Dans la soirée du dimanche 15 mars, l’Équateur a lancé un plan de 15 jours afin de lutter contre le narcotrafic. Cette opération, soutenue par les États-Unis, impose de stricts couvre-feux à certaines régions, alors que le pays est particulièrement touché par la violence de ce trafic.


Entre le dimanche 15 et le 31 mars, les forces armées équatoriennes déclencheront une « offensive très forte » avec le « conseil » des États-Unis, a annoncé, mardi 10 mars, le ministre de l’Intérieur, John Reimberg.
Pendant deux semaines, les habitants des régions de Guayas, Los Rios, Santo Domingo de los Tsachilas et El Oro ne sont pas autorisés à sortir entre 23h et 5h du matin. Le personnel de santé, les services d’urgence et les voyageurs munis d’un billet sont les seuls autorisés à sortir sur cette période. Environ 75 000 militaires armés sont déployés, accompagnés d’une présence navale, terrestre et aérienne.
L’Équateur au cœur du narcotrafic
John Reimberg partage des vidéos sur ses réseaux sociaux, montrant les opérations et les personnes arrêtées et affirmant que “Le gouvernement du président Daniel Noboa est clair : le temps des mafias est terminé.” Le pays est particulièrement concerné par le narcotrafic, principalement à cause des frontières partagées avec la Colombie et le Pérou, les deux plus grands producteurs de cocaïne dans le monde.
#ATENCIÓN
— John Reimberg (@JohnReimberg) March 16, 2026
El Bloque de Seguridad al país: pic.twitter.com/ETMuJ03JeF
L’Équateur sert donc de couloir de transit pour environ 70% de la drogue. Les ports facilitent l’accès, et l’adoption du dollar américain en 2000 est un avantage de taille pour les cartels impliqués. D’après l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée, l’Équateur a enregistré plus de 50 homicides pour 100 000 habitants en 2025. C’est le pays avec le taux d’homicide le plus élevé en Amérique latine.
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