Avec son économie dynamique et sa culture entrepreneuriale florissante, la Corée du Sud se positionne comme un terrain fertile pour les entrepreneurs français. Fort d’un écosystème technologique avancé et d’un marché exigeant mais réceptif aux innovations, le pays offre de nombreuses opportunités aux porteurs de projets. En 2023, le pays se positionne comme la 13ème économie mondiale et au 8ème rang des exportateurs (632,6 Md$). Il est également 2ème du classement Doing Business 2024.


Les secteurs prometteurs pour entreprendre en Corée du Sud
La Corée du Sud a su transformer sa localisation stratégique en un véritable levier de développement économique. Située entre la Chine et le Japon, elle s’impose comme une plaque tournante du commerce en Asie et un acteur clé de la mondialisation. Grâce à l’essor de la K-pop, du cinéma et de la culture coréenne, le pays a renforcé son attractivité, attirant aussi bien des investisseurs que des entrepreneurs français et étrangers. Dans cette dynamique, la Corée du Sud a également intensifié ses échanges avec l’Europe et la France, favorisant l’implantation de nombreuses entreprises étrangères sur son territoire.
Son économie repose sur des piliers industriels solides, notamment le textile, l’acier, l’automobile, la construction navale et l’électronique. Mais au-delà de ces secteurs traditionnels, le pays mise sur l’innovation pour assurer sa compétitivité. L’intelligence artificielle, la fintech et la cybersécurité connaissent une croissance rapide, bénéficiant d’un écosystème favorable aux start-ups. Parallèlement, l’industrie cosmétique et la mode, portées par le succès du "K-Beauty", séduisent les consommateurs du monde entier. Le tourisme, ainsi que l’agroalimentaire – notamment la gastronomie française, très appréciée – offrent également des opportunités prometteuses pour les entrepreneurs étrangers.
Talents internationaux, formation coréenne: la K-pop à la conquête du monde

Les visas pour investir en Corée du Sud
Pour travailler en Corée du Sud pendant plus de 90 jours, l'obtention d'un visa est obligatoire. Pour les entrepreneurs et les travailleurs indépendants, plusieurs visas sont disponibles. Le visa D-8 est destiné aux investisseurs étrangers souhaitant créer une entreprise en Corée du Sud. Il se décline en plusieurs catégories : le D-8-4, attribué aux entreprises innovantes ; le D-10-2, permettant de préparer un projet entrepreneurial avant de le lancer ; et le D-8-1, qui s’adresse aux expatriés disposant de capitaux conséquents pour investir dans une activité locale. Ces dispositifs facilitent l'intégration des entrepreneurs dans l'économie coréenne et leur permettent d'accéder à un écosystème dynamique et propice aux affaires.
Pour toute demande de visa, les informations importantes sont à retrouver ici.
Autres démarches pour entreprendre en Corée du Sud
Pour qu’un Français puisse créer une entreprise en Corée du Sud, un investissement d’au moins 100 millions de wons (environ 100.000 dollars US) est requis afin d’obtenir le visa D-8, dédié aux entrepreneurs.
Les formes d’entreprises accessibles aux étrangers, avec au moins un associé et sans exigence de capital minimum, incluent la société par actions, la société à responsabilité limitée, la société privée à responsabilité limitée, la société en nom collectif et la société en commandite. La plupart des entrepreneurs étrangers commencent par ouvrir un bureau de liaison, une structure plus simple à mettre en place.
En revanche, la création d’une entité commerciale ou d’une société à responsabilité limitée nécessite un apport minimum de 50 millions de wons (environ 36.000 euros). Ces exigences financières garantissent la viabilité du projet et facilitent l’intégration des investisseurs dans l’environnement économique sud-coréen.

Comment enregistrer son entreprise en Corée du Sud
L’enregistrement d’une entreprise en Corée du Sud en tant que Français implique plusieurs étapes administratives et juridiques. Voici les principales démarches à suivre :
1. Choisir la structure juridique
Les étrangers peuvent créer différentes formes d’entreprises en Corée du Sud, notamment :
- Société à responsabilité limitée (LLC) : adaptée aux petites et moyennes entreprises
- Société par actions (Stock Company - JSC) : plus adaptée aux grandes entreprises
- Bureau de liaison : option souvent privilégiée par les entrepreneurs étrangers pour tester le marché avant d’ouvrir une filiale complète
2. Obtenir un visa d’investissement
3. S’enregistrer auprès des autorités coréennes
L’immatriculation de l’entreprise se fait auprès du National Tax Service (NTS) et du Commercial Registration Office. Les étapes incluent la déclaration du capital initial, l’enregistrement de la société auprès du tribunal du commerce et l’obtention d’un numéro d’enregistrement de l’entreprise (Business Registration Number) auprès du bureau des impôts.
4. Ouvrir un compte bancaire professionnel
Une fois la société enregistrée, il est nécessaire d’ouvrir un compte bancaire d’entreprise pour gérer les transactions financières. Certaines banques exigent un dépôt initial avant de finaliser l’enregistrement.
5. Respecter les obligations fiscales et administratives
Après l’enregistrement, l’entreprise doit se conformer aux régulations fiscales coréennes, notamment en déclarant la TVA, en tenant une comptabilité conforme aux standards locaux et en effectuant les déclarations auprès des autorités compétentes.
6. S’inscrire à la Sécurité sociale et embaucher du personnel
Si l’entreprise prévoit d’embaucher des salariés, elle doit les enregistrer auprès des systèmes de sécurité sociale et d’assurance. Les employeurs sont tenus de respecter les réglementations locales en matière de droit du travail.

Les ressources pour les entrepreneurs
La Corée du Sud offre un large éventail de ressources aux entrepreneurs français souhaitant s’implanter dans le pays. Parmi les principaux acteurs, la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Coréenne (FKCCI) propose un accompagnement personnalisé aux entreprises françaises via des services de conseil, de mise en réseau et d’appui au développement. De son côté, la KOTRA (Korea Trade-Investment Promotion Agency) facilite les échanges et investissements étrangers en Corée du Sud en mettant à disposition des informations stratégiques et des services de soutien aux entrepreneurs. Enfin, le Cercle des Entrepreneurs Francophones en Corée (CEFC) constitue une communauté dynamique permettant aux entrepreneurs de partager leurs expériences, d’étendre leur réseau et de bénéficier de conseils pratiques pour réussir leur implantation.
Les institutions françaises jouent également un rôle clé dans l’accompagnement des entrepreneurs en Corée du Sud. L’Ambassade de France offre un soutien en matière de diplomatie économique et d’information sur le marché local. Le bureau Business France assiste les entreprises françaises dans leur stratégie d’exportation et d’investissement, tandis que les Conseillers du commerce extérieur de la France apportent leur expertise sur les opportunités d’affaires. Pour les familles expatriées, des structures comme le Lycée français de Séoul et l’Alliance française facilitent l’intégration des enfants et la promotion de la culture francophone dans le pays.
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