Se loger à Montréal : le guide complet

Par Maël Narpon | Publié le 21/08/2022 à 17:29 | Mis à jour le 22/08/2022 à 10:43
La skyline de Montréal au Québec

De nombreux Français s’expatrient chaque année au Canada, et plus particulièrement à Montréal, la principale ville du Québec. Il n’est jamais tâche facile de s’installer dans un nouveau pays, notamment outre-Atlantique, et une fois surmontées toutes les étapes de la procédure d’immigration, il reste une épine dans le pied : celle de trouver où se loger. lepetitjournal.com Montréal a ainsi concocté un guide pour répondre aux questions des futurs expatriés.

 

Sommaire

Quel type de logement privilégier à Montréal ? 

Louer un appartement à Montréal

Les démarches pour louer un appartement au Québec/Canada

Nos conseils pour trouver un logement à Montréal

Acheter un logement à Montréal

Comment rechercher un logement à acheter à Montréal ? 

Où se le loger : les quartiers de Montréal

 

Quel type de logement privilégier à Montréal ?

Tout dépend bien sûr des besoins de chacun mais nous allons passer en revue les différents types d’habitation qui s’offrent à vous à Montréal, que ce soit pour louer ou acheter.

Les appartements « classiques »

La plupart du temps, le terme appartement désigne la même chose qu’en France. Il est plus généralement utilisé lorsque l’on recherche une location plutôt que pour un achat mais peut aussi désigner l’appartement que l’on possède dans une copropriété (divise ou indivise). La terminologie indiquant la taille d’un appartement est différente de celle que nous utilisons en France (T1, T2, T3…) mais relativement similaire malgré tout. Ainsi, au Québec nous parlerons de 1 1/2, 2 1/2, 3 1/2 ou 4 1/2. Le premier chiffre correspond au nombre de pièces tandis que le 1/2 dénote la présence d’une salle de bain (considérée comme une demi pièce).

 

Un appartement à Montréal

 

Les condos, ou « condominiums »

Type de logements le plus répandu à Montréal, le condo est une sorte de copropriété. Les différents copropriétaires possèdent chacun un appartement dans un immeuble donné, le tout de façon indépendante (copropriété divise) et pouvant être loué. A l’inverse, si l’on ne possède qu’un pourcentage d’un immeuble en particulier, correspondant à la surface d’un appartement, on parlera de copropriété indivise (pas d’indépendance vis à vis des autres copropriétaires) et le logement ne pourra être loué. Beaucoup de personnes choisissent les condos comme premier investissement immobilier pour se mettre le pied à l’étrier.

 

Un condo, ou condominium, à Montréal

 

La maison individuelle, ou isolée

Il s’agit là d’une dénomination plutôt explicite car une maison individuelle n’a aucun mur en commun avec d’autres maisons. Aussi appelée maison unifamiliale, elle est seule sur son propre terrain, et donc isolée.

 

Maison individuelle ou isolée à Montréal

 

La maison jumelée, ou semi-détachée

Le jumelé peut être une alternative la maison individuelle car généralement moins onéreux. Il s’agit d’une maison séparée d’une autre par un mur mitoyen et avec des terrains également collés, bien que privatifs. Chacun possède ainsi son terrain extérieur même si les deux n’ont pas nécessairement de séparation distincte.

 

Maison jumelée ou semi-détachée à Montréal

 

La maison en rangée ou maison de ville

Ce sont les maisons disposées en rangée et qui peuvent souvent s’étendre tout le long d’une rue. Elles disposent donc chacune de murs mitoyens de part et d’autre. En revanche, elles ne s’accompagnent généralement pas d’un terrain extérieur, notamment à l’arrière de la maison, mais éventuellement d’une petite terrasse.

 

Maison en rangée, ou maison de ville, à Montréal

 

Duplex, triplex et quadruplex

Considéré comme un appartement sur deux étages en France, il faut faire attention à la définition québécoise du mot duplex. A Montréal, ce dernier désigne un ensemble de deux logements souvent superposés. Il peut arriver que le duplex soit jumelé ou en rangée. Ses variantes triplex, quadruplex et tout autre terme qui pourrait logiquement suivre servent à indiquer le nombre de logements qu’ils englobent. Il arrive bien souvent que le propriétaire occupe un des deux logements et louent le second (dans le cas d’un duplex).

