

La CIA surveille de près les réseaux sociaux les plus populaires, comme Facebook ou Twitter. L'agence de renseignements américaine utilise ces informations pour lutter contre le terrorisme et prendre le pouls des sociétés étrangères
Open Source Center. Sous ce nom se cache une cellule de renseignement américaine, créée à la suite des attentats du 11 septembre 2011 par la CIA (Photo AFP). La mission de ces hommes ? Surveiller les forums et les médias locaux du monde. Et depuis les troubles iraniens de 2009, l'agence s'intéresse aux réseaux sociaux. "La CIA suit jusqu'à 5 millions de tweets par jour", selon l'agence de presse AP.
Suivre les crises en direct
Une telle surveillance permet aux renseignements américains de s'informer sur la situation de certains pays. Et de mesurer l'ampleur du rôle incarné par les réseaux sociaux, qui peuvent favoriser les soulèvements. "Récemment, Twitter et Facebook ont fourni des ressources clés pour suivre les événements en Égypte, à Bangkok, la capitale thaïlandaise, et en Iran", explique l'AP. "Ce département de la CIA se concentre sur les opérations antiterroristes", précise l'agence de presse.
"Les médias sociaux dans des endroits comme l'Egypte [ont pu] changer la donne et être une menace pour le régime", résume Doug Naquin, directeur de la cellule de la CIA.
S'informer sur les conséquences
Les services de surveillance américains ont notamment utilisé cette technique le jour de l'opération qui a entraîné la mort d'Oussama Ben Laden. Les analystes ont pu rapidement se rendre compte que la "majorité des tweets en ourdou, la langue officielle du Pakistan, réagissaient de manière négative à l'évènement", indique l'AP. "Une analyse similaire du trafic en arabe et en turc sur Twitter après le discours du Président Obama sur les enjeux au Moyen-Orient, quelques semaines après le raid, avait montré que dans la région, la majorité des gens estimait que Barack Obama était favorable à Israël, alors que les tweets en hébreu exprimaient des sentiments contraires", ajoute l'AP.
La France s'y met aussi
Un gendarme interrogé par le Nouvel Observateur a confirmé cette tendance. "Tous les suspects font désormais l'objet d'une recherche sur Google, Facebook et autres. De nombreuses informations sont librement accessibles à tous, aux internautes comme aux enquêteurs", a-t-il expliqué.
Selon Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, "Facebook est la plus terrible machine d'espionnage jamais inventée". Les services de renseignements auraient donc bien tort de se passer de ses services.
J.B (www.lepetitjournal.com) mercredi 9 novembre 2011
Voir aussi :
Le Nouvel Observateur - Quand la CIA surveille Facebook et Twitter
| L'UMP hacké Depuis quelques semaines, des informations personnelles de membres de l'UMP, dont le secrétaire général Jean-François Copé, circulent sur internet. "Députés, sénateurs, députés européens, membres de cabinets, chargés d'études, collaborateurs de ministre... près de 1.000 personnes (1.330 adresses e-mail) sont concernées par cette fuite", écrit Rue 89, à l'origine de la révélation. "Le fichier diffusé sur Internet contenant un certain nombre d'informations au sujet de plusieurs personnalités de l'Union pour un mouvement populaire, n'est pas un fichier de l'UMP", selon un communiqué du parti. Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, "a décidé de porter plainte contre X, du chef de violation du secret des correspondances et vol de données informatiques, auprès du Procureur de la République de Paris", a-t-il annoncé dans un communiqué. |




































