Jeudi 26 novembre 2020

La Princesse Karina Bagration à cœur ouvert (3/3)

Par Femmes Leaders - avec le soutien de Ortoli Rosenstadt LLP | Publié le 28/10/2020 à 14:25 | Mis à jour le 28/10/2020 à 15:03
Photo : ©️Princess Karina Bagration
Princesse Karina Bagration

Entre deux avions, pendant deux heures, son altesse la Princesse Karina Bagration nous a parlé de ses deux cultures et des deux univers qui ont façonné sa trajectoire de vie.

La princesse Karina Bagration (PhD) est une femme au parcours époustouflant. Née à Kiev, en Ukraine, de père français "Russe blanc" et de mère polonaise, elle se décrit comme une citoyenne du monde. En d’autres termes, il s’agit d’une militante de première heure et de première ligne qui crie haro sur les injustices sociales au travers de son engagement dans plusieurs causes humanitaires. Cultivée et polyglotte, la princesse Karina est de langue maternelle russe et ukrainienne et parle couramment le français et l'anglais. Aux dernières nouvelles, elle apprend également le farsi. Sa vie est intrinsèquement liée à la Géorgie, à la France, à Monaco et aux États-Unis. Elle est la fondatrice de Carina Princess Organization, qui œuvre pour la promotion des actions sociales de tous les humains de la terre, faisant fi de leur appartenance ethnique, raciale, politique ou religieuse.

Depuis 2019, elle soutient l'Institut suisse de diplomatie culturelle dont l’optique est d’appliquer le meilleur savoir-faire de la gestion culturelle pour créer des opportunités éducatives innovantes. En 2019, après une expertise indépendante approfondie, son titre a été reconnu par S.A.R. le prince Nugzar Bagration-Gruzinsky, descendant direct du dernier roi régnant de Géorgie (royaume de Kartli et Kaheti), George XII.

La même année, elle a reçu le Prix des Nouveaux Leaders de Demain des mains de S.E. M. Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères de Belgique (alimenté par le Forum de Crans Montana sous le Haut Patronage de S.A.R. le Roi Mohammed VI du Maroc et S.A.R. le Prince Anton Von und zu Liechtenstein). La princesse Karina est également ambassadrice de marque et photomodèle. Belle et couronnée de succès, elle est à la fois aimée et enviée. Sa trajectoire est tellement inhabituelle que tant de personnes se demandent si elle existe vraiment ou si elle n'est qu’un personnage de fiction. Le temps d’une interview, dont nous vous livrons aujourd’hui la troisième et dernière partie, la “Lady D” de l’Europe de l’Est nous a ouvert son jardin secret de princesse, non sans humilité.

 

Princesse Karina Bagration

©️Princess Carina Organization

 

Houda Belabd pour Lepetitjournal.com New York : Princess Carina Organization est un engagement pour la paix dans le monde à travers la culture. Dites-nous à quel point pourrait-elle rapprocher les peuples et les civilisations?

Princesse Karina Bagration : Mon engagement pour la paix dans le monde remonte à quand j’étais haute comme trois pommes. En effet, j'ai toujours eu une relation fusionnelle avec mes parents. C'est sur leurs genoux que j'ai appris les premières leçons d'empathie, d’humilité, d’humanisme et de tolérance. Je suis prête, à leur instar, à utiliser ma position pour aider à rassembler les personnes de toutes les cultures et de tous les groupes d'âge pour un changement social durable et serein. Depuis ma tendre enfance, j'ai contribué et je contribue encore à de nombreuses activités philanthropiques.

 

Qu’en est-il de vos engagements actuels à New York ou ailleurs ?

