Édition internationale

Montréal Séries 2026 : cinq jours pour découvrir les séries autrement

Une première mondiale pour ouvrir le festival et un coup de projecteur sur la relève québécoise pour le refermer. Entre les deux, des séries venues de Belgique, de Pologne, d’Espagne, d’Allemagne, de Norvège, du Mexique, du Japon, de France et du Québec : du 9 au 13 septembre, Montréal Séries entend une nouvelle fois faire de la métropole un lieu de découverte de la création télévisuelle internationale.

Montreal Series 2026Montreal Series 2026
Écrit par Lepetitjournal Montréal
Publié le 19 août 2026

 

 

 

Pour sa troisième édition, le festival, qui se présente comme le premier rendez-vous en Amérique du Nord entièrement consacré aux séries, investira principalement l’Auditorium de la Grande Bibliothèque. Mais l’événement veut aussi sortir des salles de projection, avec des rencontres professionnelles et des activités dans le Quartier latin.

 

Une première mondiale pour commencer

Le coup d’envoi sera donné mercredi 9 septembre avec la première mondiale de Bonne Nuit Chuck, nouvelle production originale québécoise de Crave, présentée en présence de l’équipe de la série.

L’histoire suit Chuck, ancien animateur adulé dont la carrière s’est effondrée. En cure de désintoxication, il découvre qu’un jeune homme prénommé Zack est son fils. Installé à Québec et tentant à la fois de rester sobre et de retrouver les projecteurs, il se retrouve confronté à un choix entre célébrité et paternité.

La soirée de clôture, dimanche 13 septembre, restera elle aussi québécoise. Après la remise des Prix du Public, Groupe de soutien viendra refermer le festival. Cette comédie met en scène Florian, un imposteur qui se fait passer pour un thérapeute et se retrouve, paradoxalement, à aider les membres de son groupe à affronter leurs fragilités.

Un choix par lequel Montréal Séries souhaite mettre en avant les nouvelles voix de la création télévisuelle québécoise.

 

 

 

 

Les séries comme miroir de leur époque

Entre ces deux rendez-vous, la compétition fera voyager le public, mais surtout circuler les regards sur quelques-uns des grands enjeux contemporains.

Venue de Flandre, The Best Immigrant imagine ainsi une Belgique gouvernée par l’extrême droite, où les résidents d’origine étrangère sont menacés d’expulsion. Pour obtenir le droit de rester dans le pays, ils doivent participer à une émission de téléréalité dont le prix est… un permis de séjour.

 

 

Avec Women's Hell, c’est dans la Pologne des années 1930 que le festival nous transporte. Inspirée d’un essai de Tadeusz Boy-Żeleński publié en 1929, la série raconte notamment les conséquences des avortements clandestins et fait résonner cette histoire avec les débats contemporains sur les droits des femmes.

La Norvège sera représentée par Requiem for Selina, inspirée de faits réels et consacrée à l’ascension d’une jeune femme devenue une icône numérique. Derrière la célébrité se dessinent le besoin de reconnaissance, la construction d’une image et le prix personnel de cette exposition permanente.

 

 

L’Espagne arrivera avec un sujet bien différent. La Canción revient sur la victoire de Massiel à l’Eurovision 1968 et sur les interrogations entourant encore aujourd’hui le rôle qu'aurait pu jouer le régime franquiste dans ce succès. Une plongée dans l’histoire du concours qui prend une résonance particulière à l’approche de la participation annoncée du Canada à l’Eurovision en 2027.

Avec Oro, direction enfin la Polynésie française. Neuf militants écologistes partis s’opposer à des forages dans l’archipel des Tuamotu se retrouvent sur une île inconnue après avoir été enveloppés par une mystérieuse brume noire. Thriller, fantastique et légendes polynésiennes s’y mêlent sur fond de questionnement environnemental.

 

De Salma Hayek à Banksters

Le samedi 12 septembre apportera deux autres propositions très différentes.

Produite par Salma Hayek, Chocolat amer (Como agua para chocolate) adapte le célèbre roman de Laura Esquivel. Dans le Mexique du début du XXe siècle, Tita, empêchée par la tradition familiale d’épouser l’homme qu’elle aime, trouve dans la cuisine un espace de liberté où ses émotions finissent, par le réalisme magique, par contaminer ceux qui dégustent ses plats.

Le soir, Banksters représentera l’Allemagne. Inspirée de faits réels, cette production de HBO Allemagne suit une jeunesse désillusionnée qui tente de reprendre le contrôle d’un système financier qu’elle considère comme injuste.

 

 

Plusieurs invités internationaux accompagneront les projections, parmi lesquels Anna Maliszewska et Hubert Miłkowski pour Women's Hell, David Hourrègue et Capucine Malarre pour Oro, ainsi que Merlin von Garnier et Michelangelo Fortuzzi pour Banksters.

 

Des séries, mais pas seulement

Montréal Séries réserve également une place au documentaire.

Pièces à conviction revisite des crimes québécois en partant des objets ayant permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à leurs auteurs. Anime, une épopée japonaise retrace de son côté l’évolution de l’animation japonaise et son passage du phénomène culturel national au succès mondial.

Au service de la mafia raconte quant à elle l’histoire vraie d’un couple de la Montérégie entraîné dans les affaires de la mafia italienne de Montréal au moment où s’affrontent les clans sicilien et calabrais.

Des masterclass et panels, organisés notamment en partenariat avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le Fonds des médias du Canada, permettront également au public de rencontrer scénaristes, réalisateurs, producteurs et autres professionnels et de découvrir les différentes étapes de fabrication d’une série.

 

Les détails de la programmation et la billetterie

 

 

Le festival veut aussi faire vivre le Quartier latin

L’ambition de cette troisième édition dépasse cependant l’écran.

Pendant les cinq jours du festival, la rue Emery deviendra piétonne et accueillera quotidiennement des 5 à 7 ouverts au public, avec musique, DJ et animations. Des soirées prolongeront également certaines journées à l’Espace Atmosphère, dont la soirée d’ouverture le 9 septembre, une soirée Urbania le 11 et la soirée de clôture le 13.

Une manière de faire de Montréal Séries non seulement un lieu où l’on regarde des séries, mais aussi un rendez-vous où public, créateurs et professionnels peuvent se rencontrer.

Le festival mise enfin sur des tarifs accessibles : les projections de séries et DocuSéries seront proposées à 10 dollars, les masterclass et panels seront gratuits et un passeport pour l’ensemble du festival sera offert à 30 dollars. Les étudiants et les personnes âgées bénéficieront d’un tarif réduit de 50 %.

Et puisque cette troisième édition veut aussi donner la parole aux spectateurs, ceux-ci auront le dernier mot : en plus du Prix du Public de la meilleure série, ils pourront cette année désigner la meilleure actrice et le meilleur acteur.

 

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Montréal Séries 2026
Du 9 au 13 septembre 2026
Auditorium de la Grande Bibliothèque et Quartier latin
Projections : 10 $ — Passeport festival : 30 $
Masterclass et panels : entrée gratuite

 

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