗴𝗲𝗿𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗶𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗣𝗲𝗿𝘁𝗵?

Perth est une ville particulière, c’est la ville la plus isolée du monde ! Du coup l’ambiance est très « cool », il n’y a pas le stress des autres villes, j’aime beaucoup l’atmosphère. Les plages sont incroyables et vous pouvez, en roulant une heure, vous retrouver en plein désert ! c’est incroyable et les gens sont adorables, très ouverts, ils parlent facilement et veulent toujours aider.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗮̀ 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗿𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗼𝘂𝗽𝗲𝗿?

La foire d’art aborigène, Revealed, qui regroupe tous les centres d’art aborigène du Western Australia. Elle est organisée par l’Art Center de Fremantle, mais a été annulée cette année.

𝗖𝗼𝘁𝗲́ 𝗴𝗮𝘀𝘁𝗿𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗲: 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗺𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀?

J’ai eu l’occasion de gouter aux cookies aux flocons d’avoine que les Australiens mangent lors de l’Anzac day et j’ai trouvé cela incroyable, voici la recette. Sinon la tradition ici c’est le barbecue, les Australiens en font partout, tout le temps, dès qu’il fait beau.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲́𝗲?

« No worries mate ! » Typiquement australien !

𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝗵𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿𝗶𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹.𝗰𝗼𝗺/𝗦𝗶𝗻𝗴𝗮𝗽𝗼𝘂𝗿 ?

J’espère que la situation va s’arranger rapidement pour vous ! Le confinement est un moment suspendu qui est souvent difficile à vivre mais qui peut aussi être une pause très agréable, une occasion de faire le point sur beaucoup de choses !

 

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Marie-Ségolène Migairou

Marie-Ségolène Migairou

Pendant ses études et ses fonctions à l’export, elle a parcouru le monde. Aujourd'hui à Singapour, elle s’investit au sein du Petitjournal.com au niveau commercial et marketing et occasionnellement rédactionnel
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