 

Duplex, triplex ou quadruplex à Montréal

 

Louer un appartement à Montréal

Le coût de la vie à Montréal n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années et le prix des loyers s’en ressent. En août 2022, le prix moyen des appartements en 3 1/2 (une chambre, un salon, une cuisine, une salle de bain) atteint 1543 CAD, soit environ 1174€ à l’heure actuelle. C’est 185€ de plus qu’en janvier 2022 et 234€ de plus qu’en décembre 2021. A noter qu’un rapport de janvier 2022 réalisé par le site liv.rent soulignait qu’un appartement meublé coutait à ce moment là 111€ de plus par mois comparé à un logement non meublé. Néanmoins, ces prix restent, par comparaison, inférieurs à ceux de Paris pour le même type de logement.

 

Photo de Montréal, où les prix des loyers augmentent

 

Rassurez-vous cependant, ces chiffres ne sont que des moyennes et des logements à plus bas coûts existent bien sûr. Pour réduire ces derniers, rien de mieux de que la colocation, si vous y êtes disposés, car il s’agit sûrement de l’option la plus abordable lorsque l’on décide de poser ses valises à Montréal.

 

Les démarches pour louer un appartement au Québec/Canada

La plupart des contrats de bail à Montréal, et au Québec de manière générale, sont émis à partir du 1er juillet et courent jusqu’au 30 juin de l’année prochaine. Ainsi, la majorité des contrats de bail sont établis sur une durée d’un an, voire deux ans. Cela ne signifie cependant pas que vous devez impérativement trouver votre logement avant le 1er juillet, il vous est possible de reprendre le bail d’un locataire quittant un logement, si celui-ci vous intéresse. Cela marche également dans l’autre sens, pour quitter votre logement il vous faudra trouver une personne à qui céder votre bail jusqu’à son terme. Le cas échéant, vous devrez payer les mois restants de votre contrat. En reprenant un bail quasiment arrivé à son terme, il vous faudra en signer un nouveau pour rester dans le même logement.

 

Une personne cherchant un logement à Montréal sur son ordinateur

 

Certains propriétaires sont susceptibles de vous demander de remplir une feuille d’enquête de crédit, afin de vérifier votre capacité de paiement et les rassurer. Ce cas de figure ne s’applique si vous débarquez fraichement depuis l’Hexagone et ils vous sera possible de louer un logement sans passer par cette étape. A noter qu’au Canada, il est interdit au propriétaire de demander une caution ou des mois de loyer d’avance et l’assurance habitation n’est pas non plus obligatoire.

 

Nos conseils pour trouver un logement à Montréal

Regarder les groupes Facebook des Français expatriés à Montréal peut s’avérer utile. Les membres de ces groupes ont bien souvent connu la même situation que vous et seront à même de vous conseiller en conséquence. Des groupes Facebook spécialisés dans la recherche d’appartement existent également. Autres groupes, Facebook et son Marketplace peuvent également constituer un bon moyen de chiner les bonnes affaires immobilières dans la ville aux cents clochers du Canada.

 

De nombreux sites similaires à ceux que nous utilisons en France existent pour vous aider dans votre recherche d’un logement. L’incontournable Craigslist figure sur la liste, aux côtés de Kijiji, Toutmontreal et louer.ca, par exemple. Si vous êtes à la recherche d’une colocation, il serait plus judicieux de privilégier des sites dédiés tels que Easyroomate ou Recherche-Colocation. Nul besoin de chercher à passer par les agences de location car celles-ci sont peu nombreuses.

 

Acheter un logement à Montréal

Avant de pouvoir envisager d’acheter un logement à Montréal, il faut remplir quelques conditions. Celles-ci ne seront pas un problème pour des expatriés qui ont déjà passé un certain temps dans la Belle-Province, et même les nouveaux arrivants, en fonction de leur situation, pourront y répondre. Il est d’abord nécessaire de disposer d’un permis de travail, que l’on soit résident permanent ou temporaire. Le fait d’être résident temporaire n’influera pas sur votre capacité à acheter mais pourra rendre la procédure plus complexe car les banques ne sont souvent pas familiarisées avec ce cas de figure.

