Près de 2.000 magasins ont fermé leurs portes à Milan depuis 2018, selon le bilan élaboré par le Chambre de commerce. En contre-tendance, certaines typologies d’activités augmentent néanmoins, reflétant une nouvelle photographie de la société.


Parmi les quelque 17.864 magasins dénombrés dans les rues de Milan (fin mars 2026), nombreuses sont les vitrines désertées ou les rideaux de fer baissés. En seulement trois mois, entre fin 2025 et mars 2026, la capitale lombarde a perdu 145 entreprises de commerce au détail, d’après le bilan de Confcommercio, la chambre de commerce de Milan. Mais la tendance a débuté il y a plusieurs années. Entre 2018 et début 2025, ce sont près de 2.000 magasins qui ont fermé leurs portes, soit une baisse de 9,5% en huit ans.
Un double facteur
Les chiffres racontent l’essor des ventes en ligne mais aussi la disparition des commerces traditionnels.
En contre-tendance en effet, les entreprises d’e-commerce ont plus que doublé sur la même période, passant de 1.090 à 2.464, soit une croissance de 126,1%, explique Confcommercio.
Cette croissance s’explique principalement par les nouvelles habitudes des consommateurs, notamment pour des secteurs tels que les librairies. Il s’explique aussi par le poids des coûts de gestion, entre l’augmentation des loyers et des factures d’énergie.
En outre, les petits commerces sont souvent écrasés par la grande distribution, à l’instar des boucheries et des drogueries. Le nombre de supermarchés, quant à lui, a en effet augmenté de 19,3% avec près de 200 nouvelles activités.
De nouveaux magasins à Milan, les nouvelles tendances
Reste que certaines petites activités résistent, et se développent même, en ligne avec les besoins des consommateurs. Les magasins de téléphonie ont ainsi augmenté de 25,4%, et les activités spécialisées dans les articles de produits sanitaires et orthopédiques de 6,7%.
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