Mes engagements actuels sont axés sur la culture, la protection des femmes et des enfants, sur l'aide humanitaire, le soutien à la recherche et à la science, mais aussi au mécénat social. Le changement social positif a toujours été crucial pour moi, et la valeur que j'accorde aux droits de l'Homme n’est pas à minimiser. En 2010, mes amis, associés et moi-même avons fondé la Princess Carina Organization pour donner aux gens les moyens de transformer leurs bonnes intentions en changements sociaux positifs, bien au-delà des différences religieuses, philosophiques, sociales et ethniques. C'est une organisation non gouvernementale indépendante, à but non lucratif, neutre, apolitique, qui favorise la collaboration, l'échange et l'aide réciproque. Par principe, j'essaie de métamorphoser l'expérience de vie personnelle en un outil puissant au service d'une transformation sociale positive et durable par le biais de divers projets humanitaires. En ce qui concerne New York, j'ai été profondément peinée et touchée par l'attentat qui a eu lieu le 11 septembre. C'est en fait le jour de l'anniversaire de mariage de mes parents, alors je me souviens que je suis rentrée à la maison pour les féliciter, mais j'ai vu les larmes de ma mère qui était profondément choquée par tout ce qui avait été vu à la télévision. En hommage à cette tragédie, nous avons lancé, avec mon défunt partenaire de la Princess Carina Organization, le projet "Les enseignants contre la violence". De ce fait, j'ai écrit un livre intitulé "The Olympic Games" qui a pour objectif d'enseigner la langue anglaise en exerçant la diplomatie culturelle et les valeurs non-violentes des Jeux Paralympiques. Je suis extrêmement reconnaissante à S.E. Joel Bouzou, le Président de Peace and Sport International Organization ( sous le Haut Patronage de S.A.S. le Prince Albert de Monaco) et S.E. Megan Alexandra Beck pour leur précieux accompagnement, appui et conseils. Cette initiative a été instaurée et ancrée dans de nombreuses régions en manque de cohésion sociale, comme l'Afrique, l'Ukraine orientale et l'Inde. Maintenant que j'ai reçu mon CELTA ( Université de Cambridge) par l'intermédiaire du Grade Education Center, je vais être en mesure de reformuler et remanier ce livre et de continuer à enseigner les langues étrangères en combinaison avec les matières connexes. 

 

Princesse Karina Bagration

©️Princess Carina Organization (permission granted by Peace and Culture Project)

 

Quel est votre rêve le plus cher ? Que vous réservent les années à venir?

J'ai très peu de temps libre pour ma personne. Mais dès que je le peux, je lis, me promène dans mon jardin botanique préféré ou passe des moments agréables en famille. Cueillir le jour est un credo en lequel je crois dur comme faire. De plus, je voue un amour inconditionnel aux voyages, aux cultures du monde et aux langues étrangères. En tant qu'humanitaire, je souhaite que la pandémie du COVID-19 devienne très vite un souvenir du passé. Qu’elle se dissipe, ouvrant la voie à la sérénité dans les cœurs et la paix dans les foyers. Je pense tous les jours à ces personnes vivant dans des régions du monde où la moindre cohésion sociale fait défaut. Je rêve que l'Institut suisse de diplomatie culturelle offre de nouvelles possibilités d'éducation, bien au-delà des différences géographiques et des besoins spécifiques. En tant que femme, je rêve de m'installer et de profiter de la vie avec quelqu'un qui puisse partager mes valeurs. J’aimerais avoir une belle maison au bord de la mer et un jardin que je pourrais faire pousser et préserver. La mer me manque cruellement et la pandémie a bouleversé mes plans. Je souhaite visiter Casablanca, Rome, Tbilissi, Londres et New York et accepter l'invitation de mes chers amis. Je suis prête à créer quelques ateliers avec la British Protocol Academy  pour être à l’écoute de tous ceux que je viens de mentionner.

 

Sur quel(s) projet(s) travaillez-vous en ce moment ?

Actuellement, je travaille avec Elizaveta Melnychenko, une célèbre dramaturge ukrainienne sur quelques projets artistiques. Nous nous sommes associées pour la première fois dans le cadre du projet éducatif pour le projet pour les enfants ayant des besoins spécifiques sous le patronage de l'ambassade d'Ukraine du SMOM -Sovereign Military Hospitaller Order of Saint John of Jerusalem, of Rhodes and of Malta- avec lequel je suis partenaire officiel et conseiller depuis bien des années. Et j'ai reçu une suggestion très intéressante pour un film documentaire qui serait réalisé sur la base de l'histoire de ma vie. Je rêve enfin de rencontrer M. Alexandre Vassiliev, un grand spécialiste de la mode car beaucoup de mes robes ont été inspirées par ses conseils. Je rêve d'aider les jeunes, en particulier les filles à ne jamais rien abandonner, à croire en leurs compétences et surtout à aimer sans juger. Je conseille d'écouter, d'essayer de comprendre et de pardonner chaque fois qu'il est possible de le faire. Développer le respect de soi sans arrogance aucune. En disant cela, je me souviens de ma rencontre avec l'un de mes écrivains préférés, M. Hugo Vickers, lors d'une réception à l'ambassade britannique à Paris pour présenter son livre sur le Sphinx : The Life of Gladys Deacon - Duchess of Marlborough, qui a été l'une des meilleures expériences de ma vie jusqu'à ce jour. Récemment, lorsque nous avons discuté, je lui ai dit : "Et si je ne pouvais tout simplement pas saisir une occasion plutôt que d'espérer qu'il y en aura une autre ? Maintenant que nous avons tous survécu à l'enfermement, nous comprenons que la vie est courte. Il faut donc vivre aujourd'hui comme si demain ne venait jamais."

 

Propos recueillis par Houda Belabd, journaliste chez Le Petit Journal - New York

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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