TEST: 2283

Écoles à Rome : entre confusions et protocoles mal appliqués

Par Manon Di Colandréa | Publié le 13/11/2020 à 16:00 | Mis à jour le 13/11/2020 à 16:00
Écoles à Rome Covid 19

Alors que les maternelles, primaires et collèges demeurent les seules écoles encore ouvertes, elles font face – au moins dans le Lazio – à certaines contradictions, rendant difficile le suivi des cours et leur enseignement.

 

Parents, élèves, professeurs : tous font face à un manque de précision quant aux procédures, à des communications tardives à destination ou en provenance de l’Agence Sanitaire Locale (ASL) en plus de l’angoisse liée au virus qui rythme le quotidien de chacun. En effet, dès lors qu’un enfant ou qu’un enseignant est positif à la COVID-19, des paradoxes émergent.

Par exemple, certains enseignants doivent parfois enchaîner des quarantaines : si un élève dans une de leurs classes a été testé positif, ils doivent se confiner. Mais, dès lors qu’ils retournent à l’école pour donner leurs cours en présentiel dans une autre de leurs classes, un nouvel élève est lui aussi testé positif. Alors, une nouvelle période de quarantaine s’impose aux enseignants, et ainsi de suite. De plus, il apparait qu’un nombre important d’enseignants pour ces écoles-ci sont hostiles à la DaD (Didattica a distanza), c’est-à-dire l’enseignement à distance, compliquant un peu plus le processus.

À Viscontino, un parent d’élève notifie que la sœur de ce dernier est cas contact, cet élève le devenant à son tour. La classe de sa sœur et elle-même sont mis en quarantaine, de même que le petit frère. Cependant, le lendemain, l’ASL déclare que personne ne serait mis en quarantaine et que tout pourrait revenir à la normale le jour suivant.

À Virgilietto, des classes ont été mises en quarantaine plus de dix jours après le dernier contact avec un enseignant positif.

Au collège Pascoli de Via Sibari, un garçon est testé positif : la classe est mise en quarantaine puis, le surlendemain, une déclaration de l’ASL certifie que la classe peut retourner en cours sous motif que l’élève positif n’était pas allé à l’école les deux jours précédant son test.

Dans ces cas-là, certains parents choisissent de ne plus mener leurs enfants à l’école, par peur et par manque de clarté sur les procédures, tant de la part des établissements scolaires que de l’ASL.

Sur le même sujet
Manon Di Colandréa

Manon Di Colandréa

Étudiante en 3ème année à Sciences Po Aix, Manon a rejoint Le Petit Journal de Rome afin d’y effectuer un stage.
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Rome !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

À lire sur votre édition locale