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La grippe aviaire menace Rome et ses environs

Par Noé MALAPRIS | Publié le 17/11/2021 à 07:45 | Mis à jour le 17/11/2021 à 07:45
Photo : La grippe aviaire de retour en italien | iStock / santé magazine
grippe aviaire

Une épidémie de grippe aviaire s’est récemment déclarée dans une ferme d’Ostia Antica. Il semble qu’un canard sauvage en soit à l’origine : après avoir atteint un étang proche de la ferme, il aurait contaminé les canards d’une petite ferme avicole, provoquant notamment de nombreux décès de poulets.

 

Une première depuis quatre ans

La grippe aviaire ne s’était plus déclarée autour de Rome depuis quatre ans, lorsque des cas inquiétants avaient surgi dans les alentours de Tivoli. Cette année, le risque semble élevé, car le virus en question est hautement pathogène, tuant parfois les oiseaux infectés, et notamment ceux domestiqués par l’homme. Nicola Zingaretti, le président du Latium, a pris des mesures en conséquence.

 

Des mesures fortes

La quarantaine de trente-cinq fermes des alentours de Rome a été décrétée, ainsi que des analyses très régulières de leur population aviaire. Une zone de protection de trois kilomètres a été mise en place autour de la ferme, de même qu’une zone de surveillance de dix kilomètres.

Dans toute la zone, pour une durée de trois semaines, l’entrée et la sortie des oiseaux est bloquée, tandis que les foires sont interdites. Toute personne entrant dans une exploitation doit être parée des équipements de protection individuelle : gants, masque, combinaison, couvre-chaussures… Afin d’éviter les contaminations post-mortem, les carcasses doivent être immédiatement détruites. Quant aux véhicules utilisés pour le transport de volaille, ou empruntés par les exploitants, ils doivent être désinfectés.

 

Quel risque à la consommation ?

D’après le directeur de l’Instituto Zooprofilattico de Rome, Ugo la Marta, interrogé par La Repubblica, les œufs et la viande peuvent être mangés sans inquiétude. Il a néanmoins rappelé l’importance de la cuisson, pour se prémunir face aux autres agents pathogènes, tels que la salmonelle.

 

Une situation sous contrôle

Alessio d’Amato, conseiller régional à la santé, a affirmé que la situation est, pour l’heure, sous contrôle. Il n’y a plus de morts anormales d’oiseaux ou de volailles. Toutefois, il faut maintenir la vigilance et appliquer les recommandations sanitaires de la région jusqu’à ce qu’elles soient levées.

Maurizio Ferri, vétérinaire à l’ASL de Pescara, a quant à lui déclaré à La Repubblica qu’il ne faut pas s’inquiéter d’un risque de contagion à l’être humain : « Le risque d'infection, pour la population, est nul. Ce virus est très contagieux pour les animaux, mais pas pour l'homme. » Il a ensuite confirmé les affirmations d’Ugo la Marta, que les viandes proposées à la consommation sont sûres.

Noé MALAPRIS

Noé MALAPRIS

Étudiant à Sciences Po, j'ai la chance de passer ma 3e année à Rome, où j'effectue un stage d'un semestre au Petit journal.
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Marie Astrid Roy

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