 

Il est ensuite nécessaire d’avoir un poste à plein temps et de disposer d’une mise de fonds de 5 à 20% selon le type de logement que vous souhaitez acheter. Cependant, pour toute mise de fonds inférieure à 20%, il est obligatoire de souscrire à une assurance prêt hypothécaire. Pour convertir la mise de fonds en dollars canadiens, il est recommandé d’éviter de passer par des banques « traditionnelles » et d’utiliser des banques en ligne telles que Revolut, Wise ou encore N26 pour réduire les coûts de change.

 

Comment rechercher un logement à acheter à Montréal ?

La recherche d’une propriété à acheter n’est pas chose aisée à Montréal mais il existe bien entendu des plateformes spécialisées regroupant la totalité des logements qui y sont disponibles à la vente. Le site web Kijiji, en quelque sorte équivalent de leboncoin.fr, et que nous avions mentionné plus haut, fait partie de ces plateformes aux côtés de Centris et duProprio. Là où Centris répertorie tous les logements représentés par des courtiers et s’affiche comme la référence dans le domaine, Du Proprio se spécialise dans la vente de particulier à particulier.

 

Les arrondissements de la ville de Montréal au Québec

 

Où se loger : les quartiers de Montréal

Difficile de déterminer quel quartier vous conviendra le mieux, tout dépend de vos critères et de votre budget. En voici une liste non exhaustive pour vous donner quelques idées.

 

Le Plateau-Mont-Royal, le chouchou des Français

Aussi appelé « Le Plateau » et considéré comme le quartier français de Montréal, il s’agit d’un quartier animé à proximité de tout et dotés de nombreux commerces, bars et autres restaurants. Très prisé des ressortissants français, il n’est cependant pas très abordable et figure parmi les quartiers les plus chers de Montréal.

 

 

Le Vieux-Montréal, riche d’Histoire

Fort de près de 400 ans d’existence et situé dans l’arrondissement de Ville-Marie, il s’agit là du quartier historique de Montréal. Il est de ce fait très touristique et ses loyers en pâtissent également sévèrement.

 

 

Le Centre-ville, le quartier le plus cher

Coeur même de Montréal, sa proximité avec les universités et tous les attraits de la ville attire une population aisée et en font le quartier le plus cher. Une situation géographique idéal qui s’accompagne paradoxalement d’une grande tranquillité, là où dans la majorité des grandes villes le quartier central est le moins reposant.

Le centre-ville de Montréal où les loyers sont les plus chers

 

Montréal-Nord, le quartier le plus abordable

S’il ne jouit pas d’une image reluisante, le quartier de Montréal-Nord constitue cependant le quartier le moins cher de la principale ville du Québec. Il est par ailleurs en plein développement et est composé d’une population relativement jeune.

Le quartier de Montréal-Nord, le moins cher de Montréal

 

Le Village, le quartier où tout le monde se mêle

Le Village peut se targuer d’accueillir une population des plus hétéroclites au coeur de la ville et avec de nombreux commerces aux alentours. Ce quartier fait partie des plus vivants de Montréal, notamment avec la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine d’avril à septembre tous les ans.

 

 

Hochelaga – Maisonneuve, le quartier en perpétuel développement

Cet ancien quartier populaire et industriel de Montréal est aujourd’hui devenu un quartier résidentiel très vivant accessible facilement en métro et situé non loin d’autres quartiers intéressants de la ville. De plus, les loyers y restent extrêmement abordables, faisant de lui un des quartiers les moins chers.

 

 

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Mael Narpon - journaliste junior Londres

Maël Narpon

Diplomé d'une licence de sociologie à Pau et à Athènes, il intègre ensuite l'IEJ Londres. Il effectue un stage avec lepetitjournal.com Londres puis rejoint l'édition internationale en tant qu'alternant dans le cadre d'un Master à l'IEJ Paris.
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