Sept étudiants pédalent de Nîmes à Rome et récoltent 2.000 euros contre la lèpre

Par Lepetitjournal Rome | Publié le 13/07/2022 à 17:32 | Mis à jour le 14/07/2022 à 10:05
Photo : Crédits Photos : Suzanne Zeller - LPJ
étudiants cyclistes français

Des étudiants vendéens ont monté un projet, en partenariat avec la Fondation Raoul Follereau, pour soutenir la scolarisation des enfants guéris de la lèpre au Bénin. À vélo, ils ont parcouru plus de 1.100 kilomètres en 15 jours, reliant Nîmes à Rome.

 

La fin de la journée s’annonce sur la Piazza Farnese, au cœur de la ville éternelle. Sept cyclistes, aux tee-shirts bleus floqués de l’inscription « Follereau » dans leur dos, débarquent. Tous étudiants à l’Institut catholique de Vendée (ICES), ils semblent fatigués. L’Ambassadeur français en Italie, Christian Masset, est là pour les accueillir. Salutations, photos et visite du palais, l’ambassade est aux petits soins pour ces sportifs engagés. Et c’est grâce à l’organisation l’Union des français de Rome et du Latium, association culturelle qui fêtera ses 100 ans dans quelques mois, que cet accueil fut possible.

Albéric, Baudouin, Etienne, Gabriel, Jean-Gabriel, Louis-Joseph et Mayeul… Sept jeunes français, sept étudiants mais surtout sept cyclistes. Ils sont partis de Nîmes le 27 juin pour parcourir plus de 1.100 kilomètres et ont emprunté une partie de la célèbre Via Francigena. « J’ai 19 ans et je me suis rendu compte que je n’avais pas réalisé mes rêves. Le moment était venu de me dépasser pour les réaliser », raconte Etienne Aribaud, capitaine de l’équipe qui vient de terminer sa première année de double licence droit-histoire. Monaco, Gênes, Cinq Terres, Pise, et finalement Rome. Ils sont arrivés le 12 juillet dans la capitale, après avoir pédalé plus de 100 kilomètres par jour. Leur objectif ? Aider les enfants guéris de la lèpre.

 

Un engagement fort

En soutien à l’association Raoul Follereau, le projet de ces étudiants, nommé « La grande vadrouille 2.0 », est de récolter de l’argent pour prêter main forte à l’hôpital de Pobè au Bénin. Dans cet établissement de santé, 20 enfants sont tout juste guéris de la lèpre. Le périple associatif de ces sept jeunes hommes a pour but de soutenir la scolarisation et la formation de ces enfants ayant un handicap restant suite à la maladie mais aussi aux enfants des lépreux. Financement de la scolarité ou d’une formation en apprentissage, tout dépend de l’âge des bénéficiaires : l’objectif est seulement qu’ils aillent ou retournent à l’école.

Chaque année, plus de 15.000 enfants contractent la lèpre dans le monde. Une maladie qui ravage encore certains pays d’Afrique. Et concernant la scolarisation au Bénin, seuls 68% des garçons et 52% des filles terminent le cursus de l’école primaire. Les enfants tout juste guéris, ou ceux ayant des parents atteints de la lèpre, sont encore plus exclus du système scolaire béninois. La fondation Raoul Follereau avait déjà mis en place ce projet les années précédentes. Mais cette fois-ci, grâce aux sept coureurs vendéens, le projet a voyagé sur les bords de la Méditerranée. « Nous avons pris en charge le projet de ces jeunes et nous sommes vraiment très fiers de cette initiative », reconnait Michelangelo Casano, vice-président de « Voglio Vivere », branche italienne de la Fondation Raoul Follereau.

 

D’aventures en aventures

Sur les réseaux sociaux, et notamment sur Instagram, les jeunes étudiants ont partagé avec le public les différentes étapes de leur périple. Et c’est pour les aventures qu’ils ont nommé leur projet « La grande vadrouille 2.0 ». Des paysages toscans à l’hospitalité des habitants qui les accueillaient, ils ont tourné, chaque jour, de courtes vidéos pour narrer leur parcours. Malheureusement, l’un d’entre eux n’a pas pu terminer le voyage en vélo, à cause d’une rupture du ligament. Mais avec la volonté de ne pas abandonner, il a continué à les accompagner, à chaque étape, en train.

Cette initiative a permis d’apporter une véritable contribution au projet de la Fondation Raoul Follereau. En effet, ils ont d’ores et déjà récolté plus de 2.000 euros. Le projet nécessite néanmoins 7.000 euros pour aider chacun des enfants. Si des potentiels donateurs souhaitent participer, la cagnotte restera ouverte jusqu’à la fin de l’été. Et pour la suite, Étienne affirme que « maintenant que la grande vadrouille est une association, on réfléchit à d’autres projets pour l’année prochaine, mais avec un parcours différent. »

Suzanne Zeller

 

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Marie Astrid Roy

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