

Quatre matches, quatre défaites ! Laporte n'a jamais réussi à battre les Argentins, premiers adversaires des Bleus pour l'ouverture de la Coupe du monde. Vous avez dit danger ?
Pour reprendre confiance avant le Mondial à domicile, c'est l'union sacrée chez les tricolores (Photo : AFP)
Stade de France, 7 septembre 2007. La France inaugurera "sa"coupe du monde face à l'Argentine. Mais dans quel état d'esprit ? Nul doute que le scénario qui va prévaloir demain après-midi au stade de France (coup d'envoi à 15h, heure française) pèsera lourd, très lourd, au moment de lancer ce Mondial tricolore.
On n'ose imaginer les conséquences, notamment psychologiques, d'un nouveau revers des Bleus face à ces Pumas qui n'en finissent plus d'étonner. En tout cas, la France nourrit un certain complexe face aux Argentins. Depuis 1999 qu'il est à la tête du navire, Laporte n'a jamais réussi à trouver la solution et l'Argentine reste la seule équipe qu'il n'a jamais battue ! Pour lui, il s'agit bien de tuer le chat noir, "el gato negro", sous peine de voir s'amonceler de gros nuages à neuf mois du grand défi, et après deux gifles face aux All Blacks?
Des résultats exceptionnels
Les Sud-Américains, on l'a dit, restent sur quatre succès face aux Tricolores. Trois chez eux, tempèreront les plus optimistes. Ils se sont également imposés à Marseille l'an passé, dans un Vélodrome où Blacks, Australiens et Sud-Africains avaient, eux, chuté, ajouteront les plus lucides?
Car peut-on encore parler de surprise quand on sait que ces joueurs évoluent dans les meilleurs clubs européens, et surtout français ? Atout de taille, les "ciel et blanc"savent tout des Bleus. Avec les Parisiens Hernandez (un bijou), Corleto, Pichot, ou les Clermontois Ledesam, Scelzo et le capitaine Longo, ils possèdent des leaders de grande classe, des joueurs très intelligents dans un pays où l'ovalie est encore l'apanage des classes supérieures.
Bientôt dans le tournoi des VI Nations ?
Leur mêlée est aussi l'une des meilleures au monde. En juin dernier à Buenos Aires, les All Blacks avaient eu toutes les peines du monde à les battre? Tout le monde ne peut en dire autant ! Alors que l'organisation de leur rugby reste amateur ? ce qui déclenche des crises régulières entre les joueurs et leur fédération ? les Pumas viennent encore de franchir un palier en s'imposant pour la première fois à Twickenham face aux Anglais.
A telle enseigne qu'ils réclament leur intégration au tournoi des VI Nations. Vu leur niveau, il sera difficile de les ignorer très longtemps. Ils se disent même prêts à jouer tous leurs matches en Europe ! Où vont-ils s'arrêter ? Il faudra s'y habituer : après le foot et le basket, l'Argentine est aujourd'hui une grande nation de? rugby.
Valéry LEFORT. (www.lepetitjournal.com) 24 novembre 2006






































