Édition internationale

Renseignement – L'espion qui venait de l'Elysée

Pour être bien renseigné, il faut s'entourer de gens de confiance. En plaçant Erard Corbin de Mangoux à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (Dgse), Nicolas Sarkozy sait à qui il a à faire : avant d'être conseiller à l'Elysée pour les affaires intérieures depuis 2007, Corbin de Mangoux a débuté sa carrière comme commissaire dans la Marine nationale. Il a ensuité été secrétaire général de la préfecture des Yvelines, sous-directeur de l'administration générale et des finances de la Police nationale, et directeur général des services généraux des Hauts-de-Seine. Ni militaire, ni diplomate, ce préfet de 55 ans, doit à présent faire vivre un service du renseignement entièrement réorganisé. En effet, depuis cet été Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale s'est concrétisé avec la nomination de Bernard Bajolet dont la fonction est de coordonner tous les services de renseignement. La direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a ensuite été créée et confiée à Bernard Squarcini. Puis, le général Benoît Puga a pris la tête de la direction du renseignement militaire (DRM) et le général Didier Bolelli est devenu le patron de la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD). Il ne restait plus trouver un successeur à Pierre Brochand, un proche de Jacques Chirac, qui dirigeait la DGSE depuis juillet 2002 et zou l'affaire de l'espionnage était réglée. F.P (www.lepetitjournal.com) mercredi 8 octobre 2008
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