Approuvé par l'AIFA et inscrit au Journal officiel, ce médicament à base de Cytisus laburnum est désormais accessible à tous les fumeurs italiens qui souhaitent arrêter de fumer. Une mesure préventive et stratégique qui vise à générer des économies pour le Service national de santé.


Un nouveau médicament à base de cytisine aide les fumeurs à arrêter. Approuvé par l'Agence italienne du médicament (AIFA) et récemment inscrit au Journal officiel, ce médicament est désormais accessible à tous les fumeurs italiens souhaitant arrêter de fumer. Remboursable par l'Assurance maladie italienne, il est délivré par les centres de sevrage tabagique. Déjà inclus dans les recommandations de l'OMS de 2024, il a été inscrit sur la liste des « molécules essentielles » en 2025 et est déjà utilisé dans plusieurs pays européens, mais pas en France.
Comment ça marche ?
Extrait d’une plante de la famille des Fabacées dont on extrait la cytisine, le médicament vient d’être présenté lors de la conférence des médecins des centres antitabac.
La cytisine agit sur les mêmes récepteurs que la nicotine, atténuant ainsi les symptômes de sevrage. En bloquant ces récepteurs dans le cerveau, elle réduit tous les symptômes associés au sevrage nicotinique (irritabilité, dysphorie, insomnie, anxiété). L’arrêt complet de la consommation de tabac doit en principe intervenir dans les 5 jours suivant le début du traitement. Selon une étude italienne menée par l'Institut national du cancer, au bout de 12 mois, 40 % des patients arrêtent de fumer grâce au traitement contre un seul patient sur dix qui parvient à arrêter « par lui-même ».
Bien que ce médicament soit reconnu comme une aide efficace pour les 12,5 millions de fumeurs italiens souhaitant arrêter de fumer, il est essentiel que le patient bénéficie d'un suivi dans un centre spécialisé. La cytisine est administrée par voie orale pendant 25 jours, avec une diminution progressive de la posologie.
93 000 décès évitables
En Italie, la dépendance au tabac est responsable de plus de 90 000 décès chaque année, et les coûts directs et indirects des soins de santé est estimé à plus de 26 milliards d'euros par an.
Sur le même sujet









































