Édition internationale

PORTRAIT – Maëlle et ses BUMI Bags, jolis et éthiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce deuxième portrait, lepetitjournal.com a rencontré Maëlle Billaudaz, 25 ans, dans son bel appartement de Phnom Penh. Jeune entrepreneuse passionnée, elle est la créatrice de la marque BUMI Bags, des sacs éthiques et esthétiques « made in Cambodge ».

En faculté d'économie de gestion à Lyon, Maëlle Billaudaz a eu l'opportunité de faire un échange avec le Cambodge dans le cadre de sa dernière année d'études. Elle a commencé son master entreprenariat et gestion de projet en septembre 2014 et n'est depuis jamais repartie ! Il était hors de question de quitter le Cambodge. Après un stage effectué dans le milieu du tourisme, dans une agence de voyage tenue par une famille cambodgienne, la jeune femme s'est laissée un mois pour trouver un travail. « Cela s'est fait assez rapidement car je voulais de toute façon vraiment rester ici. Je faisais du développement dans une boite d'outsourcing. Ce n'était pas le job de mes rêves mais ça m'apportait une stabilité et me permettait de rester au Cambodge ».

Maëlle travaille maintenant à TOKAE, une agence qui accompagne les voyageurs au Cambodge. Son emploi à mi-temps lui laisse le loisir de se lancer dans une autre activité, un projet dont elle rêvait depuis longtemps?

BUMI Bags, un projet né d'une passion

BUMI Bags, pour Maëlle ce nom a sonné comme une évidence. « Bumi » est un mot balinais signifiant « Terre » qu'elle a découvert lors  d'un séjour dans un spa appelé Bumi Massage en Indonésie. Un hasard bien fait car ce nom lui rappelle ce lien si fort entre la France, sa terre natale, et le Cambodge, sa terre d'accueil. Dans la palme de son logo, à la fois simple et graphique, on retrouve l'Asie.

 « J'adore le tissu, j'en ai toujours beaucoup acheté ici et je désirais vraiment en faire quelque chose. Je me faisais faire des vêtements chez ma couturière, Tata (ming en khmer), la tante de la famille chez laquelle j'avais vécu la première année pour mon stage », explique-t-elle. Voici donc comment a démarré l'aventure BUMI Bags, nouvelle marque de sacs éthiques créée par Maëlle, guidée par sa passion du tissu et l'affection qu'elle porte à ce pays.

« Je pense que ce qu'il manque ici pour la communauté expatriée, ce sont des sacs. On a le choix entre ceux du marché, toujours un peu les mêmes, en tissus traditionnels, ou ceux des centres commerciaux et grands magasins qui ne sont pas forcément à notre goût ou alors très chers. J'ai eu envie de créer un produit intermédiaire « made in Cambodge » mais qui soit fait de manière éthique. Tata qui est une très bonne couturière a tout de suite été intéressée par mon projet. Je tenais à impliquer cette famille qui m'avait prise sous son aile à mon arrivée », confie Maëlle. Les deux femmes se comprennent et se complètent. La relation de confiance qui s'est instaurée entre Tata et elle, invisible pour la clientèle, forme pourtant le c?ur de la marque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un lancement réussi !

La première collection a été lancée en mi-octobre 2016, un lancement réussi qui compte près de 200 sacs vendus. « Ce n'était pas calculé mais cela m'a permis de faire connaitre la marque juste avant Noël », explique Maëlle.

Pratiques et originaux, les sacs BUMI associent différentes couleurs et matières comme le lin, le coton enduit, la suédine, le jean et bien d'autres. Cela dépend des tissus et des coups de c?ur de la jeune créatrice qui sont assez nombreux. « Je rêve de sacs, de tissus, de comment les associer? les plus beaux compliments que je reçois viennent de gens qui me disent qu'ils se rendent dans les marchés mais ne trouvent jamais les tissus que j'utilise », explique-t-elle. Maëlle à l'?il. Chaque détail est pensé et travaillé. Il y en a pour tous les goûts, des sacs à main, des sacs à dos, des sacs réversibles, des pochettes?

La jeune femme pratique des prix abordables (entre 15 et 35$) et produit seulement de petites séries de 15 à 20 sacs par couleur pour apporter de la diversité en renouvelant régulièrement ses modèles, en vente à domicile et en magasins.

Bien plus que des sacs

BUMI Bags vise à soutenir de petites entreprises du Cambodge qui fournissent un travail éthique et de qualité. Pour la fabrication de ses étiquettes faites de bois, elle collabore avec l'Ecole du Bois de Kompong Speu (association qui fait venir des menuisiers français des compagnons du bois pour deux ans minimum pour former des Cambodgiens, souvent en situation précaire, à ce métier). Ensuite elle les fait sérigraphier à Phnom Penh.

Pour réaliser ses boutons sur mesure, elle a fait appel à Clay Cult, entreprise sociale basée à Siem Reap qui emploie les femmes du village voisin et leurs apprend le travail de la céramique.

Les tissus proviennent des marchés de Phnom Penh, de fins de séries ou de ses nombreux voyages dans différents pays d'Asie.

Avec sa démarche, ses principes éthiques et à son échelle, BUMI Bags participe à l'amélioration des conditions de vie et de travail de quelques Cambodgiens.

Maëlle, un petit mot pour les lecteurs et lectrices de lepetitjournal.com ?

« Si vous avez envie d'en voir et d'en savoir plus, n'hésitez pas à me contacter ;) ».

Vous pourrez retrouver BUMI Bags le 8 mars au Raffles à l'occasion de l'événement organisé par CULT dans le cadre de la journée international de la femme, pour apporter un nouveau souffle au monde de la création et découvrir de nombreuses marques. Pour plus d'informations, cliquez ici.

Retrouvez la page BUMI Bags en cliquant ici.

Leïla Pelletier (www.lepetitjournal.com/cambodge) mardi 7 mars 2017

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.